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Etoiles

Vaincre la Mort

Extrait « La Vie des Maîtres » de Baird T. Spalding

” Quand chacun connaĂ®t la VĂ©ritĂ© et l’interprète correctement, n’est-il pas Ă©vident que toutes les formes proviennent de la mĂŞme source ? Ne sommes nous pas liĂ©s indissolublement Ă  Dieu, substance universelle de la pensĂ©e ? Ne formons-nous pas tous une grande famille ?
Chaque enfant, chaque homme ne fait-il pas partie de cette famille, quelle que soit sa caste ou sa religion ? Paroles du Siddha

D’après Siddha, le corps humain se construit en partant d’une cellule individuelle comme les corps des plantes et des animaux que nous aimons appeler frères plus jeunes et moins Ă©voluĂ©s. La cellule individuelle est l’unitĂ© microscopique du corps.

Par un processus répété de croissance et de subdivision, l’infime noyau d’une cellule unique finit par devenir un être humain complet composé d’innombrables millions de cellules. Celles-ci se spécialisent en vue de différentes fonctions, mais conservent certaines caractéristiques essentielles de la cellule originelle. On peut considérer cette dernière comme la porteuse du flambeau de la vie animale. Elle transmet, de génération en génération, la flamme latente de Dieu, la vitalité de toute créature vivante. La lignée de ses ancêtres est ininterrompue et remonte au temps de l’apparition de la vie sur notre planète.

La cellule originelle est douée d’une jeunesse éternelle, mais qu’en est-il des cellules groupées sous forme de corps ?

La jeunesse éternelle, flamme latente de la vie, est l’une des caractéristiques de la cellule originelle. Au cours de leurs multiples divisions, les cellules du corps ont retenu cette caractéristique. Mais le corps ne fonctionne comme gardien de la cellule individuelle que durant le court espace de la vie telle que vous la concevez actuellement.

Par révélation, les plus anciens éducateurs ont perçu la vérité sur l’unité fondamentale des réactions vitales dans les règnes animal et végétal.

Sous l’arbre gĂ©ant banian, les stades du processus vital sont identiques. Les feuilles et bourgeons aux extrĂ©mitĂ©s du plus vieux des banians sont aussi jeunes que la graine d’oĂą ce gĂ©ant s’élança vers la vie.

Puisque leurs réactions vitales sont les mêmes, l’homme peut certainement bénéficier de l’expérience de la plante. De même que les feuilles et bourgeons du banian sont aussi jeunes que la cellule originelle de l’arbre, de même les groupes de cellules formant le corps de l’homme ne sont pas
appelés à mourir par perte graduelle de vitalité.

À l’instar de l’ovule ou cellule originelle, ils peuvent rester jeunes sans jamais se faner.

En vérité, il n’y a pas de raison pour que le corps ne soit pas aussi jeune et chargé de vitalité que la semence vitale d’où il est issu.

Le banian s’étend toujours, symbolisant la vie éternelle. Il ne meurt qu’accidentellement. Il n’existe aucune loi naturelle de décrépitude, aucun processus de vieillissement susceptible de porter atteinte à la vitalité des cellules du banian. Il en est de même pour la forme divine de l’homme. Il n’existe aucune loi de mort ou de décrépitude pour elle, sauf l’accident. Aucun processus inévitable de vieillissement des groupes de cellules humaines n’est susceptible de paralyser graduellement l’individu. La mort n’est donc qu’un accident évitable.

La maladie est avant tout l’absence de santé (en hindou : Santi).

Santi est la douce et joyeuse paix de l’esprit, reflétée dans le corps par la pensée.

L’homme subit généralement la décrépitude sénile, expression qui cache son ignorance des causes, à savoir l’état pathologique de sa pensée et de son corps.

Une attitude mentale appropriée permet d’éviter même les accidents.

Le Siddha dit : On peut préserver le tonus du corps et acquérir les immunités naturelles contre toutes les maladies contagieuses, par exemple contre la peste ou la grippe. Les Siddhas peuvent avaler des microbes sans tomber malades le moins du monde.

Rappelez-vous que la jeunesse est la graine d’amour plantée par Dieu dans la forme divine de l’homme. En vérité, la jeunesse est la divinité dans l’homme, la vie spirituelle, magnifique, la seule vivante, aimante, éternelle.

La vieillesse est anti-spirituelle, laide, mortelle, irréelle. Les pensées decrainte, de douleur, et de chagrin engendrent la laideur appelée vieillesse.

Les pensées de joie, d’amour, et d’idéal engendrent la beauté appelée jeunesse. L’âge n’est qu’une coquille contenant le diamant de la vérité, le joyau de la jeunesse.

