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Sainte Bernadette Soubirous

Divines Apparitions

Apparitions, stigmates, lévitations…, les miracles associés
à la religion, en particulier catholique, sont légion.

L’Église n’accepte pas tout, mais entretient la flamme.
Retour sur les multiples visages de  l’« extra-ordinaire »

Au chapitre des apparitions, les plus célèbres sont sans aucun doute celles de :

Marie de Nazareth

La mère de Jésus est apparue dans plus de cent dix lieux répertoriés depuis l’an 850, en incluant les manifestations miraculeuses comme les icônes qui pleurent. En tout, des milliers de mariophanies ont été comptabilisées, mais selon l’historien Joachim Bouflet, seules 2 % auraient été authentifiées. Bien sûr, dans de nombreux cas, il s’agit d’apparitions multiples, parfois sur de longues périodes. Ainsi, celles survenues à

  • Le Laus (Hautes-Alpes), où la Vierge est apparue de mai à août 1664 à Benoîte Rencurel, qui fut déclarée vénérable en 1872 (reconnaissance officielle par Mgr Di Falco le 4 mai 2008) ;
  • Pocs, en Hongrie, une icône « Hodigitria » de Marie se mit à verser des larmes pendant un mois, en 1696, devant les fidèles ébahis réunis pour la messe. L’icône fut transférée, mais une autre pleura à nouveau pendant deux semaines en août 1715. Et le phénomène se manifesta encore près de deux siècles plus tard, en 1905, pendant plus d’un mois.
  • Lourdes – L’année 1858 est bien sûr célèbre pour l’apparition de l’Immaculée Conception à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, à Lourdes, qui se reproduisit du 11 février au 16 juillet. Bernadette vécut jusqu’en 1879 et fut canonisée en 1933.
  • Fatima – En 1917, c’est la fameuse apparition de Notre-Dame de Fatima au Portugal, du 13 mai au 13 octobre, devant trois jeunes bergers dont deux furent béatifiés en 2000 par le pape Jean-Paul II. Ce dernier était en effet concerné par la troisième partie du « secret de Fatima », qui annonçait prétendument l’attentat dont il fut victime en 1981. La 1ère partie était une vision de l’enfer, et la 2ème partie expliquait comment mettre fin à la grande guerre. Le 3ème secret parle de la mise à mort d’un pape, mais peut aussi être compris comme une métaphore de la fin de l’Église catholique. De fait, les secrets ont fait l’objet de lectures et d’interprétations de toutes sortes. Rappelons que l’ingénieur Christel Seval a vu dans le cas de Fatima un lien avec le phénomène ovni (La Vierge et les extraterrestres).
Danse du soleil

Selon Joachim Bouflet, l’apparition de Fatima ne souffre aucune contestation. « C’est un événement unique dans l’histoire de l’Église, une mariophanie capitale de notre temps », explique-t-il. Le miracle sera certifié par l’Église treize ans après.

Le phénomène de la « danse du soleil » accompagnant la vision est bien connu. Plus de 70 000 fidèles et une poignée d’observateurs athés ont vu sur place le soleil tourbillonnant « avec une vitesse impétueuse ».

Marche à reculons

Une autre mariophanie « bien déroutante » selon Joachim Bouflet s’est déroulée à Garabandal, petit hameau perdu des monts Cantabrique en Espagne. En 1961, Marie apparaît là aussi à quatre fillettes. Elle est vêtue de blanc et de bleu, demande pénitence et sacrifices, dénonce « le chemin de perdition » emprunté par certains membres du clergé.

Plus tard, des phénomènes extraordinaires vont se dérouler devant une foule de témoins et même des caméras : lévitation, marche à reculons à toute vitesse, transes, chutes sans plaie aucune.

Les extases des enfants, individuelles ou collectives, se manifesteront plus d’un millier de fois jusqu’au 20 janvier 1963, et seront même souvent annoncées plusieurs jours à l’avance. Le culte s’est lui aussi maintenu à travers le temps, d’autant qu’un grand miracle a été annoncé dans le dernier message de Marie. Il se produira un jeudi soir à 20 h 30 d’une année non précisée, coïncidera avec un événement important pour l’Église, et est destiné à convertir le monde entier.

