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Etoiles

19 mars – fête de Saint Joseph

QUE SAINT JOSEPH NOUS BÉNISSE AINSI QUE TOUTES NOS FAMILLES !

Seigneur, ta divine Providence a choisi Saint Joseph pour être l’époux de ta sainte Mère. Fais qu’en nous mettant ici-bas sous sa protection, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans le ciel. Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.

« C’était un juste » selon l’évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19.

Les évangélistes ne nous ont conservé aucune parole de ce « juste », le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé de Marie, la Mère de Dieu, époux aussi discret que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement.

L’ange lui avait dit: « Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse. » et Joseph prit chez lui Marie son épouse.
L’ange lui avait dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère » et Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et s’enfuit en Egypte.

Il est un vrai fils d’Abraham : il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph accompagne la quête de Marie : « Ton père et moi nous te cherchions. » Et Jésus, redescend à Nazareth, soumis à celui qui, sur terre, a autorité paternelle sur lui. Dieu savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère, à celui qui était l’homme le plus capable au monde d’être la parfaite image du Père.

Sa fête

Les Syriens et les autres Orientaux font la fête de saint Joseph le 20 juillet, mais on la fait le 19 mars dans les églises d’Occident.

La fête de Saint Joseph se place au 19 mars, et elle était très suivie par les artisans (il était charpentier) puis par les ouvriers – Saint Joseph voit son culte prendre de l’ampleur dès le XVIe siècle ; – en 1621 le pape Grégoire XV éleva la fête du de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation ; – en 1642 le pape Urbain VIII confirma à son tour le rang de cette fête ; – en 1661, après l’apparition et le miracle de la source de Cotignac, Mgr Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement les apparitions de saint Joseph et en approuve le culte ; – cette même année 1661 le roi Louis XIV consacre la France à saint Joseph, chef de la Sainte Famille à la suite des apparitions de Cotignac ; Le 8 décembre 1870 le pape Pie IX déclara officiellement Saint Joseph Patron de l’Eglise universelle, et fit du 19 mars une fête solennelle ; – en 1889, le pape Léon XIII démontra comment Saint Joseph est le modèle des pères de famille et des travailleurs, et lui décerna officiellement le titre de « saint patron des pères de famille et des travailleurs », titre que la piété populaire lui avait déjà décerné depuis des siècles ; – en 1955 le pape Pie XII reprit bien volontiers le principe de la fête du travail en instituant la solennité de Saint Joseph artisan et en la fixant au 1er mai de chaque année ; Saint Joseph est ainsi l’un des saints que l’on fête deux fois dans l’année (19 mars et 1er mai) ; – le pape Jean XXIII a ajouté son nom au canon de la Messe.

Marthe Robin, la stigmatisée de Châteauneuf-de-Galaure, vénérable et dont la cause de béatification est introduite, a dit un jour à propos de saint Joseph cette parole : « L’Eglise va le redécouvrir ! »

Célébration de la fête de Saint Joseph à Nazareth

Le 19 mars 2018, l’Église célèbre Saint Joseph, époux de la Vierge Marie et patron de l’Église. Nous avons suivi les célébrations à Nazareth, la terre de ce saint. Des centaines de pèlerins et de chrétiens locaux ont célébré la fête de Saint Joseph à Nazareth, là où le saint a vécu :  http://custodia.org/default.asp?id=779&id_n=46310

Lourdes sous la neige – Chapelet du 19 mars 2018

Litanies de Saint Joseph

Seigneur, aie pitié de nous.
Jésus-Christ, aie pitié de nous.
Seigneur, aie pitié de nous.
Jésus-Christ, écoute-nous.
Jésus-Christ, exauce-nous.

Père du Ciel, qui es Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui es Dieu,ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui es Dieu, écoutez-nous
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, exaucez-nous

Sainte Marie, priez pour nous
Saint Joseph, priez pour nous…
Honneur de la famille de David,
Gloire des Patriarches,
Epoux de la Mère de Dieu,
Chaste gardien de la Vierge,
Nourricier du Fils de Dieu,
Vigilant défenseur du Christ,
Chef de la Sainte Famille,
Joseph très juste,
Joseph très chaste,
Joseph très prudent,
Joseph très courageux,
Joseph très obéissant,
Joseph très fidèle,
Merveille de patience,
Ami de la pauvreté,
Modèle des travailleurs,
Honneur de la vie de foyer,
Gardien des vierges,
Soutien de familles,
Consolation des malheureux,
Espérance des malades,
Patron des mourants,
Terreur des démons,
Protecteur de la Sainte Eglise,

Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur
Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur
Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde, ayez pitié de nous

Il l’a établi maître de sa maison, Seigneur, aie pitié de nous.
Jésus-Christ, aie pitié de nous.
Seigneur, aie pitié de nous.
Jésus-Christ, écoute-nous.
Jésus-Christ, exauce-nous.
pardonne-nous, Seigneur
exauce-nous, Seigneur
prends pitié de nous

Prière du Rosaire

Le Rosaire (“Couronne de roses”), que l’on doit à Saint Dominique (v. 1170 – Bologne, 1221) ou prière du chapelet est à la fois une prière et une méditation Biblique – Cette méditation oriente l’esprit vers la contemplation divine, soit par la récitation des prières elles-mêmes, soit par la méditation des scènes évoquées par les passages bibliques proposés, soit… les deux à la fois.

