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Sages Hindous

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, nĂ©e le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » Ă  but humanitaire et Ă©cologique dont le siège est au KĂ©rala (extrĂŞme Sud-Ouest de l’Inde).

AppelĂ©e communĂ©ment Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais dĂ©clare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualitĂ© (advaĂŻta vĂ©danta) et de la dĂ©votion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dĂ©votionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de consĂ©quence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit rĂ©aliser de nombreuses tâches mĂ©nagères et est parfois battue. Elle interrompt l’Ă©cole Ă  dix ans et devient servante chez des voisins.

Ă€ treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, Ă  22 ans, elle obtient la libĂ©ration (moksha) Ă  la suite d’une intense pĂ©riode d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Mâ Ananda Moyî

Nirmalâ Sundari Devî
(30 avril 1896 Ă  Kheora en Inde, (aujourd’hui au Bangladesh) – Kishanpur, 27 aoĂ»t 1982),
plus tard nommĂ©e Mâ Ananda MoyĂ® par Jyotish Chandra Ray1 ou Mâ Ananda MayĂ®, Sri Anandamayi Ma, est considĂ©rĂ©e dans l’hindouisme comme une grande sainte de l’Inde du xxe siècle et perçue par ses disciples comme un avatar.

Pour toute formation scolaire, elle alla Ă  l’Ă©cole primaire durant deux ans. Elle n’a «jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrĂ©es et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais Ă©tĂ© enseignĂ©e.» MalgrĂ© cela, elle semblait connaĂ®tre toutes les voies.

L’initiation

De 1918 Ă  1923, elle dĂ©cide de «jouer le rĂ´le d’une ascète». Traditionnellement, l’ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme les mantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencĂ© Ă  rĂ©citer les mantras ou Ă  prendre des postures yogiques en mĂ©ditation.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu »

Mâ reçoit autant de gens en prenant soin de leurs souffrances : “Si vous pensez que cela m’est dĂ©sagrĂ©able, c’est uniquement parce que vous faites une distinction entre votre corps et le leur. Vous ne ressentez pas comme un lourd fardeau de porter votre tĂŞte, vos mains et vos pieds, vos doigts, vos membres, parce que vous les considĂ©rez comme parties intrinsèques de votre propre corps ; de mĂŞme je sens que toutes ces personnes sont des membres organiques de ce corps-ci (…). Je n’ai aucun sens de l’ego ni de la sĂ©paration. En moi, chacun de vous a dans une Ă©gale mesure la hauteur et la profondeur de l’Ă©ternitĂ©”.

Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : “Est-ce que j’ai raison de penser que vous ĂŞtes Dieu “. ShrĂ® Mâ rĂ©pondit : “Il n’y a rien si ce n’est Lui ; tous et toutes ne sont que des formes de Dieu. Ă€ l’intĂ©rieur de votre personne aussi, tout n’est qu’une forme de Dieu. Dans d’autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan (« vision du divin »).”

Sri Aurobindo

Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 aoĂ»t 1872 Ă  Calcutta – 5 dĂ©cembre 1950 Ă  PondichĂ©ry) est un des leaders du mouvement pour l’indĂ©pendance de l’Inde, un philosophe, poète et Ă©crivain spiritualiste et mystique. Il a dĂ©veloppĂ© une approche nouvelle du yoga, le yoga intĂ©gral.

Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanitĂ© au-delĂ  de la lutte lĂ©gitime pour l’indĂ©pendance de l’Inde, il se consacre Ă  ses recherches spirituelles et Ă  la composition de ses Ĺ“uvres.

De plus en plus de disciples commencent Ă  venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matĂ©rielle de l’âshram fondĂ© officiellement dans les annĂ©es 1920.

Il considère que le sens de son âshram est d’ĂŞtre un « laboratoire Ă©volutif ».

Selon lui, l’homme n’est aujourd’hui qu’Ă  un niveau imparfait de son Ă©volution ; il faut pour lui reconnaĂ®tre que «l’homme est un ĂŞtre de transition». Quand Charles Darwin avoue «comme confesser un meurtre» avant sa publication de l’Origine des espèces, cela concerne le fait de reconnaĂ®tre que l’humanitĂ© appartient Ă  la mĂŞme famille que les singes.