Notons que les apparitions de Marie se manifestent souvent à des enfants. Question de pureté d’âme sans doute. Ainsi, tout comme à Garabandal, « une belle dame s’inscrivant au coeur d’un cercle d’étoiles » apparaît à six enfants âgés de 4 à 12 ans à Pontmain (Mayenne) en 1871. L’un d’eux décrit « une robe d’un bleu très profond », parsemée « d’étoiles d’or à cinq pointes, de même grandeur », qui « brillent sans émettre aucun rayon… ».

Et le Christ ?

Au final, Marie est apparue aux quatre coins de la planète, avec certes une prédilection pour l’Europe catholique. On l’a vue en Inde, en Amérique du Sud, en Afrique, en Corée, en Océanie.

Mais elle est également apparue à des protestants qui se sont convertis sur le champ, ainsi qu’à des musulmans en Égypte ou au Liban. Elle parle, elle sourit, elle pleure, elle guérit… L’Église accorde son imprimatur avec parcimonie et ses membres se querellent indéfiniment autour de certains cas, jusqu’au schisme.

Pourquoi les apparitions du Christ sont-elles moins « célèbres que celles de Marie ? Dieu fait homme est-il moins « accessible » que la figure de la mère ?

Le Christ est en fait plus connu pour ses miracles, ceux du Nouveau Testament en premier lieu. Aux noces de Cana, il change l’eau en vin, un « nectar » disent les convives. En rompant sept pains, il nourrit une foule de quatre mille personnes. Il apaise une tempête, il ressuscite Lazare d’entre les morts, il marche sur les eaux… Autant de prodiges auxquels s’ajoutent vingt-cinq récits de guérisons miraculeuses.
Le plus grand miracle est sa propre résurrection, trois jours après sa mort. Si les miracles sont au coeur de la tradition chrétienne, seules les traditions catholique et orthodoxe les reconnaissent comme réels, et les considèrent réalisables par des saints.

Visages de Bélmez

Apparitions toujours, mais de visages cette fois avec l’affaire des « visages de Bélmez ». Dans une maison ordinaire de ce village d’Espagne, un visage est spontanément apparu sur le sol de la cuisine le 23 août 1971. Impossible de l’effacer, on décide de changer le plancher, et voilà un nouveau visage qui apparaît. Pendant de nombreux mois, ce sont plusieurs visages qui vont ainsi se dessiner sur le sol de la cuisine et dans d’autres pièces. Certains sont changeants, d’autres apparaissent puis disparaissent.
Aucune enquête n’a pu prouver de supercherie, en revanche il est également apparu… que la maison se situait à l’emplacement de plusieurs cimetières qui s’étaient succédé au fil des siècles !

Stigmates

Les stigmates sont une autre manifestation « paranormale » de la foi. Comme le rappelle Jean-Pierre Girard dans l’Encyclopédie du Paranormal (J’ai Lu, 1963), on utilise le terme de dermographisme pour désigner la stigmatisation en dehors d’un contexte religieux. Robert Tocquet dans Les Mystères du Surnaturel estime que la stigmatisation est le plus souvent un fait religieux, mais qu’il peut aussi être un fait expérimental ou même… diabolique. De fait, il montre qu’il peut être suggéré, par conséquent il peut aussi être autosuggéré.

Ce phénomène illustre-t-il la puissance de l’inconscient, plus que celle de la foi ?

Les mystiques chrétiens stigmatisés célèbres sont :

  • François d’Assise,
  • Catherine de Sienne,
  • Thérèse d’Avilla,
  • Padre Pio,
  • Thérèse Neumann…

L’islam mentionne également des cas de stigmatisations qui rappellent les blessures subies par le Prophète. Dans le cas des catholiques, les blessures de la Passion du Christ ne s’infectent pas, mais exsudent légèrement et régulièrement.

Recevoir les stigmates est une grâce, et s’accompagne bien sûr d’autres manifestations.

Un des premiers cas de stigmatisation étudié par la science remonte au début du XIXe siècle, avec Anne-Catherine Emmerich, dite « la nonne de Dülmen ». En 1813, alors que Napoléon tenait l’Europe, une pauvre religieuse de Westphalie subsistait presque sans manger ni boire, avait des visions, lisait dans les pensées, assistait en esprit à des événements lointains ou anciens, lévitait… et portait des stigmates qui saignaient chaque vendredi. Dans un contexte tendu entre protestants et catholiques, la nonne fut au coeur d’intenses querelles, mais l’abbé Manesse rapporte qu’elle fit l’objet d’un suivi médical très rigoureux mandaté par le vicariat.