Exercez-vous à acquérir une conscience d’enfant
  • Visualisez l’Enfant divin en vous-mĂŞme.
  • Avant de vous endormir, ayez conscience de possĂ©der en vous un corps de joie spirituelle toujours jeune et beau. Pensez Ă  votre intelligence, vos yeux, votre nez, votre bouche, votre peau, et au corps de l’Enfant divin.  Tout cela est en vous, spirituel et parfait, dès maintenant, dès ce soir. RĂ©affirmez ce qui prĂ©cède en le mĂ©ditant avant de vous endormir paisiblement.
  • Et le matin, en vous levant, suggestionnez-vous Ă  haute voix en vous disant Ă  vous-mĂŞme : Eh bien, mon cher X…, il y a un alchimiste divin en toi.
  • Une transmutation nocturne se produit par le pouvoir de ces affirmations.

L’Esprit s’épanouit du dedans, sature le corps spirituel, remplit le temple. L’alchimiste intérieur a provoqué la chute des cellules usées et fait apparaître le grain doré de l’épiderme nouveau, perpétuellement jeune et frais.

En vérité, la manifestation de l’amour divin c’est l’éternelle jeunesse. Le divin alchimiste est dans mon temple, fabriquant continuellement de nouvelles cellules, jeunes et magnifiques. L’esprit de jeunesse est dans mon temple dans la forme de mon corps divin, et tout va bien.

Om Santi ! Santi ! Santi ! (Paix, paix, paix !)

  • Apprenez le doux sourire de l’enfant. Un sourire de l’âme est une dĂ©tente spirituelle. Un vrai sourire possède une grande beautĂ©. C’est le travail artistique de l’immortel MaĂ®tre intĂ©rieur.
  • Il est bon d’affirmer : « J’envoie de bonnes pensĂ©es au monde entier. Qu’il soit heureux et bĂ©ni. »
  • Avant d’aborder le travail du jour, affirmez qu’il y a en vous une forme parfaite, divine. « Je suis maintenant comme je le dĂ©sire. J’ai quotidiennement la vision de mon ĂŞtre magnifique, au point d’en insuffler l’expression Ă  mon corps.

Je suis un Enfant divin, et Dieu pourvoit à mes besoins maintenant et toujours. »

Apprenez à être vibrant. Affirmez que l’amour infini remplit votre pensée, que sa vie parfaite fait vibrer tout votre corps. Faites que tout soit lumineux et splendide autour de vous. Cultivez l’esprit d’humour. Jouissez des rayons du soleil.

Prier avec Bernadette

Merci à Jérôme pour son intention de prière

Avec les mots des pèlerins :

Pour mettre dans vos pas mes pas trop hésitants,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Ils sont pour moi un symbole, Ă  la fois, de bon sens,
d’esprit de pauvreté et de simplicité.
Vous savez bien, hélas, que tout cela me manque.
S’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Vous alliez ramasser le bois qui fait la flamme
et réunit les hommes en les réconfortant.
Pour que je puisse aussi réchauffer ceux qui cherchent
ou sourire, ou parole, ou silence, ou soutien,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Et s’ils sont trop petits, qu’ils me rendent modeste.
Que j’avance en sachant que je suis limitée,
avec des petits pas, des chutes, et des « relèves ».
S’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Pour suivre de Marie la route de confiance,
pour découvrir l’Eau Vive offerte aux assoiffés,
pour se rendre au repas oĂą JĂ©sus nous invite
afin de partager sa parole et son pain,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Pour monter vers le Père qui m’attend et qui m’aime,
pour entrer dans la fĂŞte au bout du chemin,
après avoir marché, portant mes joies, mes peines,
tout en vous demandant de me donner la main,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.

Marie-Louise Pierson

Prier avec Bernadette

Merci à Jérôme pour son intention de prière

Avec les mots de Bernadette :

«O Jésus donnez-moi je vous prie le pain de l’humilité,
le pain d’obéissance,
le pain de charité,
le pain de force pour rompre ma volonté et la fondre à la vôtre…
le pain de patience pour supporter les peines que mon cœur souffre …
le pain de ne voir que vous seul en tout et toujours»

« J’ai espéré en vous Seigneur.
Soyez ma maison de refuge car vous êtes ma force »

«Celui-ci me suffit… Jésus seul pour richesse»

Prière du Rosaire

Le Rosaire (“Couronne de roses”), que l’on doit à Saint Dominique (v. 1170 – Bologne, 1221) ou prière du chapelet est Ă  la fois une prière et une mĂ©ditation Biblique – Cette mĂ©ditation oriente l’esprit vers la contemplation divine, soit par la rĂ©citation des prières elles-mĂŞmes, soit par la mĂ©ditation des scènes Ă©voquĂ©es par les passages bibliques proposĂ©s, soit… les deux Ă  la fois.

Les 150 “Je vous salue Marie” du rosaire (200 depuis que Jean-Paul II a ajoutĂ© la mĂ©ditation des mystères lumineux) reprĂ©sentait les 150 psaumes. ConsacrĂ© Ă  la Vierge Marie, mère de JĂ©sus-Christ, il tire son nom du latin ecclĂ©siastique rosarium qui dĂ©signe la guirlande de roses dont les reprĂ©sentations de la Vierge sont couronnĂ©es.

