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Fátima

Prière du Rosaire

Le Rosaire (“Couronne de roses”), que l’on doit à Saint Dominique (v. 1170 – Bologne, 1221) ou prière du chapelet est Ă  la fois une prière et une mĂ©ditation Biblique – Cette mĂ©ditation oriente l’esprit vers la contemplation divine, soit par la rĂ©citation des prières elles-mĂŞmes, soit par la mĂ©ditation des scènes Ă©voquĂ©es par les passages bibliques proposĂ©s, soit… les deux Ă  la fois.

Les 150 “Je vous salue Marie” du rosaire (200 depuis que Jean-Paul II a ajoutĂ© la mĂ©ditation des mystères lumineux) reprĂ©sentait les 150 psaumes. ConsacrĂ© Ă  la Vierge Marie, mère de JĂ©sus-Christ, il tire son nom du latin ecclĂ©siastique rosarium qui dĂ©signe la guirlande de roses dont les reprĂ©sentations de la Vierge sont couronnĂ©es.

A pratiquer n’importe oĂą, en silence, en promenade, en se rendant Ă  son lieu de travail –  seul(e) ou en groupe…

Le chapelet est composĂ© de “dizaines ” :

  • en introduction, du signe de la Croix (“au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”),
  • de la proclamation du Symbole des ApĂ´tres (“je crois en Dieu”),
  • d’un “Notre Père”, de trois “je vous salue Marie” et un “Gloire au Père”
  • puis on commence la première dizaine

Les méditations (ou Mystères) du Rosaire sont les suivantes :

  1. Mystères joyeux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Annonciation Ă  Marie par l’ange Gabriel (Lc 1.26-38 ; Mt 1.18-25)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Visitation de Marie Ă  sa cousine Elisabeth (Lc 1.39-55)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : La NativitĂ© de JĂ©sus Ă  BethlĂ©em (Mt 2.1-12 ; Lc 2.1-20)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La PrĂ©sentation de JĂ©sus nouveau-nĂ© au Temple (Lc 2.22-38)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Recouvrement de l’enfant JĂ©sus au Temple (Lc 2.40-51)
  2. Mystères lumineux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : Le BaptĂŞme de JĂ©sus au Jourdain (Mt 3.13-17)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : Les noces de Cana (Jn 2.1-12)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’annonce du Royaume de Dieu avec l’invitation Ă  la conversion (Mc 1.15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Transfiguration (Lc 9.28-36)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : L’institution de l’Eucharistie (Jn 13)
  3. Mystères douloureux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : L’Agonie de JĂ©sus au Jardin des Oliviers (Mt 26.36-50 ; Mc 14.32-46 ; Lc 22.39-48 ; Jn 18.1-8)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : La Flagellation de JĂ©sus (Mt 27.26 ; Mc 15.15 ; Jn 19.1)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : Le Couronnement d’épines (Mt 27.27-301 ; Mc 15.16-20 ; Jn 18.37 ; Jn 19.2-15)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : Le Portement de Croix (Mt 27.31-33 ; Mc 15.20-22 ; Lc 23.26-32 ; Jn 19.16-17)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Crucifiement et la mort de JĂ©sus sur la croix (Mt 27.34-61 ; Mc 15.23-47 ; Lc 23.33-56 ; Jn 19.18-42)
  4. Mystères glorieux du Rosaire :
    • 1er Mystère (1ère dizaine du chapelet) : La RĂ©surrection de JĂ©sus (Mt 28.1-15 ; Mc 16.1-18 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-28)
    • 2e Mystère (2e dizaine) : L’Ascension de JĂ©sus au ciel (Lc 24.39-53 ; Mc 16.19-20 ; Ac 1.6-9)
    • 3e Mystère (3e dizaine) : L’effusion du Saint Esprit au jour de la PentecĂ´te (Ac 1.14 – 2.47)
    • 4e Mystère (4e dizaine) : La Dormition et l’Assomption de Marie au ciel (2 R 2.11 ; Tradition ; LG 59)
    • 5e Mystère (5e dizaine) : Le Couronnement de Marie dans le ciel (Ap 12.1 ; Tradition ; LG 59 et 68)

La prière du chapelet avec la mĂ©ditation des Mystère ci-dessus (Mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux) est dite prière du “Rosaire”.

 

Divines Apparitions

Apparitions, stigmates, lévitations…, les miracles associés
à la religion, en particulier catholique, sont légion.

