Get Adobe Flash player

Monthly Archives: December 1945

Les Livres Historiques

Les Livres historiques sont composés des Livres de Josué, Juges, Ruth, I-II Samuel (I-II Règnes), I-II Rois (III-IV Règnes), I-II Chroniques (I-II Paralipomènes), Esdras, Néhémie, Esther#, Tobit*, Judith*, I-II Maccabées*.

Le livre de Josué

(en hébreu ספר יהושע Sefer Y’hoshua) est le premier livre des Prophètes dans le Tanakh, la Bible hébraïque, et le premier livre historique de l’Ancien Testament chrétien. Il fait suite au Pentateuque, qui se termine par la mort de Moïse aux portes du pays de Canaan. Le livre relate la conquête du pays promis sous la direction de Josué, et il porte son nom parce qu’il en est le personnage principal, et non l’auteur.

Chapitre 1 – Le livre commence par une brève introduction où Josué confirme son engagement face aux tribus d’Israël.
Chapitres 2 à 12 : Puis, Josué conquiert Jéricho, Aï et Sichem, puis fait alliance avec les Gabaonites. Apprenant cette alliance, cinq rois amorites (des villes de Jérusalem, Lakish, Eglon, Hébron et Yarmouth) décident d’attaquer ensemble la ville de Gabaon pour la punir. Les troupes de Josué, liées aux Gabaonites par le traité de paix, mettent en déroute les armées amorites sur lesquelles Dieu fait tomber des grêlons. Puis le Soleil s’arrête sur l’ordre de Josué, qui peut ainsi les anéantir totalement. Les conquêtes se poursuivent vers le Sud puis vers le Nord.
Y figurent notamment l’épisode des « Trompettes de Jéricho » et la bataille où Josué arrête le soleil et la lune (chap 10, 12-14)
Chapitres 13-24 : Ces conquêtes sont suivies par un partage du pays entre les divers tribus d’Israël. Enfin, le livre s’achève sur le discours d’adieu de Josué au peuple et sa mort.

Le livre de Josué est un passage particulièrement violent de l’ancien testament. Le plus souvent la conquête des villes d’Israël (Jéricho, Macéna, Lebna, Lachis, Heglon, Hebron, Dabir…) est suivie de l’extermination méticuleuse de ses habitants selon les ordres donnés par Yahweh.

Livre des Juges

Le Livre des Juges (en hébreu ספר שופטים Sefer Shoftim) est l’un des livres de la Bible hébraïque et l’Ancien Testament chrétien. Il raconte la période de l’histoire des Hébreux entre la conquête du Pays de Canaan (rapportée dans le livre de Josué) et l’apparition de la royauté. À cette époque (vers -1150–1130), le pouvoir est exercé par les Juges. C’est sous la pression d’un danger précis et sur un mode plutôt défensif que les tribus d’Israël mettent à leur tête un chef : c’est l’époque des Juges (shofet).

Les Juges, situé dans un temps où la monarchie n’a pas encore été établie en Israël, consistent des histoires portant sur les héros des batailles avec les Cananéens, les Madianites et les Philistins.  Les Juges étaient des chefs militaires, jouant des rôles importants en temps de crise. Ils étaient responsables de fournir des jugements aux peuples locaux, et de diriger les alliances temporales entre les tribus.  Les juges ne sont guidés ni par les lois de l’Alliance ni par celles de l’exode.  Dans la grande majorité des cas, la vénération de YHWH était partagée parmi les communautés, à l’exception de l’histoire de Gédéon. Les Juges étaient choisi non pas pour leur vertu mais pour leurs capacités et habiletés dans des temps de difficulté parmi les populations.

