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Apparition mariale

Fête de Notre Dame de Lourdes

La F√™te de Lourdes du 11 f√©vrier a √©t√© comme d’habitude un f√™te de la Foi et de la Ferveur, comme en t√©moignent les photos.

Cette journ√©e formidable commence par la Messe internationale dans l’immense Basilique Saint Pie X¬†(superficie de 12¬†000¬†m¬≤) qui est un moment unique d’union des nations chr√©tiennes francophones, anglophones, germanophones… avec la pr√©sence exceptionnelle du P√®re Ren√© Laurentin (99 ans),¬†grand historien de Lourdes, autobiographe de Sainte Bernadette.

Le point d’orgue est toujours la Procession mariale aux flambeaux du soir, qui est √† vivre absolument. La foule de p√®lerins se retrouve ensuite au pied de la Vierge Marie √† la grotte de Massabielle…

Lourdes est un bain de jouvance pour l’√Ęme
et un oc√©an de gr√Ęces !

Venez vous y ressourcer !

Lieu d’√©ducation par excellence sur le chemin mystique,
o√Ļ l’Esprit Saint veille √† tout et sur tous.

11 Février 2015 РJournée Mondiale des Malades à Lourdes

IMG_1908Chaque 11 février fête la 1ère apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, à la Grotte de Lourdes.

Près de 20 000 pèlerins étaient rassemblés en choeur pour cet anniversaire.

Quand on songe que l’opini√Ętret√© spirituelle de Sainte Bernadette, jeune fille pauvre d’entre les pauvres, a donn√© naissance √† un sanctuaire marial d’une telle dimension, d’une telle ferveur.

Ce miracle est un encouragement pour tous ceux qui se battent au quotidien et doutent d’eux-m√™mes…IMG_2095

Tout p√©lerinage √† Lourdes est un retour aux sources de l’√Ęme, tellement l’ambiance spirituelle est propice √† sa propre conversion, au pansement de nos plaies int√©rieures…

On va toujours √† Lourdes pour les bonnes raisons, m√™me si¬†au d√©part, nous sommes dubitatifs, une r√©ponse s’op√®re int√©rieurement.

Comme coupé du monde, le sanctuaire de Lourdes est une parenthèse dans nos vies agitées et trépidantes.

Prenez le temps d’une immersion d’un minimum de 2 jours, √† des moments forts du sanctuaire, pour se baigner dans le flot de la ferveur des p√©lerins.

C’est le conseil d’une “amie” qui ne vous veut que du bien !

Toutes les photos de notre séjour

Vidéo de la messe internationale du 11 février 2015 http://youtu.be/HPl9v2cxyLU

Saint Michel Garico√Įts

Saint Michel Garico√Įts

L’INFLUENCE DU SAINT DE B√ČTHARRAM

Michel Garico√Įts (1797-1863) a jou√© un r√īle dans la vocation de Bernadette. Surnomm√© ” le voyant de B√©tharram ” de son vivant, ceci en raison de ses qualit√©s d’√©coute et de discernement spirituel, Michel Garico√Įts, proclam√© saint en 1947, avait fond√© d√®s 1835, √† B√©tharram, la congr√©gation des P√®res du Sacr√©-CŇďur, une congr√©gation missionnaire qui rayonne aujourd’hui dans le monde entier.
Lourdes et B√©tharram sont distants de 15 km. Au moment des √©v√©nements √† Massabielle, B√©tharram est lieu de p√®lerinage marial depuis quatre ou cinq si√®cles, un lieu o√Ļ la Vierge prodigue gr√Ęces et miracles (entre 1620 et 1642, 82 miracles et faveurs y ont √©t√© d√©nombr√©s). En 1858, le p√®re Garico√Įts a 61 ans, Bernadette 14. Il croit imm√©diatement √† la r√©alit√© des Apparitions. Pour preuve ? A un missionnaire de Notre-Dame de Garaison qui s’√©criait ” Notre-Dame de Lourdes va faire tomber B√©tharram, ” Garico√Įts r√©pondit” Cela m’est √©gal, pourvu que la sainte Vierge soit honor√©e… Tenez, r√©citons le chapelet !
Tout laisse √† penser que Michel Garico√Įts √©tait ami de la famille Soubirous. Ce qui est s√Ľr, c’est qu’entre le 18 et le 25 juillet 1858, l’√©v√™que de Tarbes fit conduire Bernadette √† B√©tharram en vue de la soumettre au jugement ” √©clair√© ” de Garico√Įts. Ce dernier accueillit Bernadette avec joie, raconte-t-on, mais rien ne filtra de leur entrevue. ¬ę Les visages des deux voyants √©taient radieux ¬Ľ selon les t√©moins oculaires. Nous aimerions conna√ģtre la teneur de leurs propos : il n’en demeure jusqu’√† pr√©sent aucun indice. Et du c√īt√© des √©crits de ces deux saints ? Rien. Ils ne se citent pas une seule fois ! ” Les relations de la jeune dirig√©e et de son saint directeur d’√Ęme ont relev√© elles aussi du secret du Roi “, note le P√®re jean Oyh√©nart , ajoutant : ” Et c’est bien ainsi. En effet, l’un et l’autre ont voulu √™tre de simples, humbles et petits serviteurs dont le Seigneur et Notre-Dame ont voulu se servir.”
Quoi qu’il en soit, la spiritualit√© m√™me de Bernadette interroge aujourd’hui. Pourquoi l’ob√©issance, le sens de la souffrance et de la croix, le culte de la volont√© de Dieu… si proches de la pens√©e du P√®re Garico√Įts ?
Laurent JARNEAU avec les P√®res de B√©tharram, √† partir de l’article du p√®re Jean OYHENART paru dans Lourdes Magazine n¬į2, juin 1991
Lourdes Magazine num√©ro 100 ‚Äď f√©vrier 2001

Anniversaire de la 1ère apparition mariale à Lourdes

Galerie Photos
ci-dessous :
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Sainte Vierge de Lourdes
Voici les photos de Lourdes prises le 11 février 2014,
date anniversaire de la 1ère apparition mariale
par Sainte Bernadette Soubirous

Le sanctuaire de Lourdes est un lieu de ferveur,
o√Ļ chacun a la libert√© de pratiquer sa foi sans contrainte, sans a priori.

C’est une grande pri√®re en communion avec tous, fr√®res et soeurs venus des 4 coins du monde, d’une seule voix, d’un seul coeur.

  • Pour tous ceux qui cherchent,
  • Pour ceux qui veulent rallumer la flamme de la foi,
  • Etre en pr√©sence de quelque chose de fort,

Il faut se laisser emporter, comme un enfant, hors de la raison qui d√©cortique tout, ne pas s’attacher aux marchands de foi : Tout cela est temporaire mais ce qui se passe dans le sanctuaire est intemporel.

