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Philippsdorf

Philippsdorf

Philippsdorf était au XIXème siècle un village de Bohême, peuplé en majorité d’Allemands. Cette localité se trouve aujourd’hui en République tchèque sous le nom de Filippov.

Madeleine Kade voit le jour dans une famille de tisserands. Par malheur, elle perd à l’âge de 13 ans son père, puis sa mère à 26 ans. Elle s’installe chez son frère, Joseph, marié et père de 5 enfants. Elle a accumulé depuis 12 ans une succession impressionnante de maladies : convulsions, pleurésie, pneumonie, ulcère à l’estomac, évanouissements fréquents, méningite, cancer du sein, dermatose. A plusieurs reprises, on a cru sa dernière arrivée et on lui a administré l’extrême-onction.

Elle se trouve alitée depuis 1 mois, lorsque dans la nuit du 13 janvier 1866, alors qu’une amie veille auprès d’elle, vers 4 heures du matin, la malade voit tout à coup une grande lumière éclairer sa chambre. Son amie ne voit rien. Assise dans son lit, la malade voit une lumière toujours plus resplendissante, et au centre, une Dame éclatante, entièrement vêtue de blanc, couronnée d’un diadème d’or. Elle se trouve si proche du pied du lit, que Madeleine pense pouvoir la toucher. L’apparition tient sa main gauche sur le coeur et celle de droite est tendue vers le bas, comme pour inviter à faire quelque chose.

Pas de doute pour Madeleine, il s’agit bien de la Vierge. “Je tremblai de joie et de peur à la fois”, dira-t-elle plus tard.
Elle ordonne à son amie de se mettre à genoux et lui demande : “Tu ne la vois pas ? C’est la Mère de Dieu, là.”
L’amie répond : “Je vois seulement la flamme de la lampe à huile”

L’émotion est si forte et l’éclat de la Vierge si intense que Madeleine se couvre les yeux de ses mains et se met à pleurer. La lumière se faisant plus douce, elle peut à nouveau contempler l’apparition et, joignant les mains, elle débute une prière : “Mon âme exalte le Seigneur. Exulte mon esprit en Dieu mon sauveur”. Elle récite les 1ers versets du Magnificat. A peine a-t-elle dit ces 2 premiers versets que la Vierge se met à lui parler, d’une voix douce et harmonieuse :

Ma fille, bientôt, tu seras guérie.

Puis l’apparition cesse subitement. Madeleine demande à son amie de l’aider à terminer la récitation de la prière, tandis qu’elle commence à sentir une énergie nouvelle monter en elle.
Elle appelle ensuite ses proches, raconte l’apparition et se sent guérie.

On remarque que sa tumeur au sein a totalement disparu. Le lendemain même, son médecin, qui l’examine longuement, constate avec stupéfaction, que sa patiente ne souffre plus d’aucun mal et que toute séquelle a disparu. Madeleine va vivre dès lors pendant plus de 40 ans, sans connaître la moindre rechute. Elle décèdera à 72 ans.

Vers une reconnaissance de l’apparition et du miracle

Le curé du village se rend au domicile de la miraculée et constate également que la guérison semble spontanée, intégrale et durable. Peu de jours après, il adresse à l’évêque de Leitmeritz (aujourd’hui Litomerice) un récit détaillé de l’apparition et du miracle.

Monseigneur Wahala fait nommer une Commission d’enquête, présidée par le vicaire capitulaire. Le 7 mars, la Commission débute ses travaux. Elle interroge longuement Madeleine, ainsi que son amie qui la veillait, sans oublier la famille, les 2 médecins qui la soignaient et avaient déclaré incurable son cancer. Les interrogatoires se prolongent durant une semaine.

Monseigneur Wahala se montre néanmoins plus prudent. Il ne fait pas de déclaration officielle, mais il laisse les pèlerins affluer à Philippsdorf, allant même jusqu’à accepter que la chambre de la miraculée soit transformée en chapelle.

En 1870, l’évêque autorise qu’une église soit construite et que les principales pièces de la “chambre du miracle” soient conservées  dans une aile du sanctuaire. L’église sera élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie XI en 1925.

En 1985, jour anniversaire de l’apparition, le pape Jean-Paul II a béni au Vatican une couronne destinée à orner la statue de la Vierge se trouvant au sanctuaire.

De nos jours, plus de 50 mille pèlerins se rendent chaque année dans ce qui est considéré comme la “Lourdes de la Bohème”.

Guérisons miraculeuses

La même année 1866, 2 autres guérisons, qualifiées de miraculeuses, sont constatées par les médecins.

Depuis, de nombreuses guérisons s’y sont passées.

Fatima