Les chapitres 1 à 3 sont la préface de tout le livre. Ils expliquent que du fait qu’ils n’avaient pas chassé leurs ennemis (Juges 1:16–35), les Israélites durent en subir les conséquences: perte de foi, mariages avec des incrédules et idolâtrie.
Les chapitres 4 et 5 racontent l’histoire de Déborah et de Barak, qui délivrèrent Israël des Cananéens.
Les chapitres 6 à 8 contiennent les expériences édifiantes de Gédéon, que le Seigneur bénit pour qu’il délivre Israël des Madianites.
Aux chapitres 9 à 12, plusieurs hommes remplissent les fonctions de juges en Israël, essentiellement dans l’apostasie et sous l’oppression. Il y est notamment question du juge Abimelech et de Jephté.
Les chapitres 13 à 16 parlent de l’apparition et de la chute du dernier juge, Samson.
Les derniers chapitres, 17 à 21, peuvent être considérés comme un appendice qui révèle la profondeur des péchés d’Israël.

Livre de Ruth

Le livre de Ruth (en hébreu מגילת רות Megilath Ruth, le rouleau de Ruth) est un livre de la Bible hébraïque, classé parmi les livres historiques de l’Ancien Testament chrétien et parmi les livres des Ketouvim (Écrits) dans la tradition juive.

L’histoire de Ruth se déroule à l’époque où les Juges dirigeaient le peuple d’Israël. Il s’agit de montrer comment une femme étrangère est non seulement entrée dans le peuple d’Israël mais est devenue l’ancêtre du roi David. Le récit met l’accent sur la loyauté exemplaire de la Moabite Ruth, vis-à-vis de sa belle-famille comme de YHWH.

Le chapitre 1 décrit la vie d’Élimélec et de sa famille à l’époque des Juges d’Israël, qui pour fuir la famine qui sévit en Israël, quitte la ville de Bethléem et émigre dans le royaume voisin de Moab. Après la mort de son époux, Ruth se rend avec sa belle-mère Noémi à Bethléem.
Le chapitre 2 montre Ruth glanant dans les champs de Boaz.
Au chapitre 3, Noémi dit à Ruth de se rendre à l’aire de vannage et de se coucher aux pieds de Boaz.
Le chapitre 4 est l’histoire du mariage de Ruth et de Boaz. Ils eurent un fils, Obed, de la lignée duquel sortirent David, puis Jésus de Nazareth selon le Nouveau Testament.

Deuxième Livre de Samuel

e Deuxième Livre de Samuel (en hébreu ספר שמואל Sefer Sh’muel) est un livre classé parmi les Prophètes dans le Tanakh (la Bible hébraïque) et dans les Livres historiques de l’Ancien Testament chrétien. Il est entièrement consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifie les tribus d’Israël et choisit Jérusalem pour y déposer l’Arche d’alliance. L’épisode de David et Bethsabée figure au chapitre 11.

Après la mort de Saül à Guelboé (racontée à la fin du Premier livre de Samuel), David est fait roi de Juda — l’une des douze tribus d’Israël. Mais c’est Ishboshet, seul fils survivant de Saül, qui est désigné roi de tout Israël par Abner, chef de ses armées. Les deux camps s’affrontent alors violemment, et celui de David prend peu à peu le dessus. Abner se rapproche du roi de Juda et entame avec lui des négociations, mais il est assassiné par Joab, le neveu de David. Peu après, c’est Ishboshet qui est assassiné à son tour : la voie est désormais libre pour l’accession de David au trône du grand Israël.

Gloires : Le nouveau roi commence par prendre la ville de Jérusalem, et sa gloire grandit. Il enregistre deux victoires sur les Philistins (2S 5,17-25), et fait transférer l’arche d’alliance à Jérusalem ; puis ce sont contre les Moabites, les Araméens, les Édomites, les Ammonites que de nouvelles campagnes sont menées et gagnées.

Malheurs : Les chapitres 11 à 21 montrent le déclin de la force spirituelle de David à cause de ses péchés et de la rébellion au sein de sa famille. David envoie à la mort son guerrier Urie le Hittite pour en épouser la veuve, Bethsabée. La naissance de leur enfant Salomon est mentionnée au chapitre 12. Puis c’est Amnon, l’un des fils de David, qui viole sa demi-sœur Tamar. Ce crime entraîne la vengeance puis la fuite d’Absalom, un autre des fils de David. Bien que ce dernier finisse par lui accorder son pardon et qu’il le rappelle auprès de lui, Absalom se révolte contre lui et prend les commandes de Jérusalem, obligeant David à la fuite. Après quelques péripéties et duperies, Absalom est finalement vaincu et tué par Joab, à la grande douleur du roi David qui revient alors sur le trône.