Selon Jean-Pierre Girard, le cas le mieux étudié à ce jour reste celui de la Belge Louise Lateau, dont les stigmates furent visibles de 1869 à sa mort en 1884. Aucune explication n’a bien sûr été trouvée par la ribambelle de savants qui se sont relayés à son chevet, mais une communication à l’Académie belge de médecine a précisé que tous les contrôles et examens possibles avaient été réalisés.

Cas d’inédie

Le sociologue du CNRS Jacques Maître a consacré des années d’étude à ces cas, et regrette que la science ne soit pas assez souvent convoquée par l’Église pour authentifier le « miracle ».

Un seul cas d’inédie, ou vie sans alimentation a ainsi été étudié par Pierre Janet à la fin du XIXe siècle, et ce dernier a fait part de sa perplexité.

Dans le cas de Marthe Robin, elle aussi stigmatisée et qui ne se nourrissait que d’hosties, Jacques Maître explique qu’il a parlé avec plusieurs membres de sa famille, dont la personne qui veillait quotidiennement sur elle. Il apparaît que Marthe Robin se disait absolument disposée à se soumettre à des examens médicaux si l’Église le lui demandait. Or, aucune autorité ecclésiale n’a pris d’initiative en ce sens.

Miracles dans les autres Religions
Dans l’islam

L’ex-recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a écrit qu’il n’existe pas de « méthodologie rigoureusement établie sur les guérisons miraculeuses ». La maladie vient de Dieu et toute guérison, même non miraculeuse, est un bienfait de Dieu. Il existe des rites de guérison très anciens, notamment dans le soufisme.
De grands mystiques tels Sohra-Wardi ont bénéficié de faits miraculeux ou de visions. L’islam distingue les faits prodigieux rapportés à des saints (walis) ou mystiques (guérisons, lévitations, bilocations, contrôle des éléments, etc.), et les miracles liés à la mission et la vie des prophètes, qui garantissent l’authenticité même de cette mission. Ainsi, « la résurrection d’un mort est un miracle, mais la guérison d’un lépreux ou d’un paralytique, un prodige (Karamat) lorsqu’elle survient du fait d’un thaumaturge ou d’une invocation adressée à Dieu », précise le Dr Boubakeur.
(Voir aussi www.miraclesducoran.com)

Dans le judaïsme

Le premier miracle est la création du monde. La maladie est un malheur et, selon Maimonide, Dieu donne l’obligation de traiter les maladies. « La prière a une importance capitale », précise le Dr Charles Sulman (dans Les Voies de la guérison, Thouvenin). Tout médecin doit prier, et c’est Dieu qui guérit. « La croyance en l’effet curatif d’un endroit saint ou d’une sainte relique est inconnue du judaïsme », mais il reconnaît, tout comme l’islam, les « guérisons miraculeuses » de l’Ancien Testament. Hanina ben Dossa est célèbre pour ses prières qui guérissaient. De nos jours, certains rabbins cabalistes obtiendraient des guérisons inexpliquées.

Dans l’hindouisme

Le miracle est « quotidien », car l’ascèse du malade produit des phénomènes qui entraînent la guérison, explique Bernard Thouvenin (Les Voies de la guérison). Le malade doit lui-même prier, et offrir des dons. Shiva est invoquée, mais aussi les grandes forces de la nature, avec rituels de guérison et offrandes.

Dans le bouddhisme

Le concept de guérison est central, car tout le chemin vise à se libérer de la souffrance. Le Bouddha a soigné, mais fait peu de guérisons « miraculeuses ». Les prodiges ne manquent cependant pas : lévitation des moines, pouvoirs psychiques. Aujourd’hui encore, « le petit Bouddha » (Ram Bahadur Bomjon) serait en méditation depuis des années au Népal. Il n’aurait ni mangé ni bu pendant six mois, soit un cas inédit d’inédie – a attiré plus de 200 000 pèlerins du monde entier.

Bernadette Soubirous

BERNADETTE SOUBIROUS voit le jour le 7 janvier 1844 à Boly, dans l’avant-dernier des 5 moulins échelonnés à quelques pas les uns des autres, au bord du ruisseau de Lapaca, entre le château fort de Lourdes et les collines couvertes de prés et de bois qui s’élèvent vers Bartrès.