A pratiquer n’importe oĂą, en silence, en promenade, en se rendant Ă  son lieu de travail –  seul(e) ou en groupe…

Le chapelet est composĂ© de “dizaines ” :

  • en introduction, du signe de la Croix (“au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”),
  • de la proclamation du Symbole des ApĂ´tres (“je crois en Dieu”),
  • d’un “Notre Père”, de trois “je vous salue Marie” et un “Gloire au Père”
  • puis on commence la première dizaine

Les méditations (ou Mystères) du Rosaire sont les suivantes :

  1. Mystères joyeux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Annonciation Ă  Marie par l’ange Gabriel (Lc 1.26-38 ; Mt 1.18-25)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Visitation de Marie Ă  sa cousine Elisabeth (Lc 1.39-55)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : La NativitĂ© de JĂ©sus Ă  BethlĂ©em (Mt 2.1-12 ; Lc 2.1-20)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La PrĂ©sentation de JĂ©sus nouveau-nĂ© au Temple (Lc 2.22-38)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Recouvrement de l’enfant JĂ©sus au Temple (Lc 2.40-51)
  2. Mystères lumineux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : Le BaptĂŞme de JĂ©sus au Jourdain (Mt 3.13-17)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : Les noces de Cana (Jn 2.1-12)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’annonce du Royaume de Dieu avec l’invitation Ă  la conversion (Mc 1.15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Transfiguration (Lc 9.28-36)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : L’institution de l’Eucharistie (Jn 13)
  3. Mystères douloureux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Agonie de JĂ©sus au Jardin des Oliviers (Mt 26.36-50 ; Mc 14.32-46 ; Lc 22.39-48 ; Jn 18.1-8)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Flagellation de JĂ©sus (Mt 27.26 ; Mc 15.15 ; Jn 19.1)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : Le Couronnement d’épines (Mt 27.27-301 ; Mc 15.16-20 ; Jn 18.37 ; Jn 19.2-15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : Le Portement de Croix (Mt 27.31-33 ; Mc 15.20-22 ; Lc 23.26-32 ; Jn 19.16-17)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Crucifiement et la mort de JĂ©sus sur la croix (Mt 27.34-61 ; Mc 15.23-47 ; Lc 23.33-56 ; Jn 19.18-42)
  4. Mystères glorieux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : La RĂ©surrection de JĂ©sus (Mt 28.1-15 ; Mc 16.1-18 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-28)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : L’Ascension de JĂ©sus au ciel (Lc 24.39-53 ; Mc 16.19-20 ; Ac 1.6-9)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’effusion du Saint Esprit au jour de la PentecĂ´te (Ac 1.14 – 2.47)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Dormition et l’Assomption de Marie au ciel (2 R 2.11 ; Tradition ; LG 59)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Couronnement de Marie dans le ciel (Ap 12.1 ; Tradition ; LG 59 et 68)

La prière du chapelet avec la mĂ©ditation des Mystère ci-dessus (Mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux) est dite prière du “Rosaire”.

 

L’ordinateur et le futur de l’homme

Les scientifiques sont en train d’inventer la “machine intelligente ultime”, un ordinateur qui battra l’homme de toutes les manières possibles.

Si la machine peut dĂ©passer l’homme, alors qu’est-ce que l’homme ? Qu’es-tu? Quel est le futur de l’homme?

Si la machine peut reprendre toutes les opĂ©rations que la pensĂ©e fait maintenant, et le faire beaucoup plus rapidement, si elle peut apprendre beaucoup plus rapidement, si elle peut rivaliser et, en fait, faire tout ce que l’homme peut – sauf bien sĂ»r regarder la belle l’Ă©toile du soir seule dans le ciel, et voyez et sentez l’extraordinaire quiĂ©tude, l’immobilitĂ©, l’immensitĂ© et la beautĂ©,
alors qu’est-ce qui va arriver Ă  l’esprit, au cerveau de l’homme ?

Nos cerveaux ont vécu si loin en luttant pour survivre grâce à la connaissance, et quand la machine prend tout cela, que va-t-il se passer?

Il n’y a que deux possibilitĂ©s :

  • soit l’homme s’engage totalement dans le divertissement – le football, toute forme de dĂ©monstration, aller au temple, jouer avec tout ça,
  • ou bien il va se tourner vers l’intĂ©rieur….

Krishnamurti – Un printemps intemporel, p. 164

Quand la machine prend le cerveau …

Le cerveau a une capacitĂ© infinie ; c’est vraiment infini. Cette capacitĂ© est maintenant utilisĂ©e technologiquement. Cette capacitĂ© a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour la collecte d’informations. Cette capacitĂ© a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour stocker des connaissances scientifiques, politiques, sociales et religieuses. Le cerveau a Ă©tĂ© occupĂ© avec cela. Et c’est prĂ©cisĂ©ment cette fonction (cette capacitĂ© technologique) que la machine va prendre en charge.