Le Deuxième Livre des Rois

Le Deuxième Livre des Rois est un livre de l’Ancien Testament classé parmi les Livres des Prophètes dans la tradition juive et dans les livres historiques dans le christianisme. Il suit le Premier Livre des Rois, avec lequel il constituait, à l’origine un seul livre.

Depuis le règne d’Ochozias, roi d’Israël, jusqu’à la chute du royaume de Juda, il présente avec plus ou moins de détails chacun des rois d’Israël et de Juda, deux royaumes condamnés par la justice divine après leur rejet des commandements divins.

Les royaumes d’Israël et de Juda : Dans le Premier Livre des Rois, sont évoquées la mort du roi David, la vie de Salomon, la partition du royaume en deux États : le royaume d’Israël et celui de Juda. La vie des rois des deux royaumes est présentée de façon synchronique mais est coupée par des chapitres consacrés aux prophètes qui viennent avertir les rois que la justice divine s’abattra sur ceux qui ne suivent pas deux commandements essentiels à savoir l’adoration de YHWH, Dieu exclusif, et le respect du Temple de Jérusalem comme seul lieu de culte autorisé. Le deuxième livre continue cette histoire royale et sa condamnation constante des rois d’Israël qui sont coupables d’apostasie et qui ne reconnaissent pas la primauté du Temple de Jérusalem.

D’Ochozias à Jéhu : À la fin du Premier Livre est évoquée l’accession au trône d’Israël du roi Ochozias, fils d’Achab. Le Second Livre commence donc avec quelques versets (2R 1,1-18) concernant son règne qui est bref. Il meurt en effet d’une chute mortelle la deuxième année de son règne. Durant celui-ci, il s’était heurté violemment au prophète Élie qui lui reprochait d’adorer Baal-Zebub. À la mort d’Ochozias, son frère Joram le remplace sur le trône. Il n’adore pas Baal mais se comporte comme Jéroboam Ier et encourt ainsi la colère de Yahvé. Élie, quant à lui, quitte la terre emmené sur un chariot de feu. Il est remplacé par le prophète Élisée qui opère de nombreux miracles. Le chapitre 3 est consacré à la guerre du roi Joram, allié aux rois de Juda et d’Édom, contre le roi Mesha. Bien qu’il remporte la victoire, Joram abandonne sa domination sur le royaume de Moab après que Mesha eut sacrifié son fils aîné. Les chapitres 4 à 6, racontent d’autres prodiges opérés par Élisée (résurecction d’un mort, guérison miraculeuse, etc.). À partir de 2R 6,24 le récit se porte sur la lutte de Joram contre Ben Haddad, roi d’Aram-Damas. Le royaume connaît la famine avant qu’un miracle divin chasse les armées d’Aram. Dans le chapitre 8 une autre famine touche Israël pendant sept ans et Élisée annonce à Hazaël qu’il deviendra roi d’Aram et combattra les Hébreux. Après ce récit le reste du chapitre s’intéresse au roi de Juda Joram qui délaisse les commandements divins et suit les voies mauvaises des rois d’Israël, influencé par sa femme, d’origine israélienne. Durant son règne Édom parvient à reprendre son indépendance.