Les 150 “Je vous salue Marie” du rosaire (200 depuis que Jean-Paul II a ajouté la méditation des mystères lumineux) représentait les 150 psaumes. Consacré à la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, il tire son nom du latin ecclésiastique rosarium qui désigne la guirlande de roses dont les représentations de la Vierge sont couronnées.

A pratiquer n’importe où, en silence, en promenade, en se rendant à son lieu de travail –  seul(e) ou en groupe…

Le chapelet est composé de “dizaines ” :

  • en introduction, du signe de la Croix (“au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”),
  • de la proclamation du Symbole des Apôtres (“je crois en Dieu”),
  • d’un “Notre Père”, de trois “je vous salue Marie” et un “Gloire au Père”
  • puis on commence la première dizaine

Les méditations (ou Mystères) du Rosaire sont les suivantes :

  1. Mystères joyeux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Annonciation à Marie par l’ange Gabriel (Lc 1.26-38 ; Mt 1.18-25)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth (Lc 1.39-55)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : La Nativité de Jésus à Bethléem (Mt 2.1-12 ; Lc 2.1-20)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Présentation de Jésus nouveau-né au Temple (Lc 2.22-38)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Recouvrement de l’enfant Jésus au Temple (Lc 2.40-51)
  2. Mystères lumineux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : Le Baptême de Jésus au Jourdain (Mt 3.13-17)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : Les noces de Cana (Jn 2.1-12)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’annonce du Royaume de Dieu avec l’invitation à la conversion (Mc 1.15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Transfiguration (Lc 9.28-36)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : L’institution de l’Eucharistie (Jn 13)
  3. Mystères douloureux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers (Mt 26.36-50 ; Mc 14.32-46 ; Lc 22.39-48 ; Jn 18.1-8)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Flagellation de Jésus (Mt 27.26 ; Mc 15.15 ; Jn 19.1)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : Le Couronnement d’épines (Mt 27.27-301 ; Mc 15.16-20 ; Jn 18.37 ; Jn 19.2-15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : Le Portement de Croix (Mt 27.31-33 ; Mc 15.20-22 ; Lc 23.26-32 ; Jn 19.16-17)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Crucifiement et la mort de Jésus sur la croix (Mt 27.34-61 ; Mc 15.23-47 ; Lc 23.33-56 ; Jn 19.18-42)
  4. Mystères glorieux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : La Résurrection de Jésus (Mt 28.1-15 ; Mc 16.1-18 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-28)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : L’Ascension de Jésus au ciel (Lc 24.39-53 ; Mc 16.19-20 ; Ac 1.6-9)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’effusion du Saint Esprit au jour de la Pentecôte (Ac 1.14 – 2.47)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Dormition et l’Assomption de Marie au ciel (2 R 2.11 ; Tradition ; LG 59)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Couronnement de Marie dans le ciel (Ap 12.1 ; Tradition ; LG 59 et 68)

La prière du chapelet avec la méditation des Mystère ci-dessus (Mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux) est dite prière du “Rosaire”.

 

L’ordinateur et le futur de l’homme

Les scientifiques sont en train d’inventer la “machine intelligente ultime”, un ordinateur qui battra l’homme de toutes les manières possibles.

Si la machine peut dépasser l’homme, alors qu’est-ce que l’homme ? Qu’es-tu? Quel est le futur de l’homme?

Si la machine peut reprendre toutes les opérations que la pensée fait maintenant, et le faire beaucoup plus rapidement, si elle peut apprendre beaucoup plus rapidement, si elle peut rivaliser et, en fait, faire tout ce que l’homme peut – sauf bien sûr regarder la belle l’étoile du soir seule dans le ciel, et voyez et sentez l’extraordinaire quiétude, l’immobilité, l’immensité et la beauté,
alors qu’est-ce qui va arriver à l’esprit, au cerveau de l’homme ?

Nos cerveaux ont vécu si loin en luttant pour survivre grâce à la connaissance, et quand la machine prend tout cela, que va-t-il se passer?

Il n’y a que deux possibilités :

  • soit l’homme s’engage totalement dans le divertissement – le football, toute forme de démonstration, aller au temple, jouer avec tout ça,
  • ou bien il va se tourner vers l’intérieur….