L’Église n’accepte pas tout, mais entretient la flamme.
Retour sur les multiples visages de  l’« extra-ordinaire »

Au chapitre des apparitions, les plus célèbres sont sans aucun doute celles de :

Marie de Nazareth

La mère de Jésus est apparue dans plus de cent dix lieux répertoriés depuis l’an 850, en incluant les manifestations miraculeuses comme les icônes qui pleurent. En tout, des milliers de mariophanies ont été comptabilisées, mais selon l’historien Joachim Bouflet, seules 2 % auraient été authentifiées. Bien sûr, dans de nombreux cas, il s’agit d’apparitions multiples, parfois sur de longues périodes. Ainsi, celles survenues à

  • Le Laus (Hautes-Alpes), oĂą la Vierge est apparue de mai Ă  aoĂ»t 1664 Ă  BenoĂ®te Rencurel, qui fut dĂ©clarĂ©e vĂ©nĂ©rable en 1872 (reconnaissance officielle par Mgr Di Falco le 4 mai 2008) ;
  • Pocs, en Hongrie, une icĂ´ne « Hodigitria » de Marie se mit Ă  verser des larmes pendant un mois, en 1696, devant les fidèles Ă©bahis rĂ©unis pour la messe. L’icĂ´ne fut transfĂ©rĂ©e, mais une autre pleura Ă  nouveau pendant deux semaines en aoĂ»t 1715. Et le phĂ©nomène se manifesta encore près de deux siècles plus tard, en 1905, pendant plus d’un mois.
  • Lourdes – L’annĂ©e 1858 est bien sĂ»r cĂ©lèbre pour l’apparition de l’ImmaculĂ©e Conception Ă  Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, Ă  Lourdes, qui se reproduisit du 11 fĂ©vrier au 16 juillet. Bernadette vĂ©cut jusqu’en 1879 et fut canonisĂ©e en 1933.
  • Fatima – En 1917, c’est la fameuse apparition de Notre-Dame de Fatima au Portugal, du 13 mai au 13 octobre, devant trois jeunes bergers dont deux furent bĂ©atifiĂ©s en 2000 par le pape Jean-Paul II. Ce dernier Ă©tait en effet concernĂ© par la troisième partie du « secret de Fatima », qui annonçait prĂ©tendument l’attentat dont il fut victime en 1981. La 1ère partie Ă©tait une vision de l’enfer, et la 2ème partie expliquait comment mettre fin Ă  la grande guerre. Le 3ème secret parle de la mise Ă  mort d’un pape, mais peut aussi ĂŞtre compris comme une mĂ©taphore de la fin de l’Église catholique. De fait, les secrets ont fait l’objet de lectures et d’interprĂ©tations de toutes sortes. Rappelons que l’ingĂ©nieur Christel Seval a vu dans le cas de Fatima un lien avec le phĂ©nomène ovni (La Vierge et les extraterrestres).
Danse du soleil

Selon Joachim Bouflet, l’apparition de Fatima ne souffre aucune contestation. « C’est un événement unique dans l’histoire de l’Église, une mariophanie capitale de notre temps », explique-t-il. Le miracle sera certifié par l’Église treize ans après.

Le phénomène de la « danse du soleil » accompagnant la vision est bien connu. Plus de 70 000 fidèles et une poignée d’observateurs athés ont vu sur place le soleil tourbillonnant « avec une vitesse impétueuse ».

Marche Ă  reculons

Une autre mariophanie « bien déroutante » selon Joachim Bouflet s’est déroulée à Garabandal, petit hameau perdu des monts Cantabrique en Espagne. En 1961, Marie apparaît là aussi à quatre fillettes. Elle est vêtue de blanc et de bleu, demande pénitence et sacrifices, dénonce « le chemin de perdition » emprunté par certains membres du clergé.

Plus tard, des phénomènes extraordinaires vont se dérouler devant une foule de témoins et même des caméras : lévitation, marche à reculons à toute vitesse, transes, chutes sans plaie aucune.

Les extases des enfants, individuelles ou collectives, se manifesteront plus d’un millier de fois jusqu’au 20 janvier 1963, et seront même souvent annoncées plusieurs jours à l’avance. Le culte s’est lui aussi maintenu à travers le temps, d’autant qu’un grand miracle a été annoncé dans le dernier message de Marie. Il se produira un jeudi soir à 20 h 30 d’une année non précisée, coïncidera avec un événement important pour l’Église, et est destiné à convertir le monde entier.