Son fils, Ochozias lui succède mais ne règne qu’un an avant d’être assassiné par Jéhu. Celui-ci une fois oint comme roi d’Israël par un prophète disciple d’Élisée part tuer le roi d’Israël, Joram. Après l’avoir abattu il s’en prend à Ochozias qui était venu rendre visite à son parent Joram. Il fait aussi tuer Jézabel, mère de Joram, dont le cadavre est dévoré par les chiens comme le demandait la malédiction d’Élie. Jéhu suit les voies de Yahvé en faisant périr la maison d’Achab, y compris les frères d’Ochozias, roi de Juda, et les sacrificateurs de Baal cependant il reste condamnable car il suit les voix de Jéroboam Ier en ne reconnaissant pas Jérusalem comme seul temple. C’est aussi à l’époque de ce règne que selon l’auteur commence la punition de Yahvé contre Israël. Cela est marqué par les victoires de Hazaël qui s’empare de plusieurs régions auparavant dominées par Israël.

D’Athalie à la fin du royaume de Samarie : Après avoir raconté la mort de Jéhu, le livre retourne dans le royaume de Juda. Dans le chapitre 11 Athalie, mère d’Ochozias, fait assassiner toute la descendance royale pour pouvoir gouverner. Magré tous ses efforts, un enfant, Joas, lui échappe grâce à la protection de Yehoyada, prêtre de Yahvé. Alors qu’il a sept ans, Joas est porté sur le trône et Athalie est assassinée. Les chapitres 11 à 12 racontent le règne juste de Joas qui lutte contre les adorateurs de Baal. Après avoir régné 40 ans, il est assassiné par des officiers. Auparavant, il avait combattu Hazaèl, roi d’Aram qui victorieux avait exigé une rançon en or payée en livrant les trésors consacrés du temple de Yahvé. Le chapitre 13 revient au royaume d’Israël et au roi Joachaz, fils de Jéhu. Durant ce règne Hazaël et son fils Ben-Hadad III remportent de nombreuses victoires contre Israël12. Joachaz règne 17 ans et son fils Joas lui succède. Il parvient à remporter plusieurs victoires contre Ben-Hadad III. C’est durant ce règne que meurt Élisée. Le chapitre 14 traite des règnes d’Amasias, roi de Juda, et de Jéroboam II, roi d’Israël. Le règne d’Amasias est marqué par la guerre qu’il déclare au royaume d’Israël et qu’il perd, vaincu par Joas. Il est assassiné après 29 ans de règne. Son fils Ozias lui succède et reste sur le trône durant 52 ans, soit la plus longue période pour un règne en Juda. Le règne de Jéroboam qui dure 41 ans est présenté succinctement bien qu’il soit marqué par de nombreuses victoires militaires qui permettent à Israël de reprendre des territoires perdus dans les guerres précédentes. Le chapitre 15 parle de divers rois qui régnèrent en Israël et en Juda. Israël connaît une période d’instabilité politique car les rois se font tuer et remplacer par leurs meurtriers. Zacharie monte sur le trône à la mort de son père Jéroboam mais est assassiné six mois après par Shallum qui règne un mois avant d’être tué par Menahem. Menahem garde la couronne jusqu’à sa mort après 10 ans de règne et son fils Peqahya parvient à la conserver deux ans avant d’être assassiné par son écuyer Peqah qui règne 20 ans. Durant cette période le roi d’Assyrie Teglath-Phalasar III s’empare de plusieurs régions d’Israël et fait déporter plusieurs tribus. Péqah est assassiné par Osée. La fin du chapitre 15 revient au royaume de Juda et au roi Yotam qui doit combattre Raçôn, roi d’Aman et Péqah. Le chapitre 16 est consacré au règne d’Achaz, roi de Juda, fils de Yotam. Alors que ce dernier avait honoré Yahvé, Achaz abandonne le dieu de ses pères et adore les idoles et il est même accusé d’avoir immolé son fils par le feu. Juda est toujours menacé par Raçôn et Péqah aussi Achaz demande l’aide de Teglath-Phalasar qui vainc et tue Raçôn. Achaz paie ce service râce à l’or et l’argent du temple et du palais royal puis il profane le temple de Yavhé pour construire un autel semblable à celui de Damas où il rencontre Teglath-Phalasar. À sa mort son fils Ézéchias monte sur le trône. Le chapitre 17 rapporte l’anéantissement du royaume d’Israël par les Assyriens sous le règne d’Osée qui pour échapper à la domination assyrienne demande l’aide de l’Égypte. Le roi d’Assyrie Salmanazar V l’apprend et s’empare d’Osée qu’il fait emprisonner. Le royaume d’Israël disparaît, les hébreux sont déportés dans l’empire et des populations viennent occuper ces territoires. Ces peuples idolâtres adorent ensuite aussi Yahvé et seraient à l’origine des Samaritains21. Tout en expliquant ces faits, le livre revient sur les méfaits des habitants du royaume de Samarie, leur obstination dans le mal même après leur déportation dans le royaume assyrien et l’impossibilité du pardon divin.