Bernardette est une enfant désirée, car sa naissance comble un mariage d’amour, dont l’origine a surgi d’un malheur. Le 1er juillet 1841, Justin Casterot, le meunier de Boly, a trouvé la mort dans un accident de charette. Sa veuve, Claire, se retrouve seule avec 4 grandes filles et un moulin. Pour subsister, elle décide de marier l’aînée, Bernade, âgée de 19 ans, à un garçon de la corporation : François Soubirous, un gaillard de 34 ans, issu d’une vieille famille lourdaise peu fortunée. Il se rend avec plaisir au moulin mais préfère la cadette, Louise, une blonde aux yeux bleus. Bien qu’à cette époque, les intérêts dépassent souvent les sentiments, François parvient à convaincre sa future belle-mère de sa préférence pour Louise. Leur mariage est célébrée le 9 janvier 1843.

Le 9 janvier 1844, Bernadette est baptisée, sous le nom de Bernarde-Marie. Elle est au début choyée par sa mère, une grande-mère, 3 tantes et la marraine, Bernarde, la fiancée délaissée. Un soir de novembre 1844, Louise, qui attend un 2ème enfant, se brûle gravement avec une chandelle de résine suspendue à la cheminée. Ne pouvant plus nourrir Bernadette, elle décide de la confier à Marie Lagües qui vient de perdre son aîné, Jean, 18 jours après l’accouchement. Celle-ci accepte de prendre Bernadette en nourrice pour 5 francs par mois, et ce, pour une durée d’un an et demi.

L’année où le pape Pie IX définit l’Immaculée Conception de Marie, François Soubirous se retrouve au chômage et devient ouvrier-manoeuvre pour 1,20 franc par jour.

Alors que le baron Haussmann transforme Paris en cité lumière et que la bourgeoisie du Second Empire s’enrichit. Lourdes connaît l’épreuve de la disette parmi les pauvres. Les plus démunis s’entassent dans un quartier insalubre, au pied des vieux remparts. A l’automne 1855, une épidémie de choléra cause la mort de 30 personnes, dont la grand-mère Castérot. Bernadette, également atteinte, subit le traitement de l’époque : on lui bouchonne le dos avec de la paille jusqu’au sang. Elle sera asthmatique jusqu’à sa mort.

Avec 900 francs d’héritage, les Soubirous louent un moulin à Arcizac, près de Lourdes. Mais ce n’est qu’un court répit. La récolte de 1856 s’avère désastreuse. La famine sévit à nouveau. Le prix du pain fait plus que doubler. Au début de l’hiver 1857, les Soubirous sont de nouveau à la rue. André Sajous, cousin germain de Louise Soubirous, leur loue le cachot de l’ancienne prison de Lourdes désaffectée pour cause d’insalubrité.

François, sa femme et leurs 3 enfants, Bernadette (15 ans), Toinette (12 ans) et Jean-Marie (7 ans) s’entassent dans ce rez-de-chaussée malodorant, rue des Petits Fossés, située dans la partie haute et centrale de la ville, près du château fort. La pièce ne reçoit le jour que par une petite fenêtre munie de barreaux de fer. Au cachot, on connaît la faim. Non seulement le pain manque, mais on ne peut même pas s’offrir la maigre bouillie de maïs qui “tient le ventre”. Le petit frère est surpris en train de manger la cire des cierges à l’église.

Le 27 mars 1857, les gendarmes arrêtent François Soubirous, accusé injustement de vol de farine. Le boulanger Maisongrosse l’a dénoncé pour l’unique motif inscrit dans les actes de la procédure : “C’est l’état de sa misère qui m’a fait croire qu’il pourrait être l’auteur de ce vol”. On mettra 1 semaine pour s’apercevoir qu’il est innocent. Aucun des enfants Soubirous ne reçoit d’instruction. Bernadette doit travailler, tantôt comme chiffonnière, tantôt comme gardienne d’enfant, le plus souvent comme serveuse dans un cabaret tenu par la tante Bernade.

L’asthme chronique de Bernadette la fait tousser au moindre effort. Pour se soigner, elle part en 1857 chez sa nourrice d’enfance à Bartrès, garder les moutons, comme bergère sans gages. La bergerie, c’est une longue solitude, mais tout de même un refuge amical. Sa joie, c’est de mener ses moutons dans les pacages au-dessus de Lourdes. Bernadette sait apprécier cette solitude choisie, cette nature paisible et tendre. Elle respire à pleins poumons l’air pur des pâturages. Elle contemple la vallée et la Gave à ses pieds, et communie avec la splendeur du paysage. Bernadette est alors une adolescente menue, presque chétive.