Krishnamurti – Un printemps intemporel, p. 164

Quand la machine prend le cerveau …

Le cerveau a une capacité infinie ; c’est vraiment infini. Cette capacité est maintenant utilisée technologiquement. Cette capacité a été utilisée pour la collecte d’informations. Cette capacité a été utilisée pour stocker des connaissances scientifiques, politiques, sociales et religieuses. Le cerveau a été occupé avec cela. Et c’est précisément cette fonction (cette capacité technologique) que la machine va prendre en charge.

Quand cette prise de contrôle par la machine aura lieu, le cerveau – sa capacité – va se flétrir, tout comme mes bras si je ne les utilise pas tout le temps.

La question est la suivante : si le cerveau n’est pas actif, s’il ne fonctionne pas, s’il ne pense pas, que va-t-il lui arriver ?

  • Soit il va plonger dans le divertissement – et les religions, les rituels et les pujas sont des divertissements –
  • ou il se tournera vers l’enquête intérieure.

Cette enquête est un mouvement infini.

Krishnamurti – Un printemps intemporel, pp 164-165



Divines Apparitions

Apparitions, stigmates, lévitations…, les miracles associés
à la religion, en particulier catholique, sont légion.

L’Église n’accepte pas tout, mais entretient la flamme.
Retour sur les multiples visages de  l’« extra-ordinaire »

Au chapitre des apparitions, les plus célèbres sont sans aucun doute celles de :

Marie de Nazareth

La mère de Jésus est apparue dans plus de cent dix lieux répertoriés depuis l’an 850, en incluant les manifestations miraculeuses comme les icônes qui pleurent. En tout, des milliers de mariophanies ont été comptabilisées, mais selon l’historien Joachim Bouflet, seules 2 % auraient été authentifiées. Bien sûr, dans de nombreux cas, il s’agit d’apparitions multiples, parfois sur de longues périodes. Ainsi, celles survenues à

  • Le Laus (Hautes-Alpes), où la Vierge est apparue de mai à août 1664 à Benoîte Rencurel, qui fut déclarée vénérable en 1872 (reconnaissance officielle par Mgr Di Falco le 4 mai 2008) ;
  • Pocs, en Hongrie, une icône « Hodigitria » de Marie se mit à verser des larmes pendant un mois, en 1696, devant les fidèles ébahis réunis pour la messe. L’icône fut transférée, mais une autre pleura à nouveau pendant deux semaines en août 1715. Et le phénomène se manifesta encore près de deux siècles plus tard, en 1905, pendant plus d’un mois.
  • Lourdes – L’année 1858 est bien sûr célèbre pour l’apparition de l’Immaculée Conception à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, à Lourdes, qui se reproduisit du 11 février au 16 juillet. Bernadette vécut jusqu’en 1879 et fut canonisée en 1933.
  • Fatima – En 1917, c’est la fameuse apparition de Notre-Dame de Fatima au Portugal, du 13 mai au 13 octobre, devant trois jeunes bergers dont deux furent béatifiés en 2000 par le pape Jean-Paul II. Ce dernier était en effet concerné par la troisième partie du « secret de Fatima », qui annonçait prétendument l’attentat dont il fut victime en 1981. La 1ère partie était une vision de l’enfer, et la 2ème partie expliquait comment mettre fin à la grande guerre. Le 3ème secret parle de la mise à mort d’un pape, mais peut aussi être compris comme une métaphore de la fin de l’Église catholique. De fait, les secrets ont fait l’objet de lectures et d’interprétations de toutes sortes. Rappelons que l’ingénieur Christel Seval a vu dans le cas de Fatima un lien avec le phénomène ovni (La Vierge et les extraterrestres).
Danse du soleil

Selon Joachim Bouflet, l’apparition de Fatima ne souffre aucune contestation. « C’est un événement unique dans l’histoire de l’Église, une mariophanie capitale de notre temps », explique-t-il. Le miracle sera certifié par l’Église treize ans après.

Le phénomène de la « danse du soleil » accompagnant la vision est bien connu. Plus de 70 000 fidèles et une poignée d’observateurs athés ont vu sur place le soleil tourbillonnant « avec une vitesse impétueuse ».

Marche à reculons

Une autre mariophanie « bien déroutante » selon Joachim Bouflet s’est déroulée à Garabandal, petit hameau perdu des monts Cantabrique en Espagne. En 1961, Marie apparaît là aussi à quatre fillettes. Elle est vêtue de blanc et de bleu, demande pénitence et sacrifices, dénonce « le chemin de perdition » emprunté par certains membres du clergé.