Quand cette prise de contrĂ´le par la machine aura lieu, le cerveau – sa capacitĂ© – va se flĂ©trir, tout comme mes bras si je ne les utilise pas tout le temps.

La question est la suivante : si le cerveau n’est pas actif, s’il ne fonctionne pas, s’il ne pense pas, que va-t-il lui arriver ?

  • Soit il va plonger dans le divertissement – et les religions, les rituels et les pujas sont des divertissements –
  • ou il se tournera vers l’enquĂŞte intĂ©rieure.

Cette enquĂŞte est un mouvement infini.

Krishnamurti – Un printemps intemporel, pp 164-165



Divines Apparitions

Apparitions, stigmates, lévitations…, les miracles associés
à la religion, en particulier catholique, sont légion.

L’Église n’accepte pas tout, mais entretient la flamme.
Retour sur les multiples visages de  l’« extra-ordinaire »

Au chapitre des apparitions, les plus célèbres sont sans aucun doute celles de :

Marie de Nazareth

La mère de Jésus est apparue dans plus de cent dix lieux répertoriés depuis l’an 850, en incluant les manifestations miraculeuses comme les icônes qui pleurent. En tout, des milliers de mariophanies ont été comptabilisées, mais selon l’historien Joachim Bouflet, seules 2 % auraient été authentifiées. Bien sûr, dans de nombreux cas, il s’agit d’apparitions multiples, parfois sur de longues périodes. Ainsi, celles survenues à

  • Le Laus (Hautes-Alpes), oĂą la Vierge est apparue de mai Ă  aoĂ»t 1664 Ă  BenoĂ®te Rencurel, qui fut dĂ©clarĂ©e vĂ©nĂ©rable en 1872 (reconnaissance officielle par Mgr Di Falco le 4 mai 2008) ;
  • Pocs, en Hongrie, une icĂ´ne « Hodigitria » de Marie se mit Ă  verser des larmes pendant un mois, en 1696, devant les fidèles Ă©bahis rĂ©unis pour la messe. L’icĂ´ne fut transfĂ©rĂ©e, mais une autre pleura Ă  nouveau pendant deux semaines en aoĂ»t 1715. Et le phĂ©nomène se manifesta encore près de deux siècles plus tard, en 1905, pendant plus d’un mois.
  • Lourdes – L’annĂ©e 1858 est bien sĂ»r cĂ©lèbre pour l’apparition de l’ImmaculĂ©e Conception Ă  Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, Ă  Lourdes, qui se reproduisit du 11 fĂ©vrier au 16 juillet. Bernadette vĂ©cut jusqu’en 1879 et fut canonisĂ©e en 1933.
  • Fatima – En 1917, c’est la fameuse apparition de Notre-Dame de Fatima au Portugal, du 13 mai au 13 octobre, devant trois jeunes bergers dont deux furent bĂ©atifiĂ©s en 2000 par le pape Jean-Paul II. Ce dernier Ă©tait en effet concernĂ© par la troisième partie du « secret de Fatima », qui annonçait prĂ©tendument l’attentat dont il fut victime en 1981. La 1ère partie Ă©tait une vision de l’enfer, et la 2ème partie expliquait comment mettre fin Ă  la grande guerre. Le 3ème secret parle de la mise Ă  mort d’un pape, mais peut aussi ĂŞtre compris comme une mĂ©taphore de la fin de l’Église catholique. De fait, les secrets ont fait l’objet de lectures et d’interprĂ©tations de toutes sortes. Rappelons que l’ingĂ©nieur Christel Seval a vu dans le cas de Fatima un lien avec le phĂ©nomène ovni (La Vierge et les extraterrestres).
Danse du soleil

Selon Joachim Bouflet, l’apparition de Fatima ne souffre aucune contestation. « C’est un événement unique dans l’histoire de l’Église, une mariophanie capitale de notre temps », explique-t-il. Le miracle sera certifié par l’Église treize ans après.

Le phénomène de la « danse du soleil » accompagnant la vision est bien connu. Plus de 70 000 fidèles et une poignée d’observateurs athés ont vu sur place le soleil tourbillonnant « avec une vitesse impétueuse ».

Marche Ă  reculons

Une autre mariophanie « bien déroutante » selon Joachim Bouflet s’est déroulée à Garabandal, petit hameau perdu des monts Cantabrique en Espagne. En 1961, Marie apparaît là aussi à quatre fillettes. Elle est vêtue de blanc et de bleu, demande pénitence et sacrifices, dénonce « le chemin de perdition » emprunté par certains membres du clergé.

Plus tard, des phénomènes extraordinaires vont se dérouler devant une foule de témoins et même des caméras : lévitation, marche à reculons à toute vitesse, transes, chutes sans plaie aucune.