Le royaume de Juda : Après la chute d’Israël, le récit se consacre exclusivement au royaume de Juda. Les chapitres 18 à 20 racontent la vie juste d’Ézéchias, roi de Juda et du prophète Isaïe. Contrairement à son père, Ézéchias reconnaît seulement Yahvé et détruit toutes les idoles qui profanaient le pays. Il mène par ailleurs une politique étrangère visant à échapper à la domination assyrienne. Menacé par les armées ennemies du roi d’Assyrie Sennachérib, Juda est sauvé par une intervention divine. Ainsi le respect envers Yahvé est récompensé par une victoire contre l’ennemi et l’abandon des règles inspirées par Dieu entraîne un châtiment.

Ceci explique, selon l’auteur du livre, que l’impiété du roi Manassé, fils d’Ézéchias, soit la cause de la colère divine qui menace Juda. En effet Manassé est présenté dans le chapitre 21 comme le plus abominable des rois. Il honore les idoles, profane le temple en y plaçant des statues et décide du martyre d’Ésaïe. Son fils Amon agit de même jusqu’à son assassinat par des serviteurs après deux ans de règne. Si Manassé, et Amon abandonnent YHWH et adorent des idoles, après eux, Josias, fils d’Amon, montre au contraire qu’il est un roi juste et rétablit la loi divine parmi les Juifs (2R 22-23,30) après la découverte du livre de la loi dans le temple de Jérusalem. De 23,31 à 25,30 l’histoire de Juda se poursuit et les règnes de Joaqim, Joakin et Sédécias, tous coupables d’apostasie, sont évoqués. Cette persistance dans le mal amène le châtiment divin qui se concrétise par la prise de Jérusalem (datée de -586), et l’exil à Babylone qui s’ensuit. Les derniers versets (2R 25,27-30) relatent l’histoire du roi Joachin qui de prisonnier devient un familier du roi babylonien.

Le Deuxième Livre des Chroniques

Le Deuxième Livre des Chroniques est un livre de l’Ancien Testament. Il suit le Premier Livre des Chroniques, qui retrace l’histoire du monde de la Création à la royauté de David. À l’origine ces deux livres n’en formaient qu’un, appelé Livres des Chroniques.

Les chapitres 1 à 9 racontent le règne de Salomon, les chapitres 3 à 5 décrivent la construction du temple de Salomon. Les chapitres 10 à 12 parlent du règne de Roboam, fils de Salomon, au cours duquel le royaume uni d’Israël fut divisé en royaume du nord et royaume du sud. Les chapitres 13 à 36 décrivent les règnes des divers rois jusqu’à la prise du royaume de Juda par Nabuchodonosor II. Le livre prend fin avec le décret de Cyrus en -538 qui permet aux captifs de Juda de retourner à Jérusalem. Cet évènement essentiel dans l’histoire du peuple hébreu est aussi, d’un point de vue religieux, le signe que Dieu n’a pas abandonné son peuple même si les pêchés de celui-ci ont provoqué la destruction du temple, la fin de la royauté et l’exil.

