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humérus

Guérisons miraculeuses

Le 1er mars est marqué par la 1ère guérison miraculeuse, reconnue comme telle par les instances religieuses et le corps médical. Au moment des 1ères apparitions, Catherine Latapie, âgée de 39 ans, habite à Loubajac, village voisin de Lourdes. Elle est invalide de sa main droite depuis 1856, après la chute d’un arbre. Cette accident a causé une “luxation de l’humérus, aisément réduite… mais laissé une paralysie de type cubital, par élongation traumatique du plexus brachial”. Sa main se trouvant paralysée et déformée, elle ne peut plus travailler et s’enfonce dans la misère. Mue par une inspiration soudaine, elle se lève à 3 heures du matin, réveille ses 2 jeunes enfants et se met en route pour Lourdes. Elle arrive à temps pour être bien placée, rencontre Bernadette, s’agenouille et prie dans la grotte. Et puis, très simplement, elle trempe sa main dans le petit bassin qui recueille l’eau de la source. Ses doigts paralysés, déformés, retrouvent leur souplesse. Elle peut à nouveau les allonger, les plier, s’en servir avec la même facilité qu’avant l’accident. Se trouvant enceinte depuis plusieurs mois, elle doit aussitôt rentrer chez elle. Sa joie est alors interrompue par des douleurs au ventre. Elle fait courageusement les 4 km du retour et met au monde, le soir même, un petit Jean-Baptiste, qui deviendra prêtre en 1882 ! Le professeur Vergez, dans son rapport à l’intention de Monseigneur Laurence, évêque de Tarbes, classe “ce cas dans les guérisons présentant un caractère surnaturel”.

De nouveaux miracles se déroulent à la grotte, dont celle de Louis Bouriette, ouvrier carrier, travaillant et vivant à Lourdes. Il est atteint depuis 2 ans d’une perte de vision complète de l’oeil droit, suite à un accident de mine. Il se rend à la grotte, s’agenouille, se met à prier, lave ensuite son oeil droit avec l’eau de la source.

“Je lavai et relavai, racontera-t-il plus tard, encore plusieurs fois en l’espace de peu de temps mon oeil droit, et ma vue, après ces ablutions, a été ce qu’elle est en ce moment, excellente”.

Quand le docteur Dozous, qui le soigne, l’examine peu après, il constate, stupéfait, que l’oeil perdu est redevenu normal et que la guérison est inexplicable.

Blaisette Cazenave a également de sérieux problèmes avec ses yeux. Cette lourdaise de 50 ans souffre d’une infection chronique de la conjonctive et des paupières. La médecine de l’époque ne peut lui être d’aucun secours. Déclarée incurable, elle décide, en mars 1858, d’utiliser l’eau de la grotte en lotions. Dès la seconde application, elle est totalement guérie : les paupières se sont redressées, les bourgeons charnus ont disparu, ainsi que les douleurs et l’inflammation. Le professeur Vergez est obligé de reconnaître que “l’effet surnaturel est d’autant plus manifeste dans cette merveilleuse guérison que la “lésion matérielle” – nous dirions maintenant l’atteinte organique des paupières – était plus frappante… et que, au rétablissement rapide des tissus dans les conditions organiques et vitales normales, est venu s’ajouter le redressement des paupières.

Un jeune couple désespéré vient à la grotte. Leur enfant en bas âge va mourir ; il est quasiment à l’agonie. La femme, Croisine Bouhort, le tient serré contre elle enveloppé dans son châle. Son mari, un ardoisier, la suit et tente de la raisonner. Mais, guidée par l’espérance, elle ne veut rien entendre. Elle désemmaillote son petit qui apparaît pitoyable, décharné, inerte. Croisine plonge son enfant dans l’eau glacée de la source. En l’immergeant, elle prie et implore la Mère de Dieu de tout son coeur. Loin de succomber, l’enfant crit et gigote avec énergie. Sanglotant de joie, Croisine l’essuie, l’enveloppe et l’emporte en rendant grâce à Bernadette à qui la Dame vient de parler. Le petit Justin Bouhort, dont l’oncle menuisier avait déjà préparé un cercueil, grandira, pour la plus grande perplexité des médecins.

Bernadette récuse les guérisons miraculeuses qu’on tente de lui attribuer. Une commission administrative, formée du commissaire Jacomet, du maire Lacadé et du procureur Vital-Dufour, l’interroge le 18 mars. Bernadette se comporte avec simplicité : “Je ne crois pas avoir guéri qui que ce soit, et je n’ai pas au reste rien fait pour cela. Je ne sais pas si je reviendrai davantage à la grotte.”

LOURDES est aujourd’hui le plus important pélerinage du monde, avec plus de 5 millions de visiteurs par an, dont 70 000 malades. En 150 ans, plus de 6 000 guérisons y ont été attestées, 2 000 qualifiés d’inexplicables, 66 jugées miraculeuses. Des milliers de personnes, guéries de diverses maladies, ont sans doute préféré conserver l’anonymat.

Fatima
Notre Dame de Lourdes
Sauvons plus de forêt !
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