Les extases des enfants, individuelles ou collectives, se manifesteront plus d’un millier de fois jusqu’au 20 janvier 1963, et seront même souvent annoncées plusieurs jours à l’avance. Le culte s’est lui aussi maintenu à travers le temps, d’autant qu’un grand miracle a été annoncé dans le dernier message de Marie. Il se produira un jeudi soir à 20 h 30 d’une année non précisée, coïncidera avec un événement important pour l’Église, et est destiné à convertir le monde entier.

Notons que les apparitions de Marie se manifestent souvent à des enfants. Question de pureté d’âme sans doute. Ainsi, tout comme à Garabandal, « une belle dame s’inscrivant au coeur d’un cercle d’étoiles » apparaît à six enfants âgés de 4 à 12 ans à Pontmain (Mayenne) en 1871. L’un d’eux décrit « une robe d’un bleu très profond », parsemée « d’étoiles d’or à cinq pointes, de même grandeur », qui « brillent sans émettre aucun rayon… ».

Et le Christ ?

Au final, Marie est apparue aux quatre coins de la planète, avec certes une prédilection pour l’Europe catholique. On l’a vue en Inde, en Amérique du Sud, en Afrique, en Corée, en Océanie.

Mais elle est également apparue à des protestants qui se sont convertis sur le champ, ainsi qu’à des musulmans en Égypte ou au Liban. Elle parle, elle sourit, elle pleure, elle guérit… L’Église accorde son imprimatur avec parcimonie et ses membres se querellent indéfiniment autour de certains cas, jusqu’au schisme.

Pourquoi les apparitions du Christ sont-elles moins « célèbres que celles de Marie ? Dieu fait homme est-il moins « accessible » que la figure de la mère ?

Le Christ est en fait plus connu pour ses miracles, ceux du Nouveau Testament en premier lieu. Aux noces de Cana, il change l’eau en vin, un « nectar » disent les convives. En rompant sept pains, il nourrit une foule de quatre mille personnes. Il apaise une tempête, il ressuscite Lazare d’entre les morts, il marche sur les eaux… Autant de prodiges auxquels s’ajoutent vingt-cinq récits de guérisons miraculeuses.
Le plus grand miracle est sa propre résurrection, trois jours après sa mort. Si les miracles sont au coeur de la tradition chrétienne, seules les traditions catholique et orthodoxe les reconnaissent comme réels, et les considèrent réalisables par des saints.

Visages de BĂ©lmez

Apparitions toujours, mais de visages cette fois avec l’affaire des « visages de Bélmez ». Dans une maison ordinaire de ce village d’Espagne, un visage est spontanément apparu sur le sol de la cuisine le 23 août 1971. Impossible de l’effacer, on décide de changer le plancher, et voilà un nouveau visage qui apparaît. Pendant de nombreux mois, ce sont plusieurs visages qui vont ainsi se dessiner sur le sol de la cuisine et dans d’autres pièces. Certains sont changeants, d’autres apparaissent puis disparaissent.
Aucune enquête n’a pu prouver de supercherie, en revanche il est également apparu… que la maison se situait à l’emplacement de plusieurs cimetières qui s’étaient succédé au fil des siècles !

Stigmates

Les stigmates sont une autre manifestation « paranormale » de la foi. Comme le rappelle Jean-Pierre Girard dans l’Encyclopédie du Paranormal (J’ai Lu, 1963), on utilise le terme de dermographisme pour désigner la stigmatisation en dehors d’un contexte religieux. Robert Tocquet dans Les Mystères du Surnaturel estime que la stigmatisation est le plus souvent un fait religieux, mais qu’il peut aussi être un fait expérimental ou même… diabolique. De fait, il montre qu’il peut être suggéré, par conséquent il peut aussi être autosuggéré.

Ce phénomène illustre-t-il la puissance de l’inconscient, plus que celle de la foi ?

Les mystiques chrétiens stigmatisés célèbres sont :

  • François d’Assise,
  • Catherine de Sienne,
  • ThĂ©rèse d’Avilla,
  • Padre Pio,
  • ThĂ©rèse Neumann…

L’islam mentionne également des cas de stigmatisations qui rappellent les blessures subies par le Prophète. Dans le cas des catholiques, les blessures de la Passion du Christ ne s’infectent pas, mais exsudent légèrement et régulièrement.

Recevoir les stigmates est une grâce, et s’accompagne bien sûr d’autres manifestations.

Un des premiers cas de stigmatisation étudié par la science remonte au début du XIXe siècle, avec Anne-Catherine Emmerich, dite « la nonne de Dülmen ». En 1813, alors que Napoléon tenait l’Europe, une pauvre religieuse de Westphalie subsistait presque sans manger ni boire, avait des visions, lisait dans les pensées, assistait en esprit à des événements lointains ou anciens, lévitait… et portait des stigmates qui saignaient chaque vendredi. Dans un contexte tendu entre protestants et catholiques, la nonne fut au coeur d’intenses querelles, mais l’abbé Manesse rapporte qu’elle fit l’objet d’un suivi médical très rigoureux mandaté par le vicariat.