Pour Sri Aurobindo, admettre l’Ă©volution des espèces va plus loin encore. L’admettre revient Ă  nous faire considĂ©rer la possibilitĂ© que l’ĂŞtre humain soit un chaĂ®non vers une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce dont l’homme serait une transition ne serait pas forcĂ©ment dotĂ©e d’une conscience comprĂ©hensible pour la conscience mentale humaine. Cette conscience nouvelle dont serait dotĂ©e cette nouvelle espèce pourrait ĂŞtre incomprĂ©hensible pour l’homme comme la conscience humaine mentale l’est pour les autres animaux.

Cependant Sri Aurobindo envisage une diffĂ©rence Ă©volutive importante avec les Ă©volutions d’espèces prĂ©cĂ©dentes : nous pouvons a priori la concevoir et surtout nous pourrions peut-ĂŞtre y collaborer consciemment.

Le chemin conscient de notre Ă©volution est d’après lui Ă  chercher dans le dĂ©veloppement de nos capacitĂ©s spirituelles. Un dĂ©veloppement plus radical des capacitĂ©s spirituelles dĂ©jĂ  explorĂ©es par l’humanitĂ© aboutirait selon lui un jour Ă  l’Ă©veil d’une dimension encore tout Ă  fait inconsciente. La manifestation d’une telle dimension de conscience marquerait le saut Ă©volutif propre Ă  la manifestation d’une nouvelle espèce.

Sri Aurobindo entrera, en 1926, dans une retraite pour se consacrer exclusivement Ă  la manifestation terrestre du supramental.

Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un Ă©noncĂ© de la vĂ©ritĂ© des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expĂ©rience des objets, leur structure, leur mathĂ©matique, une impression coordonnĂ©e et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-mĂŞme est quelque chose (peut-ĂŞtre une formation d’Ă©nergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaĂ®t Ă  notre mental et Ă  nos sens et Ă  certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils dĂ©terminent largement leurs propres rĂ©sultats, la Nature adaptant ses rĂ©ponses Ă  l’instrument utilisĂ©), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage».

Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’Ă©volution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matĂ©rialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle oĂą la conscience est Ă©largie, se dĂ©passant elle-mĂŞme en supra-conscience.

Pour Sri Aurobindo, dĂ©couvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un Ă©clairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcĂ©ment Ă  cĂ´tĂ© de la conscience cachĂ©e au cĹ“ur de la matière.

Le yoga intégral élaboré par Aurobindo voudrait permettre la progression spirituelle individuelle et collective vers ce nouvel état : le mysticisme de Sri Aurobindo est actif, car il cherche à modifier dès à présent notre monde sur le plan matériel de son évolution.

Auroville

Auroville (« la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore »1) est une ville expĂ©rimentale situĂ©e Ă  une dizaine de kilomètres au nord de PondichĂ©ry dans l’État du Tamil Nadu en Inde.

Elle fut crĂ©Ă©e en 1968 par une Française, Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de la Mère et compagne spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Auroville a pour vocation d’ĂŞtre, selon les termes de sa conceptrice, « le lieu d’une vie communautaire universelle, oĂą hommes et femmes apprendraient Ă  vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delĂ  de toutes croyances, opinions politiques et nationalitĂ©s».

Aujourd’hui, les Aurovilliens, issus d’une trentaine de pays, sont organisĂ©s en 35 unitĂ©s de travail : agriculture, informatique, Ă©ducation, santĂ©, artisanat, etc. DĂ©sert Ă  l’origine, le lieu est maintenant parfaitement viable.

L’UNESCO a soutenu le projet depuis le dĂ©but.

  • Auroville n’appartient Ă  personne en particulier. Elle appartient Ă  toute l’HumanitĂ©.
  • Auroville sera le lieu des recherches matĂ©rielles et spirituelles pour donner un corps vivant Ă  une unitĂ© humaine concrète.

Quatre zones :

  • industrielle : industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs
  • rĂ©sidentielle : 45 % habitat et 55 % verdure
  • internationale : pavillons nationaux et culturels
  • culturelle : activitĂ©s Ă©ducatives, artistiques, culturelles et sportives
Fatima
Notre Dame de Lourdes
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