Lourdes d√©livre un message qui s’adresse √† votre √Ęme, de mani√®re ind√©libile, une empreinte invisible…

F√°tima

En 1915, Lucia dos Santos, une petite fille de 8 ans garde souvent le troupeau familial, en compagnie de 3 amies, pr√®s du hameau d’Aljustrel, au coeur du Portugal. Cette ann√©e-l√†, d’avril √† octobre, elle aper√ßoit une figure identique √† une statue de neige, que les rayons du soleil rendent presque transparente. “C’√©tait comme un nuage plus blanc que la neige, quelque chose de transparent, ayant forme humaine”, √©crira-t-elle plus tard. La manifestation reste indistincte et silencieuse. Sa famille, qui est mise au courant, n’y voit que r√™veries enfantines.

L’ann√©e suivante, un jour de printemps 1916, Lucia garde de nouveau son troupeau avec ses cousins Jacinthe et Fran√ßois Marto, √Ęg√©s respectivement de 6 √† 8 ans, sur la petite colline de Cabe√ßo. Un vent assez fort secoue subitement les arbres et leur fait lever les yeux pour voir ce qui se passe, car la journ√©e s’annonce belle. Les 3 enfants remarquent un jeune homme de 14 ou 15 ans, plus blanc que la neige, que le soleil le rend transparent comme le cristal, et d’une grande beaut√©. Lucie reconna√ģt en lui l’√©trange et silencieux visiteur de l’ann√©e pr√©c√©dente, mais distingue davantage son apparence. Il s’approche des enfants et se met √† parler :

¬†Ne craignez rien ! Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi !

L’Ange s’agenouille, baisse la t√™te vers le sol et dit :

¬†Mon Dieu, je crois, j’adore, j’esp√®re et je Vous aime
Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’esp√®rent pas, qui ne Vous aiment pas

Apr√®s avoir r√©p√©t√© cette pri√®re 3 fois, l’Ange se remet debout et dit :

Priez ainsi
Les Coeurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications

Puis, l’Ange dispara√ģt.
Une nouvelle apparition de l’Ange se d√©roule au coeur de l’√©t√© 1916, toujours devant les enfants. L’Ange leur demande de prier davantage, de faire des sacrifices et d’accepter avec soumission les souffrances que le Seigneur leur enverra.
Fin septembre, une 3√®me apparition ang√©lique s’accompagne d’une th√©ophanie eucharistique et d’une communion miraculeuse. L’Ange tient dans sa main gauche un calice, sur lequel est suspendue une hostie de laquelle tombent quelques gouttes de Sang dans le calice. Apr√®s avoir r√©cit√© 3 fois une pri√®re, en r√©paration des outrages, sacril√®ges et indiff√©rences qui offensent J√©sus pr√©sent dans le tabernacle, il fait communier les 3 enfants, r√©p√®te 3 fois la pri√®re puis dispara√ģt.
L’Ange ne devait plus appara√ģtre.

Les enfants, qui se souviennent des moqueries de l’ann√©e pr√©c√©dente, n’en parlent √† personne.
Ces manifestations ang√©liques commencent √† √™tre connues qu’√† partir de l’ann√©e 1917, suite aux apparitions mariales, mais seulement de quelques personnes, comme l’√©v√™que du dioc√®se.

Les 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 ao√Ľt et 13 septembre 1917, la Sainte Vierge se manifeste aux 3 enfants, dans la Cova da Iria, en pleine journ√©e. Elle appara√ģt √† chaque fois sous la forme d’une jeune Dame toute v√™tue de blanc, plus brillante que le soleil, r√©pandant autour d’elle une lumi√®re plus vive et plus intense qu’un verre de cristal plein d’eau claire, travers√© par les rayons du soleil le plus ardent.

Lors de la 1ère apparition, la Vierge commence par rassurer les gamins en leur disant de ne pas avoir peur. Elle déclare ensuite :

Je suis venue pour vous demander de venir ici 6 mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard, je vous dirai qui je suis et ce que je veux.
Ensuite, je reviendrai encore ici une 7ème fois

La s√©rie des 13 n’est interrompue qu’une seule fois en ao√Ľt. Les autorit√©s civiles, hostiles et inqui√®tes de la ferveur suscit√©e par les apparitions mariales, font emprisonner les enfants durant un jour et une nuit. La Vierge n’appara√ģt pas aux enfants dans leur prison, mais √† l’endroit habituel le 19 ao√Ľt.

En revanche les fid√®les qui se massent le 13 ao√Ľt sur les lieux des apparitions mariales, sont t√©moins de faits inoubliables : des coups de tonnerre et des √©clairs dans le ciel pur et bleu, ainsi qu’une sorte de nuage blanc qui vient se poser quelques instants sur un ch√™ne vert, tout proche des apparitions.

Lors des apparitions de l’ann√©e 1917, les 3 enfants voient bien la Vierge, mais Lucia est la seule √† l’entendre. La “Dame de lumi√®re” insiste beaucoup sur les fins derni√®res : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis. D√®s le 1er jour, Elle promet aux 3 enfants qu’ils iront au Ciel et r√©v√®le le destin post mortem de 2 jeunes filles, amies de Lucia, mortes peu de temps auparavant.

Le 13 juillet, les 3 enfants ont une vision terrifiante de l’enfer, pr√©sent√©e comme une mer de feu : image identique au Nouveau Testament. Il s’agit du 1er secret de Fatima, suivi de 2 autres. Lucia, devenue soeur Lucie, a rapport√© par la suite le contenu du 2nd secret de la Vierge :

Si vous faites ce que je vais vous dire, beaucoup d’√Ęmes se sauveront et vous aurez la paix
La guerre va finir. Mais, si vous ne cessez pas d’offenser Dieu, sous le r√®gne de Pie XI, commencera une autre guerre, pire

Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue,
sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes
par les moyens de la guerre, de la famine et des pers√©cutions contre l’Eglise et le Saint P√®re

Pour l’emp√™cher, je viendrai demander la cons√©cration de la Russie √† mon Coeur Immacul√©e
et la Communion réparatrice des premiers samedis.
Si l’on √©coute mes demandes,
la Russie se convertira et on aura la paix
Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde,
provoquant des guerres et des pers√©cutions contre l’Eglise

La Vierge annonce la fin de la 1√®re Guerre mondiale, l’expansion du communisme et les pers√©cutions contre l’Eglise, le d√©but d’une Seconde Guerre mondiale lors du r√®gne du pape Pie XI. Ce dernier meurt le 10 f√©vrier 1939.

La 3√®me partie du secret, r√©v√©l√© √† Lucia le 13 juillet 1979, porterait pour certains sur la fin du communisme en Europe √† la veille du XIX√®me si√®cle. C’est la version officielle du Vatican.

Les apparitions de Fatima re√ßoivent leur couronnement en ce que l’on appelle le miracle du 13 octobre 1917, √† la Cova di Iria, devant plus de 50 000 personnes. Tous purent voir le “miracle du soleil”, annonc√© par la Sainte Vierge le 13 juillet en ces termes :

En octobre, je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire

Même ceux qui ne croyaient pas aux apparitions en furent témoins.
C’est le cas du journaliste Avelino de Almeida, anticl√©rical convaincu, qui √©crit l’article suivant, dans le quotidien lib√©ral de Lisbonne O Seculo du 15 octobre 1917 :

“On voit l’immense multitude se tourner vers le soleil, qui appara√ģt au z√©nith, d√©gag√© des nuages. Il ressemble √† une plaque d’argent mat, et il est possible de le fixer sans le moindre effort. Il ne br√Ľle pas les yeux. Il n’aveugle pas. On dirait qu’il se produit une √©clipse. Mais voici que s’√©l√®ve une clameur immense et ceux qui sont plus pr√®s de la foule l’entendent crier : “Miracle ! Miracle !… Merveille !… Merveille !…” Aux yeux √©blouis de ce peuble, dont l’attitude transporte aux temps bibliques, et qui, stup√©fait, la t√™te d√©couverte, contemple l’azur du ciel, le soleil a trembl√©, le soleil a eu des mouvements insolites et brusques, en dehors de toutes les lois cosmiques, “le soleil a dans√©”, selon l’expression typique des paysans.”