Selon Jean-Pierre Girard, le cas le mieux étudié à ce jour reste celui de la Belge Louise Lateau, dont les stigmates furent visibles de 1869 à sa mort en 1884. Aucune explication n’a bien sûr été trouvée par la ribambelle de savants qui se sont relayés à son chevet, mais une communication à l’Académie belge de médecine a précisé que tous les contrôles et examens possibles avaient été réalisés.

Cas d’inédie

Le sociologue du CNRS Jacques Maître a consacré des années d’étude à ces cas, et regrette que la science ne soit pas assez souvent convoquée par l’Église pour authentifier le « miracle ».

Un seul cas d’inédie, ou vie sans alimentation a ainsi été étudié par Pierre Janet à la fin du XIXe siècle, et ce dernier a fait part de sa perplexité.

Dans le cas de Marthe Robin, elle aussi stigmatisée et qui ne se nourrissait que d’hosties, Jacques Maître explique qu’il a parlé avec plusieurs membres de sa famille, dont la personne qui veillait quotidiennement sur elle. Il apparaît que Marthe Robin se disait absolument disposée à se soumettre à des examens médicaux si l’Église le lui demandait. Or, aucune autorité ecclésiale n’a pris d’initiative en ce sens.

Miracles dans les autres Religions
Dans l’islam

L’ex-recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a écrit qu’il n’existe pas de « méthodologie rigoureusement établie sur les guérisons miraculeuses ». La maladie vient de Dieu et toute guérison, même non miraculeuse, est un bienfait de Dieu. Il existe des rites de guérison très anciens, notamment dans le soufisme.
De grands mystiques tels Sohra-Wardi ont bénéficié de faits miraculeux ou de visions. L’islam distingue les faits prodigieux rapportés à des saints (walis) ou mystiques (guérisons, lévitations, bilocations, contrôle des éléments, etc.), et les miracles liés à la mission et la vie des prophètes, qui garantissent l’authenticité même de cette mission. Ainsi, « la résurrection d’un mort est un miracle, mais la guérison d’un lépreux ou d’un paralytique, un prodige (Karamat) lorsqu’elle survient du fait d’un thaumaturge ou d’une invocation adressée à Dieu », précise le Dr Boubakeur.
(Voir aussi www.miraclesducoran.com)

Dans le judaĂŻsme

Le premier miracle est la création du monde. La maladie est un malheur et, selon Maimonide, Dieu donne l’obligation de traiter les maladies. « La prière a une importance capitale », précise le Dr Charles Sulman (dans Les Voies de la guérison, Thouvenin). Tout médecin doit prier, et c’est Dieu qui guérit. « La croyance en l’effet curatif d’un endroit saint ou d’une sainte relique est inconnue du judaïsme », mais il reconnaît, tout comme l’islam, les « guérisons miraculeuses » de l’Ancien Testament. Hanina ben Dossa est célèbre pour ses prières qui guérissaient. De nos jours, certains rabbins cabalistes obtiendraient des guérisons inexpliquées.

Dans l’hindouisme

Le miracle est « quotidien », car l’ascèse du malade produit des phénomènes qui entraînent la guérison, explique Bernard Thouvenin (Les Voies de la guérison). Le malade doit lui-même prier, et offrir des dons. Shiva est invoquée, mais aussi les grandes forces de la nature, avec rituels de guérison et offrandes.

Dans le bouddhisme

Le concept de guĂ©rison est central, car tout le chemin vise Ă  se libĂ©rer de la souffrance. Le Bouddha a soignĂ©, mais fait peu de guĂ©risons « miraculeuses ». Les prodiges ne manquent cependant pas : lĂ©vitation des moines, pouvoirs psychiques. Aujourd’hui encore, « le petit Bouddha » (Ram Bahadur Bomjon) serait en mĂ©ditation depuis des annĂ©es au NĂ©pal. Il n’aurait ni mangĂ© ni bu pendant six mois, soit un cas inĂ©dit d’inĂ©die – a attirĂ© plus de 200 000 pèlerins du monde entier.

Marthe Robin

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Marthe Robin, nĂ©e le 13 mars 1902 Ă  Châteauneuf-de-Galaure (France) et dĂ©cĂ©dĂ©e le 6 fĂ©vrier 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de CharitĂ©, connue pour des phĂ©nomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inĂ©die que lui attribuent divers tĂ©moins de son Ă©poque.