Plus tard, des phénomènes extraordinaires vont se dérouler devant une foule de témoins et même des caméras : lévitation, marche à reculons à toute vitesse, transes, chutes sans plaie aucune.

Les extases des enfants, individuelles ou collectives, se manifesteront plus d’un millier de fois jusqu’au 20 janvier 1963, et seront même souvent annoncées plusieurs jours à l’avance. Le culte s’est lui aussi maintenu à travers le temps, d’autant qu’un grand miracle a été annoncé dans le dernier message de Marie. Il se produira un jeudi soir à 20 h 30 d’une année non précisée, coïncidera avec un événement important pour l’Église, et est destiné à convertir le monde entier.

Notons que les apparitions de Marie se manifestent souvent à des enfants. Question de pureté d’âme sans doute. Ainsi, tout comme à Garabandal, « une belle dame s’inscrivant au coeur d’un cercle d’étoiles » apparaît à six enfants âgés de 4 à 12 ans à Pontmain (Mayenne) en 1871. L’un d’eux décrit « une robe d’un bleu très profond », parsemée « d’étoiles d’or à cinq pointes, de même grandeur », qui « brillent sans émettre aucun rayon… ».

Et le Christ ?

Au final, Marie est apparue aux quatre coins de la planète, avec certes une prédilection pour l’Europe catholique. On l’a vue en Inde, en Amérique du Sud, en Afrique, en Corée, en Océanie.

Mais elle est également apparue à des protestants qui se sont convertis sur le champ, ainsi qu’à des musulmans en Égypte ou au Liban. Elle parle, elle sourit, elle pleure, elle guérit… L’Église accorde son imprimatur avec parcimonie et ses membres se querellent indéfiniment autour de certains cas, jusqu’au schisme.

Pourquoi les apparitions du Christ sont-elles moins « célèbres que celles de Marie ? Dieu fait homme est-il moins « accessible » que la figure de la mère ?

Le Christ est en fait plus connu pour ses miracles, ceux du Nouveau Testament en premier lieu. Aux noces de Cana, il change l’eau en vin, un « nectar » disent les convives. En rompant sept pains, il nourrit une foule de quatre mille personnes. Il apaise une tempête, il ressuscite Lazare d’entre les morts, il marche sur les eaux… Autant de prodiges auxquels s’ajoutent vingt-cinq récits de guérisons miraculeuses.
Le plus grand miracle est sa propre résurrection, trois jours après sa mort. Si les miracles sont au coeur de la tradition chrétienne, seules les traditions catholique et orthodoxe les reconnaissent comme réels, et les considèrent réalisables par des saints.

Visages de Bélmez

Apparitions toujours, mais de visages cette fois avec l’affaire des « visages de Bélmez ». Dans une maison ordinaire de ce village d’Espagne, un visage est spontanément apparu sur le sol de la cuisine le 23 août 1971. Impossible de l’effacer, on décide de changer le plancher, et voilà un nouveau visage qui apparaît. Pendant de nombreux mois, ce sont plusieurs visages qui vont ainsi se dessiner sur le sol de la cuisine et dans d’autres pièces. Certains sont changeants, d’autres apparaissent puis disparaissent.
Aucune enquête n’a pu prouver de supercherie, en revanche il est également apparu… que la maison se situait à l’emplacement de plusieurs cimetières qui s’étaient succédé au fil des siècles !

Stigmates

Les stigmates sont une autre manifestation « paranormale » de la foi. Comme le rappelle Jean-Pierre Girard dans l’Encyclopédie du Paranormal (J’ai Lu, 1963), on utilise le terme de dermographisme pour désigner la stigmatisation en dehors d’un contexte religieux. Robert Tocquet dans Les Mystères du Surnaturel estime que la stigmatisation est le plus souvent un fait religieux, mais qu’il peut aussi être un fait expérimental ou même… diabolique. De fait, il montre qu’il peut être suggéré, par conséquent il peut aussi être autosuggéré.

Ce phénomène illustre-t-il la puissance de l’inconscient, plus que celle de la foi ?

Les mystiques chrétiens stigmatisés célèbres sont :

  • François d’Assise,
  • Catherine de Sienne,
  • Thérèse d’Avilla,
  • Padre Pio,
  • Thérèse Neumann…

L’islam mentionne également des cas de stigmatisations qui rappellent les blessures subies par le Prophète. Dans le cas des catholiques, les blessures de la Passion du Christ ne s’infectent pas, mais exsudent légèrement et régulièrement.

Recevoir les stigmates est une grâce, et s’accompagne bien sûr d’autres manifestations.