Un autre témoin donne les détails suivants :

“On pouvait regarder le soleil sans √™tre incommod√©. On aurait dit qu’il s’√©teignait et se rallumait, tant√īt d’une mani√®re, tant√īt de l’autre. Il lan√ßait des faisceaux de lumi√®re, d’un c√īt√© et de l’autre, et peignait tout de diff√©rentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l’air. Mais la grande preuve du miracle, c’est que le soleil ne faisait pas mal aux yeux.”
Tout le monde √©tait immobile. Tout le monde se taisait… Tous regardaient le ciel. A un certain moment, le soleil s’arr√™ta, et puis recommen√ßa √† danser, √† tournoyer ; il s’arr√™ta encore une fois, et se remit encore une fois √† danser, jusqu’au moment, enfin, o√Ļ il parut se d√©tacher du ciel, s’avancer sur nous. Ce fut un instant terrible.”

Le ph√©nom√®ne dura une quinzaine de minutes, √† midi (heure solaire) et put √™tre vu √† 5 km √† la ronde. La pr√©sence de milliers de t√©moins prouve que quelque chose d’exceptionnel s’est d√©roul√©.

Knock Mhuire

L’apparition √† Knock Mhuire, en Irlande, rappelle celles de Pontmain et de Gietrzwalde. Le contexte historique est tout aussi dramatique. A Knock Mhuire, les paysans irlandais ne sont pas propri√©taires des terres qu’ils travaillent. L’Irlande de 1879 se trouve encore sous la totale domination de l’Angleterre. La maladie de la pomme de terre a occasionn√© une grave famine dans le pays, contraignant plus d’un million d’Irlandais √† √©migrer √† l’√©tranger. L’apparition mariale va √™tre un r√©confort spirituel pour tout le pays.

Le 21 ao√Ľt 1879, vers 19 heures, Marguerite Byrne, une jeune fille de 15 ans, rentre chez elle. Devant l’√©glise, elle voit une lumi√®re insolite sur l’un des murs ext√©rieurs. Mais elle n’y pr√™te pas attention. Peu apr√®s, Mary Mc Loughlin, une femme de 26 ans, passant elle aussi par l√†, voit 3 formes lumineuses sur le m√™me mur. Elle pense tout d’abord qu’il s’agit de statues. Au retour, accompagn√©e par une amie, elle voit toujours les 3 figures de lumi√®res sur le mur. Elle remarque qu’elles se mettent √† bouger. Elle comprend qu’il s’agit d’apparitions.

Pendant que d’autres personnes se rendent sur les lieux. Mary va pr√©venir le cur√© de la paroisse, qui n’accorde pas d’importance √† ce ph√©nom√®ne.¬† Il pense qu’il ne s’agit que d’un jeu de lumi√®re provoqu√© par l’une des vitres de l’√©glise. Pourtant une vingtaine de personnes affirment avoir contempl√© une sc√®ne extraordinaire.

Toutes vont √™tre interrog√©s en d√©tail par la Commission d’enqu√™te, form√©e peu apr√®s. Elles laissent des t√©moignages pr√©cis, dont celui de Patrick Hill, 14 ans :
“Nous v√ģmes les figures devant le mur : la Sainte Vierge, Saint Joseph, Saint Jean et un autel, avec un agneau sur l’autel et une croix derri√®re l’agneau (…).
Je contemplai distinctement la Tr√®s Sainte Marie. De grandeur naturelle, elle se tenait √† environ 2 pieds (60 cm) au-dessus du sol, en v√™tements blancs attach√©s au cou. Elle tenait ses mains comme si Elle √©tait en pri√®re, lev√©es √† la hauteur des √©paules et penchant l√©g√®rement vers son visage ; les paumes de ses mains face l’une √† l’autre. Ses yeux, tels que je les voyais, √©taient tourn√©s vers le ciel. Elle portait une couronne brillante sur la t√™te, et sur le front, √† l’endroit o√Ļ la couronne s’adaptait au front, une belle rose (…). Par moments, elle semblait se d√©placer, ainsi que les autres figures, avan√ßant un peu, puis reculant. Je les vis bouger. Mais aucune ne pronon√ßa un seul mot. Je les vis de tr√®s pr√®s (…).
Je vis Saint Joseph, √† la droite de la Tr√®s Sainte Vierge. Sa t√™te √©tait en avant, il semblait rendre hommage √† Marie. J’ai remarqu√© ses favoris, ils paraissaient l√©g√®rement gris. Je vis aussi les pieds de Saint Joseph. Quant √† ses mains, elles √©taient jointes comme celles d’une personne en pri√®re.
La 3√®me figure debout devant moi √©tait celle de de Saint Jean l’Evang√©liste. Il se tenait droit, aupr√®s de l’autel, du c√īt√© de l’Evangile, en angle avec la figure de la Tr√®s Sainte Vierge, de fa√ßon √† ne tourner son dos ni √† l’autel ni √† la M√®re de Dieu. Saint Jean √©tait habill√© comme un √©v√™que en train de pr√™cher. Il portait une petite mitre sur sa t√™te. Il tenait dans sa main gauche un livre de messe ou un livre d’Evangile. Sa main droite √©tait lev√©e √† la hauteur de sa t√™te, avec l’index ouvert et les 3 autres doigts ferm√©s. Il paraissait comme en train de pr√™cher, mais je n’entendis aucun mot (…).
Sur l’autel se tenait un agneau de 8 semaines, sa face tourn√©e vers l’ouest, regardant dans la direction de la Sainte Vierge et de Saint Joseph. Derri√®re l’agneau, je voyais des anges flottant tout le temps.”

L’apparition dure 2 heures, sans que les 3 personnages se mettent √† parler. Cet √©v√®nement fait grand bruit. Les p√®lerins ou les curieux se multiplient.

Des gu√©risons miraculeuses…

D√®s le 31 ao√Ľt, une 1√®re gu√©rison est signal√©e : une fillette de 12 ans, sourde de naissance, est gu√©rie imm√©diatement alors qu’elle s’agenouille devant le mur des apparitions. D’autres gu√©risons, ainsi que des conversions, ont lieu.

En octobre, l’archev√™que de Tuam, dont d√©pend la paroisse, met en place une Commission d’enqu√™te, compos√©e d’experts eccl√©siastiques et de la la√Įcs. Au printemps 1880, elle se prononce en faveur de la reconnaissance de l’authenticit√© de faire une d√©claration canonique, pour ne pas subir les foudres de l’occupant anglais. Mais il encourage l’organisation de p√®lerinages. Le nombre √©lev√© de p√®lerins et des gu√©risons reconnues font de Knock le “Lourdes” de l’Irlande.