Le Livre d’Esdras (ou Ezra)

Le livre d’Esdras (ou Ezra) est un livre de la Bible hébraïque et de l’Ancien Testament.
Les chapitres 1 à 6 du 3e livre d’Esdras décrivent le décret de Cyrus en 537 av. J.-C. et le retour des Juifs sous Zorobabel. Dans les chapitres 7 à 10, qui se déroulent 60 à 80 ans plus tard, Esdras va à Jérusalem. Avec ses compagnons, il jeûne et prie pour obtenir protection.  À Jérusalem, ils apprennent que de nombreux Juifs ont épousé des étrangères. Considérant qu’ils se sont ainsi souillés, Esdras prie pour eux et les convainc de renvoyer femmes et enfants.

Le Livre de Néhémie

Le livre de Néhémie est un livre de la Bible hébraïque et de l’Ancien Testament.

Le livre de Néhémie raconte les progrès et les difficultés de l’œuvre à Jérusalem après le retour des Juifs de la captivité babylonienne. Les chapitres 1 à 7 parlent de la première visite de Néhémie à Jérusalem et de la reconstruction des murailles de la ville face à une forte opposition. Les chapitres 8 à 10 décrivent les réformes religieuses et sociales que Néhémie essaya de mettre en vigueur. Les chapitres 11 à 13 donnent la liste de ceux qui étaient dignes et rapportent la consécration de la muraille. Les versets 4 à 31 du chapitre 13 racontent la seconde visite de Néhémie à Jérusalem après une absence de douze ans.

Le Livre d’Esther

Le livre ou rouleau d’Esther (hébreu : מגילת אסתר Meguilat Esther) est le vingt-et-unième livre de la Bible hébraïque.

L’action se déroule après la destruction du premier Temple de Jérusalem et l’exil à Babylone. Un demi-siècle environ après la victoire de Nabuchodonosor, son empire tombe aux mains du roi Cyrus II de Perse. Bien qu’il ait autorisé le retour des Juifs en Judée, beaucoup continuent à vivre en diaspora dans l’empire perse. Le récit d’Esther se place vers cette époque, à la cour du roi de Perse.

Il rapporte une série d’événements se déroulant sur plusieurs années : Esther, d’origine juive, est la favorite du plus puissant souverain de son époque — Xerxès Ier. Or, sous son règne, le grand vizir — Haman — intrigue et obtient de pouvoir exterminer toute la population juive. Devant pareille menace, Mardochée fait appel à sa cousine Esther afin qu’elle obtienne du roi l’annulation du décret qui les condamne. Xerxès Ier — informé par Esther — prend toutes les mesures nécessaires pour protéger la population juive, et condamne le vizir, ainsi que tous ses fils, à être pendus au poteau destiné initialement à Mardochée. Enfin, les Juifs instaurent une fête annuelle, appelée Pourim, afin de commémorer ce miracle.

Le Livre de Tobit

Le livre de Tobit, parfois appelé livre de Tobie — Tobie étant le fils de Tobit, est un livre deutérocanonique de l’Ancien Testament. Il raconte l’histoire d’un Israélite de la tribu de Nephthali nommé Tobit, déporté à Ninive, qui devient aveugle après avoir reçu de la fiente d’oiseau dans les yeux et qui envoie son fils Tobie recouvrer une dette en Médie auprès de leur parent Gabaël.

L’ange Raphaël — désigné ultérieurement comme l’archange Raphaël par les catholiques et les orthodoxes — conduit Tobie à Ecbatane où il pêche un poisson dont il extrait le cœur, le foie et le fiel. Il rencontre sa future femme, Sara, que tourmente un démon, Asmodée, qui a fait périr successivement ses sept maris pendant leur nuit de noces. L’ange Raphaël qui avait expliqué précédemment à Tobie qu’il devait prendre cette femme pour épouse, lui indique comment la délivrer du démon. Sara, de son côté, prie le Seigneur pour être guérie. Avec le fiel d’un poisson, comme le lui indique l’Archange, qui l’accompagne, Tobie retourne à la maison paternelle et guérit la cécité de son père.

Le Livre de Judith

Le livre de Judith est un livre deutérocanonique de la Bible. Il relate comment la belle et jeune veuve Judith (יְהוּדִית ; Yehudit ; « Louée » ou « Juive », en grec : Ιουδίθ) écarte la menace d’une invasion assyrienne en décapitant le général ennemi Holopherne, et restaure du même coup la foi du peuple juif en la puissance salvatrice de son Dieu.