Un des premiers cas de stigmatisation étudié par la science remonte au début du XIXe siècle, avec Anne-Catherine Emmerich, dite « la nonne de Dülmen ». En 1813, alors que Napoléon tenait l’Europe, une pauvre religieuse de Westphalie subsistait presque sans manger ni boire, avait des visions, lisait dans les pensées, assistait en esprit à des événements lointains ou anciens, lévitait… et portait des stigmates qui saignaient chaque vendredi. Dans un contexte tendu entre protestants et catholiques, la nonne fut au coeur d’intenses querelles, mais l’abbé Manesse rapporte qu’elle fit l’objet d’un suivi médical très rigoureux mandaté par le vicariat.

Selon Jean-Pierre Girard, le cas le mieux étudié à ce jour reste celui de la Belge Louise Lateau, dont les stigmates furent visibles de 1869 à sa mort en 1884. Aucune explication n’a bien sûr été trouvée par la ribambelle de savants qui se sont relayés à son chevet, mais une communication à l’Académie belge de médecine a précisé que tous les contrôles et examens possibles avaient été réalisés.

Cas d’inédie

Le sociologue du CNRS Jacques Maître a consacré des années d’étude à ces cas, et regrette que la science ne soit pas assez souvent convoquée par l’Église pour authentifier le « miracle ».

Un seul cas d’inédie, ou vie sans alimentation a ainsi été étudié par Pierre Janet à la fin du XIXe siècle, et ce dernier a fait part de sa perplexité.

Dans le cas de Marthe Robin, elle aussi stigmatisée et qui ne se nourrissait que d’hosties, Jacques Maître explique qu’il a parlé avec plusieurs membres de sa famille, dont la personne qui veillait quotidiennement sur elle. Il apparaît que Marthe Robin se disait absolument disposée à se soumettre à des examens médicaux si l’Église le lui demandait. Or, aucune autorité ecclésiale n’a pris d’initiative en ce sens.

Miracles dans les autres Religions
Dans l’islam

L’ex-recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a écrit qu’il n’existe pas de « méthodologie rigoureusement établie sur les guérisons miraculeuses ». La maladie vient de Dieu et toute guérison, même non miraculeuse, est un bienfait de Dieu. Il existe des rites de guérison très anciens, notamment dans le soufisme.
De grands mystiques tels Sohra-Wardi ont bénéficié de faits miraculeux ou de visions. L’islam distingue les faits prodigieux rapportés à des saints (walis) ou mystiques (guérisons, lévitations, bilocations, contrôle des éléments, etc.), et les miracles liés à la mission et la vie des prophètes, qui garantissent l’authenticité même de cette mission. Ainsi, « la résurrection d’un mort est un miracle, mais la guérison d’un lépreux ou d’un paralytique, un prodige (Karamat) lorsqu’elle survient du fait d’un thaumaturge ou d’une invocation adressée à Dieu », précise le Dr Boubakeur.
(Voir aussi www.miraclesducoran.com)

Dans le judaïsme

Le premier miracle est la création du monde. La maladie est un malheur et, selon Maimonide, Dieu donne l’obligation de traiter les maladies. « La prière a une importance capitale », précise le Dr Charles Sulman (dans Les Voies de la guérison, Thouvenin). Tout médecin doit prier, et c’est Dieu qui guérit. « La croyance en l’effet curatif d’un endroit saint ou d’une sainte relique est inconnue du judaïsme », mais il reconnaît, tout comme l’islam, les « guérisons miraculeuses » de l’Ancien Testament. Hanina ben Dossa est célèbre pour ses prières qui guérissaient. De nos jours, certains rabbins cabalistes obtiendraient des guérisons inexpliquées.

Dans l’hindouisme

Le miracle est « quotidien », car l’ascèse du malade produit des phénomènes qui entraînent la guérison, explique Bernard Thouvenin (Les Voies de la guérison). Le malade doit lui-même prier, et offrir des dons. Shiva est invoquée, mais aussi les grandes forces de la nature, avec rituels de guérison et offrandes.

Dans le bouddhisme

Le concept de guérison est central, car tout le chemin vise à se libérer de la souffrance. Le Bouddha a soigné, mais fait peu de guérisons « miraculeuses ». Les prodiges ne manquent cependant pas : lévitation des moines, pouvoirs psychiques. Aujourd’hui encore, « le petit Bouddha » (Ram Bahadur Bomjon) serait en méditation depuis des années au Népal. Il n’aurait ni mangé ni bu pendant six mois, soit un cas inédit d’inédie – a attiré plus de 200 000 pèlerins du monde entier.

Marthe Robin

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Marthe Robin, née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (France) et décédée le 6 février 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inédie que lui attribuent divers témoins de son époque.