Notons que les apparitions de Marie se manifestent souvent à des enfants. Question de pureté d’âme sans doute. Ainsi, tout comme à Garabandal, « une belle dame s’inscrivant au coeur d’un cercle d’étoiles » apparaît à six enfants âgés de 4 à 12 ans à Pontmain (Mayenne) en 1871. L’un d’eux décrit « une robe d’un bleu très profond », parsemée « d’étoiles d’or à cinq pointes, de même grandeur », qui « brillent sans émettre aucun rayon… ».

Et le Christ ?

Au final, Marie est apparue aux quatre coins de la planète, avec certes une prédilection pour l’Europe catholique. On l’a vue en Inde, en Amérique du Sud, en Afrique, en Corée, en Océanie.

Mais elle est également apparue à des protestants qui se sont convertis sur le champ, ainsi qu’à des musulmans en Égypte ou au Liban. Elle parle, elle sourit, elle pleure, elle guérit… L’Église accorde son imprimatur avec parcimonie et ses membres se querellent indéfiniment autour de certains cas, jusqu’au schisme.

Pourquoi les apparitions du Christ sont-elles moins « célèbres que celles de Marie ? Dieu fait homme est-il moins « accessible » que la figure de la mère ?

Le Christ est en fait plus connu pour ses miracles, ceux du Nouveau Testament en premier lieu. Aux noces de Cana, il change l’eau en vin, un « nectar » disent les convives. En rompant sept pains, il nourrit une foule de quatre mille personnes. Il apaise une tempête, il ressuscite Lazare d’entre les morts, il marche sur les eaux… Autant de prodiges auxquels s’ajoutent vingt-cinq récits de guérisons miraculeuses.
Le plus grand miracle est sa propre résurrection, trois jours après sa mort. Si les miracles sont au coeur de la tradition chrétienne, seules les traditions catholique et orthodoxe les reconnaissent comme réels, et les considèrent réalisables par des saints.

Visages de BĂ©lmez

Apparitions toujours, mais de visages cette fois avec l’affaire des « visages de Bélmez ». Dans une maison ordinaire de ce village d’Espagne, un visage est spontanément apparu sur le sol de la cuisine le 23 août 1971. Impossible de l’effacer, on décide de changer le plancher, et voilà un nouveau visage qui apparaît. Pendant de nombreux mois, ce sont plusieurs visages qui vont ainsi se dessiner sur le sol de la cuisine et dans d’autres pièces. Certains sont changeants, d’autres apparaissent puis disparaissent.
Aucune enquête n’a pu prouver de supercherie, en revanche il est également apparu… que la maison se situait à l’emplacement de plusieurs cimetières qui s’étaient succédé au fil des siècles !

Stigmates

Les stigmates sont une autre manifestation « paranormale » de la foi. Comme le rappelle Jean-Pierre Girard dans l’Encyclopédie du Paranormal (J’ai Lu, 1963), on utilise le terme de dermographisme pour désigner la stigmatisation en dehors d’un contexte religieux. Robert Tocquet dans Les Mystères du Surnaturel estime que la stigmatisation est le plus souvent un fait religieux, mais qu’il peut aussi être un fait expérimental ou même… diabolique. De fait, il montre qu’il peut être suggéré, par conséquent il peut aussi être autosuggéré.

Ce phénomène illustre-t-il la puissance de l’inconscient, plus que celle de la foi ?

Les mystiques chrétiens stigmatisés célèbres sont :

  • François d’Assise,
  • Catherine de Sienne,
  • ThĂ©rèse d’Avilla,
  • Padre Pio,
  • ThĂ©rèse Neumann…

L’islam mentionne également des cas de stigmatisations qui rappellent les blessures subies par le Prophète. Dans le cas des catholiques, les blessures de la Passion du Christ ne s’infectent pas, mais exsudent légèrement et régulièrement.

Recevoir les stigmates est une grâce, et s’accompagne bien sûr d’autres manifestations.

Un des premiers cas de stigmatisation étudié par la science remonte au début du XIXe siècle, avec Anne-Catherine Emmerich, dite « la nonne de Dülmen ». En 1813, alors que Napoléon tenait l’Europe, une pauvre religieuse de Westphalie subsistait presque sans manger ni boire, avait des visions, lisait dans les pensées, assistait en esprit à des événements lointains ou anciens, lévitait… et portait des stigmates qui saignaient chaque vendredi. Dans un contexte tendu entre protestants et catholiques, la nonne fut au coeur d’intenses querelles, mais l’abbé Manesse rapporte qu’elle fit l’objet d’un suivi médical très rigoureux mandaté par le vicariat.

