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Sri Aurobindo

Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 aoĂ»t 1872 Ă  Calcutta – 5 dĂ©cembre 1950 Ă  PondichĂ©ry) est un des leaders du mouvement pour l’indĂ©pendance de l’Inde, un philosophe, poète et Ă©crivain spiritualiste et mystique. Il a dĂ©veloppĂ© une approche nouvelle du yoga, le yoga intĂ©gral.

Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanitĂ© au-delĂ  de la lutte lĂ©gitime pour l’indĂ©pendance de l’Inde, il se consacre Ă  ses recherches spirituelles et Ă  la composition de ses Ĺ“uvres.

De plus en plus de disciples commencent Ă  venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matĂ©rielle de l’âshram fondĂ© officiellement dans les annĂ©es 1920.

Il considère que le sens de son âshram est d’ĂŞtre un « laboratoire Ă©volutif ».

Selon lui, l’homme n’est aujourd’hui qu’Ă  un niveau imparfait de son Ă©volution ; il faut pour lui reconnaĂ®tre que «l’homme est un ĂŞtre de transition». Quand Charles Darwin avoue «comme confesser un meurtre» avant sa publication de l’Origine des espèces, cela concerne le fait de reconnaĂ®tre que l’humanitĂ© appartient Ă  la mĂŞme famille que les singes.

Pour Sri Aurobindo, admettre l’Ă©volution des espèces va plus loin encore. L’admettre revient Ă  nous faire considĂ©rer la possibilitĂ© que l’ĂŞtre humain soit un chaĂ®non vers une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce dont l’homme serait une transition ne serait pas forcĂ©ment dotĂ©e d’une conscience comprĂ©hensible pour la conscience mentale humaine. Cette conscience nouvelle dont serait dotĂ©e cette nouvelle espèce pourrait ĂŞtre incomprĂ©hensible pour l’homme comme la conscience humaine mentale l’est pour les autres animaux.

Cependant Sri Aurobindo envisage une diffĂ©rence Ă©volutive importante avec les Ă©volutions d’espèces prĂ©cĂ©dentes : nous pouvons a priori la concevoir et surtout nous pourrions peut-ĂŞtre y collaborer consciemment.

Le chemin conscient de notre Ă©volution est d’après lui Ă  chercher dans le dĂ©veloppement de nos capacitĂ©s spirituelles. Un dĂ©veloppement plus radical des capacitĂ©s spirituelles dĂ©jĂ  explorĂ©es par l’humanitĂ© aboutirait selon lui un jour Ă  l’Ă©veil d’une dimension encore tout Ă  fait inconsciente. La manifestation d’une telle dimension de conscience marquerait le saut Ă©volutif propre Ă  la manifestation d’une nouvelle espèce.

Sri Aurobindo entrera, en 1926, dans une retraite pour se consacrer exclusivement Ă  la manifestation terrestre du supramental.

Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un Ă©noncĂ© de la vĂ©ritĂ© des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expĂ©rience des objets, leur structure, leur mathĂ©matique, une impression coordonnĂ©e et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-mĂŞme est quelque chose (peut-ĂŞtre une formation d’Ă©nergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaĂ®t Ă  notre mental et Ă  nos sens et Ă  certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils dĂ©terminent largement leurs propres rĂ©sultats, la Nature adaptant ses rĂ©ponses Ă  l’instrument utilisĂ©), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage».

Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’Ă©volution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matĂ©rialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle oĂą la conscience est Ă©largie, se dĂ©passant elle-mĂŞme en supra-conscience.

Pour Sri Aurobindo, dĂ©couvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un Ă©clairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcĂ©ment Ă  cĂ´tĂ© de la conscience cachĂ©e au cĹ“ur de la matière.

Le yoga intégral élaboré par Aurobindo voudrait permettre la progression spirituelle individuelle et collective vers ce nouvel état : le mysticisme de Sri Aurobindo est actif, car il cherche à modifier dès à présent notre monde sur le plan matériel de son évolution.

Auroville

Auroville (« la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore »1) est une ville expĂ©rimentale situĂ©e Ă  une dizaine de kilomètres au nord de PondichĂ©ry dans l’État du Tamil Nadu en Inde.

Elle fut crĂ©Ă©e en 1968 par une Française, Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de la Mère et compagne spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Auroville a pour vocation d’ĂŞtre, selon les termes de sa conceptrice, « le lieu d’une vie communautaire universelle, oĂą hommes et femmes apprendraient Ă  vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delĂ  de toutes croyances, opinions politiques et nationalitĂ©s».

Aujourd’hui, les Aurovilliens, issus d’une trentaine de pays, sont organisĂ©s en 35 unitĂ©s de travail : agriculture, informatique, Ă©ducation, santĂ©, artisanat, etc. DĂ©sert Ă  l’origine, le lieu est maintenant parfaitement viable.

L’UNESCO a soutenu le projet depuis le dĂ©but.

  • Auroville n’appartient Ă  personne en particulier. Elle appartient Ă  toute l’HumanitĂ©.
  • Auroville sera le lieu des recherches matĂ©rielles et spirituelles pour donner un corps vivant Ă  une unitĂ© humaine concrète.

Quatre zones :

  • industrielle : industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs
  • rĂ©sidentielle : 45 % habitat et 55 % verdure
  • internationale : pavillons nationaux et culturels
  • culturelle : activitĂ©s Ă©ducatives, artistiques, culturelles et sportives

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