L’apparition silencieuse de Knock a donn√© lieu √† diverses interpr√©tations. Le message n’est pas seulement marial, mais √©galement eucharistique du fait de la pr√©sence d’un autel et de l’Agneau pascal. Des th√©ologiens ont fait remarquer que le 21 ao√Ľt, le cur√© de la paroisse venait d’achever une s√©rie de 100 messes, commenc√©e le 14 mai, en faveur des √Ęmes du Purgatoire.

Gietrzwalde

Ces apparitions mariales se situent dans un contexte politique douloureux, au sein d’une r√©gion polonaise catholique, annex√©e √† la Prusse protestante depuis un si√®cle. Le bourg de Gietrzwalde (Dietrichswalde √† l’√©poque) compte 2 000 habitants √† la fin du XIX√®me si√®cle. L’Empire vient de mettre en place un arsenal juridique qui permet de placer l’Eglise catholique sous le boiseau, ainsi que d’interdire ses moyens d’actions.

Justine Szafrinska est une jeune fille de 13 ans en 1877. Orpheline de son p√®re, elle doit travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Employ√©e √† soigner des volailles, elle fr√©quente rarement l’√©cole.

Le 27 juin, √† 21 heures, elle rentre chez elle avec sa m√®re, par une petite route de campagne. Justine voit une lumi√®re blanche, dans un √©rable, √† une centaine de m√®tres devant elle. En regardant mieux, elle voit la lumi√®re grandir et prendre forme humaine. Elle veut crier mais ne peut pas. Elle rejoint sa m√®re, qui a continu√© son chemin en r√©citant une pri√®re. Le cur√© du village passant par l√†, Justine lui parle aussit√īt : “Il y a une belle dame, elle a de longs cheveux tr√®s beaux, qui lui tombent sur l’√©paule, elle est assise sur un tr√īne.” Sa m√®re et le cur√© ne voient rien. Celui-ci demande cependant que l’on r√©cite une pri√®re, puis ordonne √† Justine de rentrer chez elle.

Le lendemain, √† la m√™me heure et au m√™me endroit, Justine r√©cite le rosaire avec quelques compagnes, lorsque la Vierge appara√ģt de nouveau, mais portant cette fois l’Enfant-J√©sus. Une amie de Justine, Barbara Samulowska, 12 ans, voit √©galement la Vierge. Ce n’est qu’au 4√®me jour des apparitions, toujours √† la m√™me heure, que la Vierge se met √† parler :

Je désire que vous récitiez le rosaire tous les jours

Le 5√®me jour, le 1er juillet, l’apparition se pr√©sente :

Je suis la très Sainte Vierge Marie immaculée

Le 3 juillet, elle indique la durée de ses apparitions quotidiennes :

Je serai avec vous encore deux mois

Le 6 juillet, la Vierge indique comment elle va guérir les malades qui, de jour en jour, commencent à affluer :

Sous cet arbre, construisez un reposoir avec la statue de l’Immacul√©e Conception
Mettez des tissus au pied de ce reposoir puis donnez-les aux malades

La 1ère guérison attestée se passe dès juillet. Plusieurs autres suivent.
Fait incroyable, les apparitions sont très nombreuses, dépassant le nombre de 160.
La Vierge r√©pond de mani√®re br√®ve et pr√©cise et, parfois, se contente de sourire, voire de dispara√ģtre sans donner de r√©ponse.

La dernière apparition se déroule le 16 septembre, devant une foule de 15 000 personnes.
Ce jour-là, elle laisse comme ultime recommandation :

Dites toujours le rosaire

Les autorit√©s prussiennes jugent ces rassemblements dangereux et subversifs. Les 2 jeunes voyantes sont √©loign√©es pour un temps du village, le cur√© se trouve emprisonn√© durant 5 jours, les p√®lerins subissent diverses menaces. Les autorit√©s eccl√©siastiques se montrent prudentes. L’√©v√™que parvient cependant √† cr√©er une commission d’enqu√™te, qui remet par la suite un rapport favorable. L’√©v√™que fait envoyer sur place divers th√©ologiens, puis se rend lui-m√™me sur les lieux. Il rencontre les 2 voyantes, les questionne longuement et les fait examiner par 3 m√©decins, dont 2 sont catholiques, le 3√®me protestant. Les 3 experts m√©decins concluent √† la bonne sant√© physique et mentale des 2 jeunes filles.

Les 2 voyantes devinrent toutes deux religieuses, chez les Soeurs de la Charité.

De tr√®s nombreuses cas de gu√©rison ont √©t√© signal√©s au sanctuaire jusqu’√† aujourd’hui.
Ce n’est qu’en 1945 que Gietrzwalde retrouve la m√®re patrie polonaise.
En 1977, l’√©v√™que local a lu solennellement le d√©cret canonique de reconnaissance des apparitions. Le futur pape Jean-Paul II, le cardinal Wojtyla, √©tait pr√©sent.

Pellevoisin

Estelle Faguette et sa famille n’ont cess√© d’accumuler les malheurs.

Le p√®re poss√®de des carri√®res de craie et une auberge, pr√®s de Ch√Ęlons-sur-Marne. A la suite d’une mauvaise gestion, dont il n’est pas directement responsable, il se trouve ruin√©. Pour faire vivre sa famille, il accepte un emploi de concierge puis, avec sa famille, il tente sa chance √† Paris, o√Ļ il ne trouve du travail qu’au jour le jour.

C’est √† Paris, √† l’√Ęge de 15 ans, qu’Estelle commence √† tomber malade. Elle entre n√©anmoins comme novice chez les Augustines Hospitali√®res, qui occupent l’H√ītel-Dieu. Une chute la laisse handicap√©e du genou et la rend inapte aux t√Ęches hospitali√®res. Elle doit quitter le couvent, en 1863, avant d’avoir prononc√© ses voeux. La comtesse de La Rochefoucauld l’accepte chez elle comme couturi√®re pour l’aider. Estelle s’installe alors au ch√Ęteau de Pouriers (aujourd’hui de Montbel), √† Pellevoisin, en plein coeur du Berry. C’est l√† qu’elle est atteinte d’une p√©ritonite aig√ľe, qui mal soign√©e, s’ajoute aux douleurs li√©es au genou d√©form√©.

La comtesse de La Rochefoucauld la garde tout de m√™me chez elle, les gages servant √† faire vivre ses parents, √©galement install√©s √† Pellevoisin. “Tout en faisant mon service, racontera Estelle, je souffrais √©norm√©ment. Je disais mon chapelet chaque jour, je lisais un peu l’Imitation de J√©sus-Christ, c’√©tait ma seule lecture. J’avais conserv√© l’habitude d’aller √† la messe autant que je le pouvais, ce qui √©tait pour moi une consolation.”