L’intrigue raconte que Nabuchodonosor roi d’Assyrie vainc les Mèdes et envoie dans sa 12e année de règne le général Holopherne en campagne de conquête vers l’ouest. Pour cela, Nabuchodonosor le met à la tête d’une armée immense. Holopherne avance avec succès, détruisant sur son passage les sanctuaires locaux et exigeant que Nabuchodonosor soit honoré comme un dieu. L’armée assyrienne arrive finalement à une passe aux portes d’Israël et fait le siège d’une ville nommée Bethulia, située de l’autre côté, bien qu’Achior, le chef des Ammonites les ait prévenus que le Dieu d’Israël donnera la victoire aux siens s’ils ne fautent pas. Or, à bout de ressources, les Béthuliens désespèrent et sont pour cela tancés par la veuve Judith, une descendante de Siméon, qui leur reproche leur peu de foi. Elle décide de se rendre accompagnée d’une servante au camp d’Holopherne en lui faisant croire qu’elle lui apporte de précieuses informations sur les Juifs. Impressionné par sa beauté, celui-ci accepte de l’écouter et l’invite à un festin, puis dans sa tente où elle profite de son ivresse pour le décapiter. Elle revient avec la tête d’Holopherne à Bethulia où son succès galvanise les habitants. Ils attaquent et mettent en déroute les Assyriens affaiblis par la perte de leur général.

Pentateuque – les 5 livres de Moïse

Penta vient de πέντε/pente « cinq », et -teuque de τεῦχος/teukhos, « étui » (il s’agit de la custode cylindrique contenant les livres en forme de rouleaux). Teukhos a fini par désigner, par métonymie, le contenu même de l’étui. La forme latine pentateuchus liber apparaît chez Tertullien à la fin du IIe siècle – début IIIe siècle.

Les 5 livres de Moïse présentent une version théologique de l’histoire du peuple d’Israël depuis la création du monde jusqu’à la mort de Moïse.

  • Le Pentateuque est chez les chrétiens les cinq premiers livres de la Bible.
  • Pour les juifs, ils constituent la Torah, – hâmisâ humsê hattôrâ ou « les cinq cinquièmes de la loi » – c’est-à-dire « doctrine », « enseignement », mais aussi « loi » (ce qui explique que le terme ait été traduit en grec par νόμος/nomos), c’est parce qu’ils renferment, outre des récits « historiques », tout un ensemble de prescriptions (religieuses, rituelles, culturelles, juridiques, etc.) qui constituent les bases du judaïsme. Les lois alimentaires (cacherout) énoncées dans le chapitre 11 du Lévitique en sont un exemple parmi d’autres.

La tradition en attribue la paternité à Moïse, mais la recherche moderne a pu établir qu’ils ont été composés à l’époque de l’exil à Babylone par de nombreux rédacteurs.

Contenu

Genèse, divisée en 2 parties :

  • La Création (des chapitres 1 à 11) : Après la création de l’univers et de l’homme (chapitres 1-2), l’histoire du péché originel et celle du meurtre de Abel par son frère Caïn (chapitre 4), arrive l’histoire de Noé qui échappe au déluge grâce à son arche (chapitres 6 à 8). L’histoire de la Tour de Babel occupe le chapitre 11. Des généalogies entrecoupent ce récit et la dernière d’entre elles permet de faire le lien avec la seconde partie de la Genèse. La généalogie du chapitre 11 donne les ancêtres d’Abraham dont l’histoire vient ensuite.
  • Les Récits Patriarcaux (chapitres 12 à 50) – L’histoire des patriarches raconte l’histoire : D’abord Abram, qui change son nom en Abraham après sa rencontre avec Dieu, est choisi pour être le père d’une grande nation et ce bien qu’il soit âgé et que sa femme Sarah soit stérile (chapitres 12 à 25 verset 8). Un fils leur naît, Isaac lui-même père de Jacob qui change son nom en Israël après avoir lutté contre un être mystérieux et à qui est fait la même promesse (du chapitres 25 verset 19 au chapitre 37). Enfin, l’histoire de Joseph achève le livre de la Genèse. Joseph, fils de Jacob est vendu par ses frères, est esclave en Égypte mais parvient à devenir le conseiller de Pharaon. Il fait venir en Égypte toute sa famille pour qu’elle échappe à la famine et se réconcilie avec ses frères (chapitres 37 à 50)4. Avec ses frères, il fonde ainsi les 12 tribus d’Israël.