Selon Jean-Pierre Girard, le cas le mieux étudié à ce jour reste celui de la Belge Louise Lateau, dont les stigmates furent visibles de 1869 à sa mort en 1884. Aucune explication n’a bien sûr été trouvée par la ribambelle de savants qui se sont relayés à son chevet, mais une communication à l’Académie belge de médecine a précisé que tous les contrôles et examens possibles avaient été réalisés.

Cas d’inédie

Le sociologue du CNRS Jacques Maître a consacré des années d’étude à ces cas, et regrette que la science ne soit pas assez souvent convoquée par l’Église pour authentifier le « miracle ».

Un seul cas d’inédie, ou vie sans alimentation a ainsi été étudié par Pierre Janet à la fin du XIXe siècle, et ce dernier a fait part de sa perplexité.

Dans le cas de Marthe Robin, elle aussi stigmatisée et qui ne se nourrissait que d’hosties, Jacques Maître explique qu’il a parlé avec plusieurs membres de sa famille, dont la personne qui veillait quotidiennement sur elle. Il apparaît que Marthe Robin se disait absolument disposée à se soumettre à des examens médicaux si l’Église le lui demandait. Or, aucune autorité ecclésiale n’a pris d’initiative en ce sens.

Miracles dans les autres Religions
Dans l’islam

L’ex-recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a écrit qu’il n’existe pas de « méthodologie rigoureusement établie sur les guérisons miraculeuses ». La maladie vient de Dieu et toute guérison, même non miraculeuse, est un bienfait de Dieu. Il existe des rites de guérison très anciens, notamment dans le soufisme.
De grands mystiques tels Sohra-Wardi ont bénéficié de faits miraculeux ou de visions. L’islam distingue les faits prodigieux rapportés à des saints (walis) ou mystiques (guérisons, lévitations, bilocations, contrôle des éléments, etc.), et les miracles liés à la mission et la vie des prophètes, qui garantissent l’authenticité même de cette mission. Ainsi, « la résurrection d’un mort est un miracle, mais la guérison d’un lépreux ou d’un paralytique, un prodige (Karamat) lorsqu’elle survient du fait d’un thaumaturge ou d’une invocation adressée à Dieu », précise le Dr Boubakeur.
(Voir aussi www.miraclesducoran.com)

Dans le judaĂŻsme

Le premier miracle est la création du monde. La maladie est un malheur et, selon Maimonide, Dieu donne l’obligation de traiter les maladies. « La prière a une importance capitale », précise le Dr Charles Sulman (dans Les Voies de la guérison, Thouvenin). Tout médecin doit prier, et c’est Dieu qui guérit. « La croyance en l’effet curatif d’un endroit saint ou d’une sainte relique est inconnue du judaïsme », mais il reconnaît, tout comme l’islam, les « guérisons miraculeuses » de l’Ancien Testament. Hanina ben Dossa est célèbre pour ses prières qui guérissaient. De nos jours, certains rabbins cabalistes obtiendraient des guérisons inexpliquées.

Dans l’hindouisme

Le miracle est « quotidien », car l’ascèse du malade produit des phénomènes qui entraînent la guérison, explique Bernard Thouvenin (Les Voies de la guérison). Le malade doit lui-même prier, et offrir des dons. Shiva est invoquée, mais aussi les grandes forces de la nature, avec rituels de guérison et offrandes.

Dans le bouddhisme

Le concept de guĂ©rison est central, car tout le chemin vise Ă  se libĂ©rer de la souffrance. Le Bouddha a soignĂ©, mais fait peu de guĂ©risons « miraculeuses ». Les prodiges ne manquent cependant pas : lĂ©vitation des moines, pouvoirs psychiques. Aujourd’hui encore, « le petit Bouddha » (Ram Bahadur Bomjon) serait en mĂ©ditation depuis des annĂ©es au NĂ©pal. Il n’aurait ni mangĂ© ni bu pendant six mois, soit un cas inĂ©dit d’inĂ©die – a attirĂ© plus de 200 000 pèlerins du monde entier.

Fátima

En 1915, Lucia dos Santos, une petite fille de 8 ans garde souvent le troupeau familial, en compagnie de 3 amies, près du hameau d’Aljustrel, au coeur du Portugal. Cette annĂ©e-lĂ , d’avril Ă  octobre, elle aperçoit une figure identique Ă  une statue de neige, que les rayons du soleil rendent presque transparente. “C’Ă©tait comme un nuage plus blanc que la neige, quelque chose de transparent, ayant forme humaine”, Ă©crira-t-elle plus tard. La manifestation reste indistincte et silencieuse. Sa famille, qui est mise au courant, n’y voit que rĂŞveries enfantines.