Son √©tat ne cesse d’empirer. En 1875, le docteur Bucquoy, membre de l’Acad√©mie de m√©d√©cine, m√©decin de l’Archev√™que de Paris, constate que la p√©ritonite n’est pas gu√©rie et diagnostique une tumeur abdominale, grosse comme une orange, ainsi qu’une tuberculose pulmonaire. Il lui interdit de continuer √† travailler et ne laisse gu√®re d’espoir de gu√©rison. Apr√®s avoir √©t√© soign√©e √† Paris, gr√Ęce √† la bienveillance de la comtesse de La Rochefoucauld, Estelle est de retour au ch√Ęteau de Pouriers. Le docteur Bernard, m√©decin de Buzan√ßais, lui rend alors visite en septembre 1875 et se montre tr√®s pessimiste.

Le soir m√™me de ce mois de septembre 1875, √©crira Estelle, √©tant toute seule, je sentais que j’√©tais abandonn√©e de tous, parce que tout le monde √©tait fatigu√© de moi et de mes maladies. Alors, dans la nuit, je me suis recommand√©e de la Sainte Vierge et je pris la r√©solution de faire une demande √† la Sainte Vierge, ce que je fis cette nuit m√™me.”

Estelle prend un papier et un crayon pour √©crire √† la Vierge Marie. Le lendemain, elle la fait d√©poser dans une petite grotte, reproduisant celle des apparitions √† Lourdes, qui se trouve dans le parc du ch√Ęteau. Estelle y implore le secours de la Vierge, demandant √† √™tre gu√©rie : “Accordez-moi donc, de votre divin Fils, la sant√© de mon pauvre corps pour sa gloire. Regardez donc la douleur de mes parents : vous savez bien qu’ils n’ont que moi pour ressources. Ne pourrai-je pas achever l’oeuvre que j’ai commenc√©e ? Si vous ne pouvez, √† cause de mes p√©ch√©s, m’obtenir une enti√®re gu√©rison, vous pourrez du moins m’obtenir un peu de force pour pouvoir gagner ma vie et celle des parents (…). J’ai confiance en vous, ma bonne M√®re ; si vous voulez, votre Fils peut me gu√©rir.” Son √©tat de sant√© s’aggrave.

En d√©cembre 1875, on lui administre l’extr√™me-onction.
Le 20 janvier 1876, la comtesse de la Rochefoucauld la fait transporter dans une maison qu’elle a dans le bourg de Pellevoisin, et les parents d’Estelle y emm√©nagent √©galement. On la tient pour mourante.

Le 14 f√©vrier, au soir, le docteur Hubert, un nouveau m√©decin appel√© √† son chevet, estime qu’il n’y a plus de soins √† donner. Elle n’en a plus que pour quelques heures. C’est cette nuit-l√†, alors qu’elle est veill√©e par son p√®re et une femme de la r√©gion, qu’elle b√©n√©ficie d’une 1√®re apparition.

5 apparitions vont se dérouler 5 nuits de suite.
Fait √† remarquer, le diable “horrible et grima√ßant” est d’abord pr√©sent avant les 1√®res apparitions mariales, mais recule et dispara√ģt d√©finitivement lors de la 5√®me nuit. Il prend la fuite lors de chaque manifestation de la Vierge. Le message commun de ces 5 premi√®res apparitions porte sur la promesse de gu√©rison de la malade.¬† La description est indiqu√©e, comme suit : “La Vierge avait un voile de laine bien blanc qui formait 3 plis. Je ne pourrais jamais assez ce qu’elle √©tait belle ! Ses traits √©taient r√©guliers, son teint blanc et rose, plut√īt un peu p√Ęle.”

La 1ère nuit, la Vierge déclare :

Courage, prends patience : mon Fils va se laisser toucher.
Tu souffriras encore 5 jours, en l’honneur des 5 plaies de mon Fils.
Samedi, tu seras morte ou guérie

Le sort d’Estelle demeure donc incertain.
La 2nde nuit, l’annonce est cependant plus pr√©cise :

Cette fois, mon Fils s’est laiss√© attendrir,
il te laisse la vie ; tu seras guérie samedi

Lors de la 3ème nuit, la Vierge exhorte au courage.
Lors de la 4ème , elle rassure :

Ne crains rien, tu es ma fille ;
mon Fils est touché de ta résignation

Peu apr√®s la 5√®me apparition, √† la premi√®re heure du samedi 19 f√©vrier 1876, la gu√©rison miraculeuse a lieu alors qu’Estelle dit le chapelet.
Elle ressent d’ultimes douleurs, port√©es √† leur maximum, puis un soudain soulagement : “A ce moment, apr√®s que la Vierge eut disparu, je souffrais horriblement ; mon coeur battait si fort que je croyais qu’il voulait sortir de la poitrine. L’estomac et le ventre me faisaient aussi beaucoup souffrir. Je me souviens tr√®s bien que je tenais mon chapelet √† la main gauche ; il m’√©tait impossible de soulever la droite. J’offris mes souffrances au bon Dieu ; je ne savais pas que c’√©taient les derni√®res de cette maladie-l√†. Apr√®s un moment de repos, je me sentais bien. Je demandais l’heure, il √©tait minuit et demi. Je me sentais gu√©rie, except√© mon bras droit, dont je n’ai pu me servir qu’apr√®s avoir re√ßu le bon Dieu.”

Le matin, lorsque le cur√© du village lui apporte la communion. Estelle se d√©clare gu√©rie. Elle se l√®ve et mange avec app√©tit. Peu apr√®s, le m√©decin constate qu’elle ne porte plus aucune trace des maux l’ayant atteinte. Les autres m√©decins, qui l’avaient trait√©e auparavant, arrivent √† la m√™me conclusion.

De nouvelles apparitions se manifestent les 1er, 2 et 3 juillet, en fin de soir√©e. La Vierge appara√ģt les bras tendus, faisant tomber de ses mains une pluie de b√©n√©dictions. Dans le fond clair, on distingue nettement une guirlande de roses.
Le 2 juillet, elle dit à Estelle :

Tu as déjà publié ma gloire.
Continue.
Mon Fils a aussi quelques √Ęmes plus attach√©es.
Son coeur a tant d’amour pour le mien qu’il ne peut refuser mes demandes.
Par moi, il touchera les coeurs les plus durs.

Je suis venue particulièrement pour la conversion des pècheurs

Une 3ème et dernière phase est constituée de 7 apparitions, sur 3 mois : 9, 10 et 15 septembre, 1, 5 et 11 novembre, 8 décembre.
L’√©l√©ment central porte sur la r√©v√©lation du scapulaire du Sacr√©-Coeur, qui intervient le 9 septembre, lors de la neuvi√®me apparition. La Vierge, √† la fin de cette apparition, montre un scapulaire du Sacr√©-Coeur et dit √† Estelle :

J’aime cette d√©votion.
Je t’ai choisie pour publier ma gloire et r√©pandre cette d√©votion, lui confie la Vierge le 8 d√©cembre

Description du scapulaire : il y avait aux 4 coins, des boutons de rose d’or ; dans le haut, il y avait un coeur d’or enflamm√© avec une couronne de roses, transperc√© d’un glaive. Voici ce qu’il y avait d’√©crit : “J’ai invoqu√© Marie au plus fort de ma mis√®re. Elle m’a obtenu de son Fils ma gu√©rison enti√®re.”