Le livre de l’Exode raconte la sortie d’Égypte du peuple hébreu composé des descendants des 12 tribus d’Israël. Les Hébreux étant trop nombreux aux yeux de Pharaon, celui-ci les réduit en esclavage. Alors que le nouveau Pharaon tente d’écraser les Hébreux jusqu’à faire tuer les premiers-nés, un enfant, Moïse, est sauvé et, une fois adulte, est appelé par Dieu pour conduire les Hébreux hors d’Égypte. Malgré de nombreux miracles (Dix plaies d’Égypte), Pharaon refuse le départ de ce peuple esclave et c’est seulement lorsque tous les premiers-nés, humains et animaux, meurent en une nuit, qu’il accepte de voir partir les Hébreux. Il revient ensuite sur sa décision mais son armée est noyée dans la Mer Rouge (chapitres 1 à 14) que Dieu avait ouverte pour laisser le passage aux Hébreux. Libéré de cette menace, le peuple Hébreu entame une longue marche jalonnée de miracles divins comme le don de la manne. Pendant ce voyage, Moïse reçoit les Tables de la loi sur lesquelles sont écrits les Dix commandements. Enfin, le tabernacle est construit et consacré.

Le Lévitique rompt l’histoire pour exposer une série de rites à accomplir. Après la description de l’onction d’Aaron et de ses fils de la tribu de Lévi, sont présentés les différents types de sacrifice pour chaque occasion. Des indications médicales expliquent la conduite à tenir en cas de suspicion de lèpre. Les lois sur le mariage et celles sur la nourriture sont aussi inscrites ainsi que celles concernant les fêtes, la libération des hébreux en situation de servitude pour dettes et celle sur le repos de la terre tous les sept ans.

Le livre des Nombres commence par le dénombrement des tribus hébreux puis raconte le départ pour le Sinaï afin de conquérir la Terre promise. Cependant, après le retour d’éclaireurs partis reconnaître le pays, les Hébreux prennent peur et refusent d’entrer sur cette terre. N’ayant pas confiance en la parole divine, le peuple est maudit de sorte que tous (sauf Caleb et Josué) sont condamnés à errer dans le désert durant quarante ans et à ne pas entrer sur la terre promise qui n’appartiendra qu’à leurs enfants. Le peuple continue cependant à se révolter, ce qui provoque la colère divine. Même Moïse et Aaron subissent le châtiment de ne pouvoir pénétrer sur la Terre promise. Aaron meurt en chemin. Cependant, les Hébreux commencent à combattre des rois de la région et selon qu’ils respectent ou oublient la parole divine, parviennent à vaincre ou sont défaits.

Ce récit est entrecoupé de règles à observer : celles sur le sacrifice, celles sur les villes refuges pour ceux qui sont coupables d’un homicide involontaire, celles sur l’héritage, etc.

Le Deutéronome se présente comme un long discours tenu par Moïse aux Hébreux avant sa mort. Dans ce texte sont rappelées les règles auxquelles doivent se soumettre les Hébreux pour garder la bienveillance de Dieu à leur égard. Quelques rappels d’évènements racontés dans les livres précédents servent à montrer la puissance de Dieu, son soutien à son peuple élu et sa colère lorsqu’ils oublient ses commandements. Le texte se termine par un cantique, des bénédictions de Moïse et le bref récit de la mort de ce dernier.

 

Fatima