L’annĂ©e suivante, un jour de printemps 1916, Lucia garde de nouveau son troupeau avec ses cousins Jacinthe et François Marto, âgĂ©s respectivement de 6 Ă  8 ans, sur la petite colline de Cabeço. Un vent assez fort secoue subitement les arbres et leur fait lever les yeux pour voir ce qui se passe, car la journĂ©e s’annonce belle. Les 3 enfants remarquent un jeune homme de 14 ou 15 ans, plus blanc que la neige, que le soleil le rend transparent comme le cristal, et d’une grande beautĂ©. Lucie reconnaĂ®t en lui l’Ă©trange et silencieux visiteur de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, mais distingue davantage son apparence. Il s’approche des enfants et se met Ă  parler :

 Ne craignez rien ! Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi !

L’Ange s’agenouille, baisse la tĂŞte vers le sol et dit :

 Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime
Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas

Après avoir rĂ©pĂ©tĂ© cette prière 3 fois, l’Ange se remet debout et dit :

Priez ainsi
Les Coeurs de JĂ©sus et de Marie sont attentifs Ă  la voix de vos supplications

Puis, l’Ange disparaĂ®t.
Une nouvelle apparition de l’Ange se dĂ©roule au coeur de l’Ă©tĂ© 1916, toujours devant les enfants. L’Ange leur demande de prier davantage, de faire des sacrifices et d’accepter avec soumission les souffrances que le Seigneur leur enverra.
Fin septembre, une 3ème apparition angĂ©lique s’accompagne d’une thĂ©ophanie eucharistique et d’une communion miraculeuse. L’Ange tient dans sa main gauche un calice, sur lequel est suspendue une hostie de laquelle tombent quelques gouttes de Sang dans le calice. Après avoir rĂ©citĂ© 3 fois une prière, en rĂ©paration des outrages, sacrilèges et indiffĂ©rences qui offensent JĂ©sus prĂ©sent dans le tabernacle, il fait communier les 3 enfants, rĂ©pète 3 fois la prière puis disparaĂ®t.
L’Ange ne devait plus apparaĂ®tre.

Les enfants, qui se souviennent des moqueries de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, n’en parlent Ă  personne.
Ces manifestations angĂ©liques commencent Ă  ĂŞtre connues qu’Ă  partir de l’annĂ©e 1917, suite aux apparitions mariales, mais seulement de quelques personnes, comme l’Ă©vĂŞque du diocèse.

Les 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 aoĂ»t et 13 septembre 1917, la Sainte Vierge se manifeste aux 3 enfants, dans la Cova da Iria, en pleine journĂ©e. Elle apparaĂ®t Ă  chaque fois sous la forme d’une jeune Dame toute vĂŞtue de blanc, plus brillante que le soleil, rĂ©pandant autour d’elle une lumière plus vive et plus intense qu’un verre de cristal plein d’eau claire, traversĂ© par les rayons du soleil le plus ardent.

Lors de la 1ère apparition, la Vierge commence par rassurer les gamins en leur disant de ne pas avoir peur. Elle déclare ensuite :

Je suis venue pour vous demander de venir ici 6 mois de suite, le 13 de chaque mois, Ă  cette mĂŞme heure. Plus tard, je vous dirai qui je suis et ce que je veux.
Ensuite, je reviendrai encore ici une 7ème fois

La sĂ©rie des 13 n’est interrompue qu’une seule fois en aoĂ»t. Les autoritĂ©s civiles, hostiles et inquiètes de la ferveur suscitĂ©e par les apparitions mariales, font emprisonner les enfants durant un jour et une nuit. La Vierge n’apparaĂ®t pas aux enfants dans leur prison, mais Ă  l’endroit habituel le 19 aoĂ»t.

En revanche les fidèles qui se massent le 13 aoĂ»t sur les lieux des apparitions mariales, sont tĂ©moins de faits inoubliables : des coups de tonnerre et des Ă©clairs dans le ciel pur et bleu, ainsi qu’une sorte de nuage blanc qui vient se poser quelques instants sur un chĂŞne vert, tout proche des apparitions.

Lors des apparitions de l’annĂ©e 1917, les 3 enfants voient bien la Vierge, mais Lucia est la seule Ă  l’entendre. La “Dame de lumière” insiste beaucoup sur les fins dernières : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis. Dès le 1er jour, Elle promet aux 3 enfants qu’ils iront au Ciel et rĂ©vèle le destin post mortem de 2 jeunes filles, amies de Lucia, mortes peu de temps auparavant.