La Vierge Marie se penche vers elle et lui donne à baiser le scapulaire et les moyens de le répandre :

Tu iras toi-même trouver le Prélat, et tu lui présenteras le modèle que tu as fait.
Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne me sera plus agr√©able que de voir cette livr√©e sur chacun de mes enfants, et qu’ils s’appliqueront tous √† r√©parer les outrages que mon Fils re√ßoit dans le sacrement de son amour.

Elle montre la portée de la dévotion du scapulaire :

Voici les gr√Ęces que je r√©pands sur ceux qui le porteront avec confiance

Estelle √©crira de son c√īt√© : “En disant ceci, la Sainte Vierge √©tendit ses mains ; il en tombait une pluie abondante, et dans chacune de ces gouttes, il me semblait voir des gr√Ęces √©crites telles que : piti√©, salut, confiance, conversion, sant√© ; en un mot toutes sortes de gr√Ęces plus ou moins fortes”. La Sainte Vierge ajoute :

Ces gr√Ęces sont de mon Fils ; je les prends dans son Coeur ; il ne peut me les refuser

Le scapulaire que montre la Vierge ne porte qu’un Sacr√©-Coeur sur une face. Estelle demande ce qu’il faut mettre sur l’autre c√īt√©. La Vierge lui r√©pond :

Je le r√©serve pour moi ; tu soumettras ta pens√©e, et l’Eglise d√©cidera

Lors de la 11√®me apparition, le 15 septembre, la Vierge parle de l’Eglise et de la France :

Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je d√©sire. Et la France ! Que n’ai-je fait pour elle !¬† Que d’avertissement, et pourtant elle refuse de m’entendre ! Je ne peux plus retenir mon Fils. La France souffrira…

Suite √† la gu√©rison miraculeuse du 19 f√©vrier 1876, le cur√© de Pellevoisin adresse un r√©cit d√©taill√© de l’affaire √† l’archev√™que de Bourges. Monseigneur de la Tour d’Auvergne. Il re√ßoit m√™me Estelle Faguette le 8 d√©cembre et institue, le 13 janvier 1877, une Commission d’enqu√™te. Les m√©decins et les personnes, ayant soign√© Estelle, sont interrog√©s. La Commission rend des conclusions favorables au caract√®re miraculeux de la gu√©rison. Monseigneur de la Touche se rend √† Rome et soumet au pape Pie IX le projet d’une confr√©rie. Pie IX b√©nit le projet. Monseigneur de la Tour d’Auvergne autorise, le 28 juillet suivant :

la cr√©ation d’une “Confr√©rie en l’honneur de Notre Dame de Pellevoisin, sous le titre de M√®re toute Mis√©ricordieuse ainsi que le port du scapulaire du Sacr√©-Coeur, dont Estelle a eu la r√©v√©lation lors de la 9√®me apparition

Le 5 d√©cembre 1878, Monseigneur de la Tour d’Auvergne ordonne une seconde enqu√™te portant cette fois sur les apparitions. Si, encore aujourd’hui, ces derni√®res ne sont pas officiellement reconnues par l’Eglise, sans √™tre pour cela rejet√©es, on remarquera que la gu√©rison est d√©sormais canoniquement d√©finie comme miraculeuse. Monseigneur Vignancourt, archev√™que de Bourges en 1983, a soin de pr√©ciser que “ce miracle” a √©t√© obtenu par l’intercession de Marie, M√®re de Mis√©ricorde”. La Commission m√©dicale a conclu que la gu√©rison avait bien √©t√© “soudaine, totale et durable”.

Saint Bauzille de la Sylve

Ce petit village, situ√© √† 45 km au sud de B√©ziers, se trouve en Languedoc. L’arriv√©e du chemin de fer a favoris√© l’essor de la viticulture, en facilitant l’exportation des productions. Le pays s’est enrichi, mais cette prosp√©rit√© mat√©rielle a √©galement provoqu√© un rel√Ęchement de la pratique religieuse et une augmentation de l’alcoolisme. Puis le phyllox√©ra, cette grave maladie de la vigne, menace le Languedoc en 1873.

Le dimanche 8 juin 1873, vers 7 heures, alors qu’Auguste Arnaud, ouvrier vigneron, s’occupe de ses vignes, il voit appara√ģtre √† 1,50 m du sol, un personnage dans une nu√©e lumineuse. C’est une femme de taille moyenne, toute de blanc v√™tue. Elle porte une ceinture frang√©e, sa t√™te est surmont√©e d’une couronne haute, semblable √† la mitre d’un √©v√™que. Un grand voile blanc, partant du sommet de la couronne l’enveloppe de toutes parts jusqu’aux pieds, couvrant m√™me les mains, crois√©es sur la poitrine. Tous ces divers ornements sont d’une √©clatante blancheur. Sa figure est belle, calme, sans exprimer ni joie ni tristesse. Elle se retrouve noy√©e dans une atmosph√®re lumineuse. N’en croyant pas ses yeux, Auguste questionne l’apparition : “Qui √™tes-vous ?”

Je suis la Sainte Vierge. N’ayez pas peur.
Vous avez la maladie de la vigne.
Vous avez abandonn√© Saint Bauzille. Il faut faire sa f√™te le jour o√Ļ elle tombe. Jeudi, il faudra aller √† Saint Antoine, la chapelle d’un ancien ermitage sur la colline qui domine le village, en procession et y dire la messe. D’aujourd’hui en quinze, il faut aller en procession √† Notre-Dame, tout le canton de Gignac, Montpellier et Lod√®ve en ville.
Il vous faut placer une nouvelle croix et changer l’autre. Vous placerez une croix charg√©e d’une Vierge au fond de votre vigne, et y ferez procession chaque ann√©e.
Allez dire cela à votre père et au curé de suite.
Dans un mois, je viendrai vous remercier.

La Vierge dispara√ģt ensuite. Auguste va raconter l’√©v√®nement √† son p√®re et, ensemble, ils se rendent chez le cur√© du village, qui les √©coute mais n’y accorde pas foi. Il lui semble impossible que la Vierge apparaisse √† un homme qui profane le jour du Seigneur en ne respectant pas le repos dominical. Auguste d√©sire cependant accomplir les demandes de la Vierge. Le lendemain m√™me de l’apparition, il dresse une croix de bois provisoire dans sa vigne, que le cur√© refuse de b√©nir.

Le jeudi 12 juin, accompagn√© de membres de sa famille, il accomplit le p√©lerinage √† l’ermitage Saint Antoine.
Le dimanche suivant, il fait de m√™me au sanctuaire Notre Dame de Gr√Ęce, √† Gignac.
Rassemblant ses √©conomies, il participe √† l’√©dification d’une croix de fer, dor√©e et argent√©e, pour remplacer celle en bois.

Tous ces faits ne passent pas inaper√ßus dans le village. Auguste Arnaud ne cache pas avoir eu une apparition de la Vierge. Except√© une minorit√© de sceptiques, libres penseurs ou anticl√©ricaux, la majorit√© des braves gens croit au r√©cit d’Auguste. On √©carte la possibilit√© d’une hallucination : l’homme est trop calme et pond√©r√© pour √™tre la victime de ses sens. La vie pass√©e¬† du vigneron plaide en faveur de la r√©alit√© des faits.