Paralysée à 16 ans

A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Elle tombe dans un coma de quatre jours. Elle sort de cette phase aiguë et semble se rétablir pendant quelques semaines. Mais la maladie progresse, la maintenant partiellement paralysée. Elle a des troubles de la vue, jusqu’à la perte de la vision pendant quelques mois. En avril-mai 1921, elle connaît une nouvelle phase de rémission, qui sera plus tard suivie de plusieurs crises, jusqu’à la paralysie définitive des membres inférieurs, à partir de mai 1928. Il semble qu’elle ait été atteinte d’encéphalite léthargique, ou maladie de Von Economo, c’est-à-dire d’une affection inflammatoire des centres nerveux.

Ses problèmes de locomotion, mais aussi une hypersensibilité à la lumière l’obligent à rester recluse, dans une chambre peu éclairée.

Phénomènes mystiques

L’épreuve de la maladie commencée en 1918 va affermir sa foi chrétienne. Elle essaie de la vivre avec patience, tente de se rendre utile, fait des travaux de couture pour aider sa famille. En 1925, elle écrit un acte d’abandon et d’amour à la volonté de Dieu. Elle veut se consacrer au Christ, et aime de plus en plus l’Eucharistie.

Dans la nuit du 4 décembre 1928, Marthe Robin rapporte que le Christ lui apparaît. Elle confesse cette vision au père Faure, le curé de sa paroisse, et prend alors la décision de « se livrer totalement à Dieu » et « d’offrir ses souffrances » en s’unissant à lui par le biais de la prière et de l’amour. Sa spiritualité est de plus en plus centrée sur la passion du Christ et l’Eucharistie.

Selon ses proches, à partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrées, inédie qui dure jusqu’à sa mort, cinquante et un ans plus tard.

Au début du mois d’octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, selon son propre témoignage, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’à sa mort en 1981 et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Fondation des Foyers de Charité

Elle rencontre, en 1936, Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel et le restera jusqu’à sa mort. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de Charité à Châteauneuf-de-Galaure.

Des laïcs participent à la vie de ce foyer, sous la responsabilité d’un prêtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participent jusqu’à 2 000 retraitants chaque année. La majorité d’entre eux, à l’issue de chaque retraite, rendent visite à Marthe.

En cinquante années, le nombre de personnes qu’elle rencontre individuellement est estimé à plus de 100 000 personnes dont des centaines de prêtres et de nombreux évêques. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie.

Saint Ignace de Loyola

Íñigo López de Loyola, francisé en Ignace de Loyola (né en 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome)

Benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page à la cour puis chevalier rêvant d’exploits.

En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s’illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C’est la conversion, totale, brutale. Dès qu’il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l’abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est là qu’il rédige ses “Exercices spirituels” où il consigne ses expériences spirituelles.

Voeu de Montmartre

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : Saint François Xavier et le contact n’est pas toujours facile. Le 15 août 1534, à l’issue de la messe célébrée à Montmartre dans la Crypte du martyrium de saint Denis par Pierre Favre, ordonné prêtre trois mois auparavant, les sept (le Savoyard Pierre Favre, le Navarrais Francisco Iassu de Azpilcueta, Xavier dit François Xavier, Diego Lainez et Alonso Salmerón) prononcent les deux vœux de pauvreté et chasteté et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage à Jérusalem pour y convertir les infidèles, à la fin de leurs études. Unis par le charisme d’Ignace, les nouveaux amis décident de ne plus se séparer. En 1535 et 1536 les sept renouvellent leur vœux et trois nouveaux compagnons se joignent à eux : Claude Le Jay, Paschase Broët, et Jean Codure.

À Rome, capitale des États pontificaux, Alexandre Farnèse vient en 1534 d’être élu pape, sous le nom de Paul III, qui semble rapidement voir tout le profit à tirer de cette nouvelle société de prêtres savants, rigoureux, intègres et d’un immense volontarisme réformateur. En novembre 1538, Paul III, après de nombreux contacts avec Lainez, reçoit Ignace et ses compagnons venus faire leur « oblation » au pape. Celui-ci leur ordonne de travailler à Rome qui sera leur Jérusalem. Dès lors, s’ébauche la “Compagnie de Jésus” ou Ordre des jésuites.

Spiritualité ignacienne

Les Exercices spirituels sont un ouvrage de méditation et de prière qui est considéré comme le chef-d’œuvre spirituel d’Ignace de Loyola à partir de sa propre expérience spirituelle, vécue notamment à Manrèse. Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orienté vers le discernement, car pour lui, toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Il veut être le « livre du maître » qui guide l’accompagnateur spirituel lors d’une retraite d’environ 30 jours.

Béatification

Ignace de Loyola fut béatifié le 19 avril 1609, jour de Pâques (l’annonce en avait été faite le 3 décembre de l’année précédente).

Ignace de Loyola est canonisé le 12 mars 1622, en même temps que François Xavier, Thérèse d’Avila, Philippe Neri et Isidore le Laboureur.