Le 13 juillet, les 3 enfants ont une vision terrifiante de l’enfer, prĂ©sentĂ©e comme une mer de feu : image identique au Nouveau Testament. Il s’agit du 1er secret de Fatima, suivi de 2 autres. Lucia, devenue soeur Lucie, a rapportĂ© par la suite le contenu du 2nd secret de la Vierge :

Si vous faites ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et vous aurez la paix
La guerre va finir. Mais, si vous ne cessez pas d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre guerre, pire

Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue,
sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes
par les moyens de la guerre, de la famine et des persĂ©cutions contre l’Eglise et le Saint Père

Pour l’empĂŞcher, je viendrai demander la consĂ©cration de la Russie Ă  mon Coeur ImmaculĂ©e
et la Communion réparatrice des premiers samedis.
Si l’on Ă©coute mes demandes,
la Russie se convertira et on aura la paix
Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde,
provoquant des guerres et des persĂ©cutions contre l’Eglise

La Vierge annonce la fin de la 1ère Guerre mondiale, l’expansion du communisme et les persĂ©cutions contre l’Eglise, le dĂ©but d’une Seconde Guerre mondiale lors du règne du pape Pie XI. Ce dernier meurt le 10 fĂ©vrier 1939.

La 3ème partie du secret, rĂ©vĂ©lĂ© Ă  Lucia le 13 juillet 1979, porterait pour certains sur la fin du communisme en Europe Ă  la veille du XIXème siècle. C’est la version officielle du Vatican.

Les apparitions de Fatima reçoivent leur couronnement en ce que l’on appelle le miracle du 13 octobre 1917, Ă  la Cova di Iria, devant plus de 50 000 personnes. Tous purent voir le “miracle du soleil”, annoncĂ© par la Sainte Vierge le 13 juillet en ces termes :

En octobre, je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire

Même ceux qui ne croyaient pas aux apparitions en furent témoins.
C’est le cas du journaliste Avelino de Almeida, anticlĂ©rical convaincu, qui Ă©crit l’article suivant, dans le quotidien libĂ©ral de Lisbonne O Seculo du 15 octobre 1917 :

“On voit l’immense multitude se tourner vers le soleil, qui apparaĂ®t au zĂ©nith, dĂ©gagĂ© des nuages. Il ressemble Ă  une plaque d’argent mat, et il est possible de le fixer sans le moindre effort. Il ne brĂ»le pas les yeux. Il n’aveugle pas. On dirait qu’il se produit une Ă©clipse. Mais voici que s’Ă©lève une clameur immense et ceux qui sont plus près de la foule l’entendent crier : “Miracle ! Miracle !… Merveille !… Merveille !…” Aux yeux Ă©blouis de ce peuble, dont l’attitude transporte aux temps bibliques, et qui, stupĂ©fait, la tĂŞte dĂ©couverte, contemple l’azur du ciel, le soleil a tremblĂ©, le soleil a eu des mouvements insolites et brusques, en dehors de toutes les lois cosmiques, “le soleil a dansĂ©”, selon l’expression typique des paysans.”

Un autre témoin donne les détails suivants :

“On pouvait regarder le soleil sans ĂŞtre incommodĂ©. On aurait dit qu’il s’Ă©teignait et se rallumait, tantĂ´t d’une manière, tantĂ´t de l’autre. Il lançait des faisceaux de lumière, d’un cĂ´tĂ© et de l’autre, et peignait tout de diffĂ©rentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l’air. Mais la grande preuve du miracle, c’est que le soleil ne faisait pas mal aux yeux.”
Tout le monde Ă©tait immobile. Tout le monde se taisait… Tous regardaient le ciel. A un certain moment, le soleil s’arrĂŞta, et puis recommença Ă  danser, Ă  tournoyer ; il s’arrĂŞta encore une fois, et se remit encore une fois Ă  danser, jusqu’au moment, enfin, oĂą il parut se dĂ©tacher du ciel, s’avancer sur nous. Ce fut un instant terrible.”

Le phĂ©nomène dura une quinzaine de minutes, Ă  midi (heure solaire) et put ĂŞtre vu Ă  5 km Ă  la ronde. La prĂ©sence de milliers de tĂ©moins prouve que quelque chose d’exceptionnel s’est dĂ©roulĂ©.

Fatima
Notre Dame de Lourdes
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