Marie Lagües s’est chargée de la préparer pour sa 1ère communion. Le soir, après dîner, pendant que son mari, le sabotier, travaille à la lueur d’une bougie, la vieille femme fait répéter laborieusement des phrases à Bernadette. C’est une rude épreuve pour la jeune fille, car sa mémoire n’a jamais travaillé, faute d’être allée à l’école. Tout s’enfuit. La nourrice martèle les syllabes, mais Bernadette n’en est que plus bloquée. Elle ne retient pas les paroles abstraites. Alors, parfois, la nourrice qui est un peu soupe-au-lait, jette le catéchisme à travers la pièce et s’emporte : “Tiens ! tu es trop bête ! Jamais tu ne pourras faire ta 1ère communion ! Tu ne retiens rien !

Au cachot, on fait chaque jour la prière du soir, et la voix ferme de Bernadette émerge à travers le plafond. Le cousin Sajous, qui loge à l’étage au-dessus, en témoignera. Bernadette vit une profonde union à Dieu, sans bagage d’instruction religieuse, dans une grande indigence de langage et de moyens.

C’est finalement à l’école gratuite des soeurs de l’Hospice, dans la “classe des indigents”, où elle a été admise avec sa soeur Toinette et leur amie Jeanne Baloum, que Bernadette finit par apprendre à lire.

Elle peut faire sa 1ère communion grâce à l’abbé Ader qui tente de lui enseigner le catéchisme. Pédagogue admirable, il a pressenti avant tout le monde quelle profondeur se cache sous l’apparente lenteur d’esprit de cette enfant timide. Il dit un jour à Bernadette : “Tu ne sais rien, mais tu comprends tout…” L’abbé Ader, qui a choisi la vocation monastique, chez les Bénédictins, la recommande à l’abbé Pomian, l’aumônier de l’Hospice, qui accepte de l’inscrire au catéchisme préparatoire.

Après les apparitions et la Commission d’enquête, Bernadette arrive à Nevers le 7 juillet 1868 et reçoit l’habit des soeurs de la Charité et de l’Instruction chrétienne du couvent de Saint Gildard, le 29 du même mois. Elle s’appelle désormais soeur Marie-Bernard.

Victime de la tuberculose, elle meurt le mercredi de Pâques 1879, à 3 heures de l’après-midi, à l’heure même où le Christ mourut sur la croix. Bernadette Soubirous est déclarée “Bienheureuse” en juin 1925 par le pape Pie XI, et canonisée le 8 décembre 1933, le jour de l’Immaculée Conception.

Depuis août 1925, elle repose dans une chasse de la chapelle du couvent Saint Gildard.

Le secret de Lourdes, c’est Bernadette

“Marie est venue chercher Bernadette, la fille de l’homme que les gendarmes avaient jeté en prison, parce qu’il était le plus pauvre de Lourdes”

Conférence du Père René Laurentin

Le 2 octobre 2013, le Père René Laurentin, prêtre et historien des apparitions de Lourdes, a donné une conférence sur le thème des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. L’originalité de son intervention a reposé sur le fait que le Père Laurentin commentait le texte des apparitions écrit par Bernadette elle-même, texte lu à haute voix par la comédienne lourdaise Jeanne Montaigu. Le Père Laurentin a rappelé que “le secret de Lourdes, c’est Bernadette Soubirous.”

“Bernadette n’a jamais accepté le moindre cadeau, rejetant les offrandes comme si un feu la brûlait”, a souligné Mgr Laurentin, qui y voit le signe de son intégrité morale.

Et aussi, peut être, l’expression d’une fidélité de la jeune voyante aux trois secrets qui lui auraient été révélés par Marie.

Cette vidéo propose de larges extraits de cette conférence à deux voix qui s’est déroulée dans une salle de la Cité Saint-Pierre du Secours Catholique en présence de plusieurs centaines de personnes. La soirée était organisée par la Cité Saint-Pierre notamment représentée ce soir-là par Gonzague Amyot d’Inville, son directeur, et Jean-François Courtille, son responsable de la communication. Une vidéo de L. Jarneau pour le site internet du sanctuaire http://www.lourdes-france.org

Fatima