 

Abbaye bénédictine de Montserrat

Ce lieu de pèlerinage s’impose dès le Moyen-Âge comme le premier sanctuaire marial de Catalogne.

Ignace de Loyola y vient même en pèlerinage.

La communauté monastique actuelle est composée d’une soixantaine de moines qui suivent la règle de saint Benoît dont l’objectif principal est de conserver le Montserrat en tant que lieu de prière et de recueillement. Les moines assurent également le bon fonctionnement de l’hôtellerie et de l’accueil des pèlerins, en plus d’activités de recherche et d’édition.

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, née le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » à but humanitaire et écologique dont le siège est au Kérala (extrême Sud-Ouest de l’Inde).

Appelée communément Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais déclare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualité (advaïta védanta) et de la dévotion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dévotionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de conséquence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit réaliser de nombreuses tâches ménagères et est parfois battue. Elle interrompt l’école à dix ans et devient servante chez des voisins.

À treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, à 22 ans, elle obtient la libération (moksha) à la suite d’une intense période d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Mâ Ananda Moyî

Nirmalâ Sundari Devî
(30 avril 1896 à Kheora en Inde, (aujourd’hui au Bangladesh) – Kishanpur, 27 août 1982),
plus tard nommée Mâ Ananda Moyî par Jyotish Chandra Ray1 ou Mâ Ananda Mayî, Sri Anandamayi Ma, est considérée dans l’hindouisme comme une grande sainte de l’Inde du xxe siècle et perçue par ses disciples comme un avatar.

Pour toute formation scolaire, elle alla à l’école primaire durant deux ans. Elle n’a «jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrées et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais été enseignée.» Malgré cela, elle semblait connaître toutes les voies.

L’initiation

De 1918 à 1923, elle décide de «jouer le rôle d’une ascète». Traditionnellement, l’ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme les mantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencé à réciter les mantras ou à prendre des postures yogiques en méditation.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu »

Mâ reçoit autant de gens en prenant soin de leurs souffrances : “Si vous pensez que cela m’est désagréable, c’est uniquement parce que vous faites une distinction entre votre corps et le leur. Vous ne ressentez pas comme un lourd fardeau de porter votre tête, vos mains et vos pieds, vos doigts, vos membres, parce que vous les considérez comme parties intrinsèques de votre propre corps ; de même je sens que toutes ces personnes sont des membres organiques de ce corps-ci (…). Je n’ai aucun sens de l’ego ni de la séparation. En moi, chacun de vous a dans une égale mesure la hauteur et la profondeur de l’éternité”.

Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : “Est-ce que j’ai raison de penser que vous êtes Dieu “. Shrî Mâ répondit : “Il n’y a rien si ce n’est Lui ; tous et toutes ne sont que des formes de Dieu. À l’intérieur de votre personne aussi, tout n’est qu’une forme de Dieu. Dans d’autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan (« vision du divin »).”

Sri Aurobindo

Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 août 1872 à Calcutta – 5 décembre 1950 à Pondichéry) est un des leaders du mouvement pour l’indépendance de l’Inde, un philosophe, poète et écrivain spiritualiste et mystique. Il a développé une approche nouvelle du yoga, le yoga intégral.

Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanité au-delà de la lutte légitime pour l’indépendance de l’Inde, il se consacre à ses recherches spirituelles et à la composition de ses œuvres.

De plus en plus de disciples commencent à venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matérielle de l’âshram fondé officiellement dans les années 1920.

Il considère que le sens de son âshram est d’être un « laboratoire évolutif ».

Selon lui, l’homme n’est aujourd’hui qu’à un niveau imparfait de son évolution ; il faut pour lui reconnaître que «l’homme est un être de transition». Quand Charles Darwin avoue «comme confesser un meurtre» avant sa publication de l’Origine des espèces, cela concerne le fait de reconnaître que l’humanité appartient à la même famille que les singes.

Pour Sri Aurobindo, admettre l’évolution des espèces va plus loin encore. L’admettre revient à nous faire considérer la possibilité que l’être humain soit un chaînon vers une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce dont l’homme serait une transition ne serait pas forcément dotée d’une conscience compréhensible pour la conscience mentale humaine. Cette conscience nouvelle dont serait dotée cette nouvelle espèce pourrait être incompréhensible pour l’homme comme la conscience humaine mentale l’est pour les autres animaux.

Cependant Sri Aurobindo envisage une différence évolutive importante avec les évolutions d’espèces précédentes : nous pouvons a priori la concevoir et surtout nous pourrions peut-être y collaborer consciemment.

Le chemin conscient de notre évolution est d’après lui à chercher dans le développement de nos capacités spirituelles. Un développement plus radical des capacités spirituelles déjà explorées par l’humanité aboutirait selon lui un jour à l’éveil d’une dimension encore tout à fait inconsciente. La manifestation d’une telle dimension de conscience marquerait le saut évolutif propre à la manifestation d’une nouvelle espèce.