A la date prescrite, le 8 juin, Auguste va √† a vigne √† 4 h 30 du matin et se met au travail. Plusieurs centaines de personnes des environs se trouvent √©galement sur les lieux, dans l’attente de l’apparition promise. Vers 7 h 30, tout √† coup, Auguste laisse √©chapper sa pioche. Il est droit, la t√™te lev√©e, les yeux ouverts, fix√©s vers le ciel, sa main droite saisit √©nergiquement son chapeau et le jette √† terre. Ses 2 bras s’√©l√®vent en l’air, son visage est devenu p√Ęle, tr√®s p√Ęle, ses mains semblent d√©mesur√©ment allong√©es, ses yeux n’√©prouvent aucun mouvement des paupi√®res, comme fix√©s par l’apparition qui l’attire.

Auguste fera la d√©position suivante : “Tout √† coup, √† 2 m devant moi, j’aper√ßus de nouveau la m√™me personne de la 1√®re apparition. A peine l’eus-je vue que, rapide comme l’√©clair, elle fut sur la Croix. Je me trouvais toujours devant elle √† la m√™me distance de 2 m. Je ne sais, je ne puis comprendre comment je me suis trouv√© l√†, ni comment j’ai parcouru la distance qui me s√©parait du lieu o√Ļ j’√©tais d’abord, de la Croix au pied de laquelle je me suis ensuite trouv√©.”

Si les t√©moins n’ont rien vu de l’apparition, en revanche ils ont tous constat√© ce d√©placement prodigieux, inexplicable. L’un d’eux fera la d√©position suivante : “Il est emport√© avec une rapidit√© effrayante vers la Croix… directement en ligne droite, √† travers les souches et les ceps qui √©taient alors dans toute leur vigueur, enlac√©s les uns dans les autres.”

Auguste Arnaud ajoute : “La Sainte Vierge avait les m√™mes traits et la m√™me expression que la 1√®re fois ; ses v√™tements √©taient de m√™me forme, mais de couleur d’or, et paraissaient encadr√©s, dans une atmosph√®re lumineuse de quelques centim√®tres de large. Sa figure √©tait pleine de clart√©. Les mains, crois√©es sur la poitrine et sous le voile, √©taient entour√©es d’une chapelet toujours de couleur d’or.”

D’apr√®s les t√©moins, Auguste est plong√© dans une profonde contemplation durant une dizaine de minutes. Puis la Vierge d√©livre un ultime message :

Il ne faut pas travailler le dimanche.
Heureux celui qui croira, malheureux celui qui ne croira pas.
Il faut aller à Notre-Dame-de-Gignac en procession.
Vous serez heureux avec toute la famille.

Puis, la Sainte Vierge fait glisser le chapelet sur la main gauche et de la droite elle donne la bénédiction à la foule comme font les prêtres à la fin de la messe en disant :

Que l’on chante des cantiques.

Et elle disparait de la même manière que la 1ère fois.
L’√©v√®nement fait grand bruit dans toute la r√©gion. La vigne d’Auguste devient un lieu de p√®lerinage. Des gu√©risons miraculeuses de malades s’y produisent. Le cur√© du village, l’abb√© Coste, reste cependant r√©serv√©. Il n’ose pas communiquer √† l’√©v√™que du dioc√®se, Monseigneur Le Courtier, un rapport de l’√©v√®nement. Il sait que ce dernier s’exprime parfois en “vrai voltairien” et ne croit pas aux apparitions de La Salette. L’abb√© Coste se contente d’organiser, l’ann√©e suivante, de grands p√®lerinages √† Saint-Antoine et √† Notre-Dame-de-Gr√Ęce √† Gignac. Il fait √©riger les croix demand√©es.

Un nouvel √©v√™que, Monseigneur de Cabri√®res, prend les choses en mains. En f√©vrier 1875, il se rend √† Saint Bauzille, s’entretient longuement avec Auguste Arnaud, visite les lieux de l’apparition et d√©cide de nommer une commission d’enqu√™te, afin d’√©tudier l’√©v√®nement. En 1879, il autorise finalement la construction d’une chapelle. Il vient lui-m√™me c√©l√©brer la messe dans le nouveau sanctuaire, o√Ļ la Vierge est invoqu√©e sous le vocable “Notre Dame du Dimanche”.

Pontmain

En 1871, Pontmain est un important village de 500 √Ęmes, juch√© dans le bocage mayennais. La maison de la famille Barbedette donne sur la place principale, non loin de l’√©glise, face √† une imposante maison, occup√©e par le buraliste, Augustin Guidecoq.

Le mardi 17 janvier, vers 17 h 30, le p√®re Barbedette, ainsi que 2 de ses fils (Eug√®ne 12 ans et Joseph 10 ans) p√©n√®trent dans la grange attenante √† leur habitation, afin de pilier des ajoncs destin√©s √† la nourriture des chevaux. Un quart d’heure plus tard, Jeannette D√©tais entre dans la grange pour parler au p√®re Barbedette. Eug√®ne en profite pour interrompre son travail et se mettre sur le pas de la porte. Dehors il fait un froid glacial, la neige recouvre le sol et les toits. La nuit est tomb√©e depuis un bon moment et le ciel, tr√®s pur, s’illumine d’√©toiles.

Soudain, non loin de la maison Guidecoq, mais bien au-dessus du toit, Eug√®ne voit une belle grande Dame, v√™tue d’une robe bleue, parsem√©e d’√©toiles d’or, sans ceinture et sans taille, identique √† un sarrau d’enfant : une robe d’une seule pi√®ce, allant du cou jusqu’aux pieds. “Elle avait des chaussons, racontera-t-il plus tard, bleus comme la robe, et au milieu, un ruban d’or formait un noeud en forme de rosette. Un voile noir, cachant enti√®rement les cheveux et les oreilles, et couvrant le tiers du front, retombait sur les √©paules jusqu’√† la moiti√© du dos. Imm√©diatement rejet√© en arri√®re, il ne cachait pas la figure. Sur la t√™te, elle portait une couronne d’or, sans autre ornement qu’un petit liser√© rouge, situ√© √† peu pr√®s au milieu. Pos√©e sur le voile, haute √† peu pr√®s de 20 centim√®tres, elle ne montait pas tout droit, mais en s’√©largissant comme un c√īne renvers√©. Un grand cercle ovale, du m√™me bleu que la robe, entoure la Dame. 4 bougies sont √† l’int√©rieur du cercle bleu, 2 √† la hauteur des genoux de la Dame, 2 √† la hauteur de ses √©paules. Sur la poitrine, est situ√©e une petite croix rouge.”

Cette tenue pour le moins étonnante, tranche avec celles des autres apparitions. Il faut certainement y voir une interprétation symbolique.

La Vierge reste silencieuse. Seules les expressions de son visage et un texte qui va s’inscrire dans le ciel permettent de comprendre son message.