Paralysée à 16 ans

A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Elle tombe dans un coma de quatre jours. Elle sort de cette phase aiguë et semble se rétablir pendant quelques semaines. Mais la maladie progresse, la maintenant partiellement paralysée. Elle a des troubles de la vue, jusqu’à la perte de la vision pendant quelques mois. En avril-mai 1921, elle connaît une nouvelle phase de rémission, qui sera plus tard suivie de plusieurs crises, jusqu’à la paralysie définitive des membres inférieurs, à partir de mai 1928. Il semble qu’elle ait été atteinte d’encéphalite léthargique, ou maladie de Von Economo, c’est-à-dire d’une affection inflammatoire des centres nerveux.

Ses problèmes de locomotion, mais aussi une hypersensibilité à la lumière l’obligent à rester recluse, dans une chambre peu éclairée.

Phénomènes mystiques

L’épreuve de la maladie commencée en 1918 va affermir sa foi chrétienne. Elle essaie de la vivre avec patience, tente de se rendre utile, fait des travaux de couture pour aider sa famille. En 1925, elle écrit un acte d’abandon et d’amour à la volonté de Dieu. Elle veut se consacrer au Christ, et aime de plus en plus l’Eucharistie.

Dans la nuit du 4 dĂ©cembre 1928, Marthe Robin rapporte que le Christ lui apparaĂ®t. Elle confesse cette vision au père Faure, le curĂ© de sa paroisse, et prend alors la dĂ©cision de « se livrer totalement Ă  Dieu » et « d’offrir ses souffrances » en s’unissant Ă  lui par le biais de la prière et de l’amour. Sa spiritualitĂ© est de plus en plus centrĂ©e sur la passion du Christ et l’Eucharistie.

Selon ses proches, Ă  partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrĂ©es, inĂ©die qui dure jusqu’Ă  sa mort, cinquante et un ans plus tard.

Au dĂ©but du mois d’octobre 1930, selon le tĂ©moignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, selon son propre tĂ©moignage, elle commence Ă  souffrir la passion chaque vendredi, phĂ©nomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’Ă  sa mort en 1981 et dont seront tĂ©moins ses proches et de nombreux prĂŞtres.

Fondation des Foyers de Charité

Elle rencontre, en 1936, Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel et le restera jusqu’à sa mort. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de Charité à Châteauneuf-de-Galaure.

Des laĂŻcs participent Ă  la vie de ce foyer, sous la responsabilitĂ© d’un prĂŞtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participent jusqu’Ă  2 000 retraitants chaque annĂ©e. La majoritĂ© d’entre eux, Ă  l’issue de chaque retraite, rendent visite Ă  Marthe.

En cinquante annĂ©es, le nombre de personnes qu’elle rencontre individuellement est estimĂ© Ă  plus de 100 000 personnes dont des centaines de prĂŞtres et de nombreux Ă©vĂŞques. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie.

Saint Ignace de Loyola

Íñigo López de Loyola, francisé en Ignace de Loyola (né en 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome)

Benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page Ă  la cour puis chevalier rĂŞvant d’exploits.

En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s’illustre parmi les dĂ©fenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant Ă©puisĂ© les rĂ©cits de chevalerie, il entame la vie des saints. C’est la conversion, totale, brutale. Dès qu’il peut marcher, il se rend dans une grotte Ă  Manrèse, non loin de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine de Montserrat. Il y dĂ©couvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est lĂ  qu’il rĂ©dige ses “Exercices spirituels” oĂą il consigne ses expĂ©riences spirituelles.

Voeu de Montmartre

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses Ă©tudes de thĂ©ologie Ă  Paris. Il partage sa chambre avec un jeune Ă©tudiant : Saint François Xavier et le contact n’est pas toujours facile. Le 15 aoĂ»t 1534, Ă  l’issue de la messe cĂ©lĂ©brĂ©e Ă  Montmartre dans la Crypte du martyrium de saint Denis par Pierre Favre, ordonnĂ© prĂŞtre trois mois auparavant, les sept (le Savoyard Pierre Favre, le Navarrais Francisco Iassu de Azpilcueta, Xavier dit François Xavier, Diego Lainez et Alonso SalmerĂłn) prononcent les deux vĹ“ux de pauvretĂ© et chastetĂ© et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage Ă  JĂ©rusalem pour y convertir les infidèles, Ă  la fin de leurs Ă©tudes. Unis par le charisme d’Ignace, les nouveaux amis dĂ©cident de ne plus se sĂ©parer. En 1535 et 1536 les sept renouvellent leur vĹ“ux et trois nouveaux compagnons se joignent Ă  eux : Claude Le Jay, Paschase BroĂ«t, et Jean Codure.

Ă€ Rome, capitale des États pontificaux, Alexandre Farnèse vient en 1534 d’ĂŞtre Ă©lu pape, sous le nom de Paul III, qui semble rapidement voir tout le profit Ă  tirer de cette nouvelle sociĂ©tĂ© de prĂŞtres savants, rigoureux, intègres et d’un immense volontarisme rĂ©formateur. En novembre 1538, Paul III, après de nombreux contacts avec Lainez, reçoit Ignace et ses compagnons venus faire leur « oblation » au pape. Celui-ci leur ordonne de travailler Ă  Rome qui sera leur JĂ©rusalem. Dès lors, s’Ă©bauche la “Compagnie de JĂ©sus” ou Ordre des jĂ©suites.

