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Marthe Robin

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Marthe Robin, née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (France) et décédée le 6 février 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inédie que lui attribuent divers témoins de son époque.

Paralysée à 16 ans

A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Elle tombe dans un coma de quatre jours. Elle sort de cette phase aiguë et semble se rétablir pendant quelques semaines. Mais la maladie progresse, la maintenant partiellement paralysée. Elle a des troubles de la vue, jusqu’à la perte de la vision pendant quelques mois. En avril-mai 1921, elle connaît une nouvelle phase de rémission, qui sera plus tard suivie de plusieurs crises, jusqu’à la paralysie définitive des membres inférieurs, à partir de mai 1928. Il semble qu’elle ait été atteinte d’encéphalite léthargique, ou maladie de Von Economo, c’est-à-dire d’une affection inflammatoire des centres nerveux.

Ses problèmes de locomotion, mais aussi une hypersensibilité à la lumière l’obligent à rester recluse, dans une chambre peu éclairée.

Phénomènes mystiques

L’épreuve de la maladie commencée en 1918 va affermir sa foi chrétienne. Elle essaie de la vivre avec patience, tente de se rendre utile, fait des travaux de couture pour aider sa famille. En 1925, elle écrit un acte d’abandon et d’amour à la volonté de Dieu. Elle veut se consacrer au Christ, et aime de plus en plus l’Eucharistie.

Dans la nuit du 4 décembre 1928, Marthe Robin rapporte que le Christ lui apparaît. Elle confesse cette vision au père Faure, le curé de sa paroisse, et prend alors la décision de « se livrer totalement à Dieu » et « d’offrir ses souffrances » en s’unissant à lui par le biais de la prière et de l’amour. Sa spiritualité est de plus en plus centrée sur la passion du Christ et l’Eucharistie.

Selon ses proches, à partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrées, inédie qui dure jusqu’à sa mort, cinquante et un ans plus tard.

Au début du mois d’octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, selon son propre témoignage, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’à sa mort en 1981 et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Fondation des Foyers de Charité

Elle rencontre, en 1936, Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel et le restera jusqu’à sa mort. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de Charité à Châteauneuf-de-Galaure.

Des laïcs participent à la vie de ce foyer, sous la responsabilité d’un prêtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participent jusqu’à 2 000 retraitants chaque année. La majorité d’entre eux, à l’issue de chaque retraite, rendent visite à Marthe.

En cinquante années, le nombre de personnes qu’elle rencontre individuellement est estimé à plus de 100 000 personnes dont des centaines de prêtres et de nombreux évêques. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie.

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Fatima