Lors de la 1√®re √©tape de l’apparition, Eug√®ne voit la Dame avec les bras baiss√©s, les mains ouvertes, le visage, d’une beaut√© incomparable, demeure souriant. Lorsque Jeannette D√©tais sort de la grange, Eug√®ne lui demande : “Jeannette, regarde donc sur la maison du buraliste si tu ne vois rien ?” Jeannette ne voit rien. Le p√®re Barbedette et son second fils, Joseph, sortent √† leur tour et regardent le ciel. L’adulte ne voit rien, mais en revanche, Joseph parle √† son tour : “Oui, je vois une belle grande Dame.” Sachant ses enfants incapables d’inventer des histoires pour se moquer de la religion, le p√®re Barbedette fait chercher son √©pouse, qui ne voit rien. On va alors chercher la domestique de la famille, Louis, qui ne distingue rien non plus.

Puis la famille va souper. En sortant √† nouveau, les 2 gar√ßons voient toujours la belle Dame. Leur m√®re, tr√®s troubl√©e, leur recommande de r√©citer 5 Pater et 5 Ave. L’apparition se prolonge. On va chercher une des religieuses qui s’occupent de l’√©cole. Elle ne voit rien, mais fait venir 3 de ses pensionnaires. 2 des 3 enfants, Fran√ßoise Richer, 11 ans, et Jeanne-Marie Leboss√©, 9 ans, voient √©galement “la belle Dame”. Leur description co√Įncide exactement avec celle des gar√ßons. L’abb√© Richard et 2 enfants se rendent √©galement sur les lieux. Les all√©es et venues sont remarqu√©es. Des curieux, malgr√© la nuit glaciale, viennent grossir le groupe. Au total, 7 enfants voient la Vierge dans le ciel : outre les 2 fr√®res Barbedette et les 2 √©l√®ves des soeurs, il faut ajouter Eug√®ne Friteau, 6 ans, Augustine Boitin (25 mois) et Auguste Avice (4 ans).

Le cur√© demande que l’on prie. L’une des religieuses dirige la r√©citation du chapelet. Lors de cette r√©citation, la Vierge et l’ovale bleu grandissent de moiti√©. Lorsqu’une soeur entonne le Magnificat, un grand √©criteau blanc appara√ģt au-dessous des pieds de la Vierge. Des lettres se forment lentement une √† une que les enfants voyants lisent :

Mais priez mes enfants

L’abb√© Richard d√©cide alors de faire chanter les litanies de la Vierge. A la 1√®re invocation, une nouvelle lettre se forme, suivie par d’autres. A la fin des litanies, une nouvelle phrase est √©crite :

Dieu vous exaucera en peu de temps.
Mon Fils se laisse toucher.

Un nouveau cantique √† la Vierge est chant√©. “Alors, raconte l’abb√© Richard, la Sainte Vierge √©leva, √† la hauteur de ses √©paules, les mains qu’elle tenait abaiss√©es et √©tendues, et agitant les doigts lentement, comme si elle e√Ľt accompagn√© le chant du cantique, elle regardait les enfants avec un sourire d’une douceur infinie : “Voil√† qu’elle rit, voil√† qu’elle rit, s’√©criaient-ils”

Apr√®s 10 minutes, alors que la foule entame un chant de p√©nitence, l’inscription dispara√ģt. Puis le visage de la Vierge s’assombrit, une grande croix rouge, avec un Christ de m√™me couleur, appara√ģt devant la Vierge, qui prend ce crucifix, entre ses mains et l’incline l√©g√®rement vers la foule. “Pendant tout ce cantique, dira Joseph Barbedette lors de l’une de ses d√©positions au proc√®s canonique, le regard de la tr√®s Sainte Vierge ne se dirigeait plus vers nous, mais vers le crucifix. D√®s le commencement de ce cantique, une des √©toiles qui s’√©taient group√©es au-dessous des pieds vint allumer la bougie du genou droit, remonta √† celle de l’√©paule droite et alla se placer au-dessus de la t√™te… Pendant tout le temps que la tr√®s Sainte Vierge garda le crucifix dans ses mains, son visage √©tait empreint d’une tristesse indicible. Cependant elle n’a pas pleur√© : nous n’avons pas vu les larmes rouler dans ses yeux ; mais, sp√©cialement au coin de la bouche, le tremblement des l√®vres qui manifeste une vive √©motion. Les l√®vres remuaient, semblant prononcer les paroles du cantique de p√©nitence que l’on chantait √† ses pieds, sp√©cialement au refrain, qui est le Parce”.

Lorsque la foule commence √† chanter l’Ave Maria Stella, le crucifix rouge disparait. Sur chacune des √©paules de la Vierge, appara√ģt une petite croix blanche. Son visage s’illumine √† nouveau d’un sourire. Le cur√© ordonne de faire la pri√®re du soir. Lors de cette pri√®re, l’apparition disparait peu √† peu. Un grand voile blanc, partant des pieds, couvre le corps de la Vierge. Puis son visage se voile, l’ovale bleu et les 4 bougies allum√©es disparaissent. Il est pr√®s de 21 heures lorsque se termine l’apparition. Elle a dur√© environ 3 heures.

Vers une reconnaissance officielle…

L’abb√© Richard, persuad√© de la v√©racit√© des affirmations des enfants, √©crit le lendemain m√™me √† son sup√©rieur imm√©diat, le cur√©-doyen de Landivy, Fran√ßois Gu√©rin. Ce dernier, assez sceptique, se rend √† Pontmain le 19. Il interroge s√©par√©ment les enfants, avec parfois une certaine brusquerie, cherchant des failles √©ventuelles ou des contradictions. Il doit finalement s’incliner devant la bonne foi √©vidente des enfants.¬† Il r√©dige un rapport favorable √† l’√©v√™que de Laval, Monseigneur Wicart ordonne une enqu√™te officielle. Le 14 mai, il se rend lui-m√™me √† Pontmain et en repart boulevers√© et convaincu : “Rien de plus calme, rien de plus modeste, rien de plus net et de plus ferme que les d√©clarations faites.”

Les enfants sont soumis √† l’examen de 3 m√©decins : un professeur de l’√©cole de m√©decine de Rennes et 2 sommit√©s m√©dicales du d√©partement. Leur rapport conclut √† la bonne sant√© physique et psychique des enfants, excluant ainsi que la vision soit la cons√©quence d’une affection ophtalmologique, d’une illusion d’optique ou d’une hallucination. Le 2 f√©vrier 1872, l’√©v√™que prononce un jugement d√©finitif qui conclut que la Vierge Marie est bien apparue le 17 janvier 1871 dans le hameau de Pontmain.

L’annonce de la fin de la guerre franco-prussienne

Cette apparition, plac√©e sous le signe de l’esp√©rance, annonce la fin de la guerre franco-prussienne, comme l’indique la blanche banderole : “Dieu vous exaucera en peu de temps”. En effet, les 2 parties bellig√©rantes concluent un armistice et signent les pr√©liminaires de la paix le 28 janvier 1871, 11 jours apr√®s l’apparition. Le contexte historique de l’apparition est √©vident quand on sait que l’invasion prussienne touche √† cette √©poque la Mayenne, et que c’est dans cette r√©gion que se font entendre les derniers coups de canons.

Fatima
Notre Dame de Lourdes
Sauvons plus de forêt !
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