Spiritualité ignacienne

Les Exercices spirituels sont un ouvrage de mĂ©ditation et de prière qui est considĂ©rĂ© comme le chef-d’Ĺ“uvre spirituel d’Ignace de Loyola Ă  partir de sa propre expĂ©rience spirituelle, vĂ©cue notamment Ă  Manrèse. Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orientĂ© vers le discernement, car pour lui, toute dĂ©cision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Il veut ĂŞtre le « livre du maĂ®tre » qui guide l’accompagnateur spirituel lors d’une retraite d’environ 30 jours.

BĂ©atification

Ignace de Loyola fut bĂ©atifiĂ© le 19 avril 1609, jour de Pâques (l’annonce en avait Ă©tĂ© faite le 3 dĂ©cembre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente).

Ignace de Loyola est canonisĂ© le 12 mars 1622, en mĂŞme temps que François Xavier, ThĂ©rèse d’Avila, Philippe Neri et Isidore le Laboureur.

 

Abbaye bénédictine de Montserrat

Ce lieu de pèlerinage s’impose dès le Moyen-Ă‚ge comme le premier sanctuaire marial de Catalogne.

Ignace de Loyola y vient même en pèlerinage.

La communautĂ© monastique actuelle est composĂ©e d’une soixantaine de moines qui suivent la règle de saint BenoĂ®t dont l’objectif principal est de conserver le Montserrat en tant que lieu de prière et de recueillement. Les moines assurent Ă©galement le bon fonctionnement de l’hĂ´tellerie et de l’accueil des pèlerins, en plus d’activitĂ©s de recherche et d’Ă©dition.

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, nĂ©e le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » Ă  but humanitaire et Ă©cologique dont le siège est au KĂ©rala (extrĂŞme Sud-Ouest de l’Inde).

AppelĂ©e communĂ©ment Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais dĂ©clare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualitĂ© (advaĂŻta vĂ©danta) et de la dĂ©votion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dĂ©votionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de consĂ©quence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit rĂ©aliser de nombreuses tâches mĂ©nagères et est parfois battue. Elle interrompt l’Ă©cole Ă  dix ans et devient servante chez des voisins.

Ă€ treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, Ă  22 ans, elle obtient la libĂ©ration (moksha) Ă  la suite d’une intense pĂ©riode d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Mâ Ananda Moyî

Nirmalâ Sundari Devî
(30 avril 1896 Ă  Kheora en Inde, (aujourd’hui au Bangladesh) – Kishanpur, 27 aoĂ»t 1982),
plus tard nommĂ©e Mâ Ananda MoyĂ® par Jyotish Chandra Ray1 ou Mâ Ananda MayĂ®, Sri Anandamayi Ma, est considĂ©rĂ©e dans l’hindouisme comme une grande sainte de l’Inde du xxe siècle et perçue par ses disciples comme un avatar.

Pour toute formation scolaire, elle alla Ă  l’Ă©cole primaire durant deux ans. Elle n’a «jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrĂ©es et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais Ă©tĂ© enseignĂ©e.» MalgrĂ© cela, elle semblait connaĂ®tre toutes les voies.

L’initiation

De 1918 Ă  1923, elle dĂ©cide de «jouer le rĂ´le d’une ascète». Traditionnellement, l’ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme les mantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencĂ© Ă  rĂ©citer les mantras ou Ă  prendre des postures yogiques en mĂ©ditation.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu »

Mâ reçoit autant de gens en prenant soin de leurs souffrances : “Si vous pensez que cela m’est dĂ©sagrĂ©able, c’est uniquement parce que vous faites une distinction entre votre corps et le leur. Vous ne ressentez pas comme un lourd fardeau de porter votre tĂŞte, vos mains et vos pieds, vos doigts, vos membres, parce que vous les considĂ©rez comme parties intrinsèques de votre propre corps ; de mĂŞme je sens que toutes ces personnes sont des membres organiques de ce corps-ci (…). Je n’ai aucun sens de l’ego ni de la sĂ©paration. En moi, chacun de vous a dans une Ă©gale mesure la hauteur et la profondeur de l’Ă©ternitĂ©”.

Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : “Est-ce que j’ai raison de penser que vous ĂŞtes Dieu “. ShrĂ® Mâ rĂ©pondit : “Il n’y a rien si ce n’est Lui ; tous et toutes ne sont que des formes de Dieu. Ă€ l’intĂ©rieur de votre personne aussi, tout n’est qu’une forme de Dieu. Dans d’autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan (« vision du divin »).”

Fatima
Notre Dame de Lourdes
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