Sri Aurobindo entrera, en 1926, dans une retraite pour se consacrer exclusivement à la manifestation terrestre du supramental.

Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une formation d’énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l’instrument utilisé), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage».

Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’évolution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matérialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience.

Pour Sri Aurobindo, découvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.

Le yoga intégral élaboré par Aurobindo voudrait permettre la progression spirituelle individuelle et collective vers ce nouvel état : le mysticisme de Sri Aurobindo est actif, car il cherche à modifier dès à présent notre monde sur le plan matériel de son évolution.

Auroville

Auroville (« la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore »1) est une ville expérimentale située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans l’État du Tamil Nadu en Inde.

Elle fut créée en 1968 par une Française, Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de la Mère et compagne spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Auroville a pour vocation d’être, selon les termes de sa conceptrice, « le lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités».

Aujourd’hui, les Aurovilliens, issus d’une trentaine de pays, sont organisés en 35 unités de travail : agriculture, informatique, éducation, santé, artisanat, etc. Désert à l’origine, le lieu est maintenant parfaitement viable.

L’UNESCO a soutenu le projet depuis le début.

  • Auroville n’appartient à personne en particulier. Elle appartient à toute l’Humanité.
  • Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète.

Quatre zones :

  • industrielle : industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs
  • résidentielle : 45 % habitat et 55 % verdure
  • internationale : pavillons nationaux et culturels
  • culturelle : activités éducatives, artistiques, culturelles et sportives

Basilique Sainte Marie Madeleine

La basilique de Sainte Marie Madeleine de Saint Maximin la Sainte Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence.

Origine de l’implantation

Selon la tradition, Marie Madeleine (ou Marie de Béthanie, soeur de Marthe et de Lazare) fuyant les persécutions d’Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa soeur . Après avoir débarqué aux Saintes Maries de la Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte Baume pendant qu’elle évangélisait la Provence. À
sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint Maximin la Sainte Baume.

Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l’abbaye de Saint Victor
à Marseille. Au VIIIème siècle, les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l’abri les précieuses reliques . Le culte de la sainte reste cependant vivace.

Historique de la construction de la Basilique

En 1295 Charles II d’Anjou, devenu Comte de Provence et Roi de Sicile, décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau, une basilique et un couvent de dominicains ; il confie l’établissement des plans de l’ensemble de la construction au « Magister Petrus Gallicus, protomagister operum curiæ » : ce serait donc Pierre d’Agincourt, mais il n’est pas certain qu’il ait effectivement réalisé le début de la construction . Après quelques années d’arrêt, la reprise des travaux avec l’architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici , s’effectue avec une grande ampleur à partir de 1305 . Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint Maximin, de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328 . En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L’entrée de la crypte se situe alors en dehors de l’église. En 1404 on sait que l’abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

La crypte

Elle se présente sous la forme d’une salle rectangulaire voûtée orientée nord sud, donc perpendiculaire à l’axe de la basilique. Elle mesure 4,25 m du nord au sud et 4,48 m de l’est à l’ouest. Il s’agit probablement d’un caveau paléochrétien du IVème siècle primitivement revêtu d’un revêtement décoratif soit tout en marbre, soit en marbre et en enduits peints . Elle constitue le coeur de la basilique. Le double escalier qui y conduit a été réalisé au XVIème siècle mais n’a fait que remplacer l’escalier primitif . La voûte actuelle n’est pas d’origine mais a été refaite à l’époque de la construction de la quatrième travée au XVème siècle. Au fond de la crypte, dans la paroi sud, est creusée un alvéole dans lequel est placé le reliquaire de sainte Marie Madeleine.

Le reliquaire contient un crâne qui selon la tradition serait celui de Marie Madeleine. Un tube de cristal scellé à ses deux extrémités est attaché au reliquaire ; il contient le « Noli me tangere » (Ne me touche pas) lambeau de chair ou de tissu osseux adhérant à l’os frontal de la sainte où Jésus aurait posé ses doigts le jour de la résurrection. Ces ossements font partie de ceux découverts au cours des fouilles réalisées par Charles II. Ils étaient contenus dans un reliquaire d’or et d’argent avec une couronne d’or et de pierreries. Ce reliquaire et tous les autres de la basilique ont disparu à la Révolution. Le reliquaire actuel a été sculpté en 1860 par Didron suivant un dessin de l’architecte Henri Révoil.

La crypte renferme également quatre très beaux sarcophages ; un au fond (paroi sud) celui de MarieMadeleine, deux à gauche (paroi est) ceux de sainte Marcelle et des saints innocents et un à droite (paroi ouest) celui de saint Sidoine.

Fatima