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Monthly Archives: October 2016

Marthe Robin

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Marthe Robin, nĂ©e le 13 mars 1902 Ă  Châteauneuf-de-Galaure (France) et dĂ©cĂ©dĂ©e le 6 fĂ©vrier 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de CharitĂ©, connue pour des phĂ©nomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inĂ©die que lui attribuent divers tĂ©moins de son Ă©poque.

Paralysée à 16 ans

A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Elle tombe dans un coma de quatre jours. Elle sort de cette phase aiguë et semble se rétablir pendant quelques semaines. Mais la maladie progresse, la maintenant partiellement paralysée. Elle a des troubles de la vue, jusqu’à la perte de la vision pendant quelques mois. En avril-mai 1921, elle connaît une nouvelle phase de rémission, qui sera plus tard suivie de plusieurs crises, jusqu’à la paralysie définitive des membres inférieurs, à partir de mai 1928. Il semble qu’elle ait été atteinte d’encéphalite léthargique, ou maladie de Von Economo, c’est-à-dire d’une affection inflammatoire des centres nerveux.

Ses problèmes de locomotion, mais aussi une hypersensibilité à la lumière l’obligent à rester recluse, dans une chambre peu éclairée.

Phénomènes mystiques

L’épreuve de la maladie commencée en 1918 va affermir sa foi chrétienne. Elle essaie de la vivre avec patience, tente de se rendre utile, fait des travaux de couture pour aider sa famille. En 1925, elle écrit un acte d’abandon et d’amour à la volonté de Dieu. Elle veut se consacrer au Christ, et aime de plus en plus l’Eucharistie.

Dans la nuit du 4 dĂ©cembre 1928, Marthe Robin rapporte que le Christ lui apparaĂ®t. Elle confesse cette vision au père Faure, le curĂ© de sa paroisse, et prend alors la dĂ©cision de « se livrer totalement Ă  Dieu » et « d’offrir ses souffrances » en s’unissant Ă  lui par le biais de la prière et de l’amour. Sa spiritualitĂ© est de plus en plus centrĂ©e sur la passion du Christ et l’Eucharistie.

Selon ses proches, Ă  partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrĂ©es, inĂ©die qui dure jusqu’Ă  sa mort, cinquante et un ans plus tard.

Au dĂ©but du mois d’octobre 1930, selon le tĂ©moignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, selon son propre tĂ©moignage, elle commence Ă  souffrir la passion chaque vendredi, phĂ©nomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’Ă  sa mort en 1981 et dont seront tĂ©moins ses proches et de nombreux prĂŞtres.

Fondation des Foyers de Charité

Elle rencontre, en 1936, Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel et le restera jusqu’à sa mort. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de Charité à Châteauneuf-de-Galaure.

Des laĂŻcs participent Ă  la vie de ce foyer, sous la responsabilitĂ© d’un prĂŞtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participent jusqu’Ă  2 000 retraitants chaque annĂ©e. La majoritĂ© d’entre eux, Ă  l’issue de chaque retraite, rendent visite Ă  Marthe.

En cinquante annĂ©es, le nombre de personnes qu’elle rencontre individuellement est estimĂ© Ă  plus de 100 000 personnes dont des centaines de prĂŞtres et de nombreux Ă©vĂŞques. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie.

Saint Ignace de Loyola

Íñigo López de Loyola, francisé en Ignace de Loyola (né en 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome)

Benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page Ă  la cour puis chevalier rĂŞvant d’exploits.

En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s’illustre parmi les dĂ©fenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant Ă©puisĂ© les rĂ©cits de chevalerie, il entame la vie des saints. C’est la conversion, totale, brutale. Dès qu’il peut marcher, il se rend dans une grotte Ă  Manrèse, non loin de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine de Montserrat. Il y dĂ©couvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est lĂ  qu’il rĂ©dige ses “Exercices spirituels” oĂą il consigne ses expĂ©riences spirituelles.

Voeu de Montmartre

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses Ă©tudes de thĂ©ologie Ă  Paris. Il partage sa chambre avec un jeune Ă©tudiant : Saint François Xavier et le contact n’est pas toujours facile. Le 15 aoĂ»t 1534, Ă  l’issue de la messe cĂ©lĂ©brĂ©e Ă  Montmartre dans la Crypte du martyrium de saint Denis par Pierre Favre, ordonnĂ© prĂŞtre trois mois auparavant, les sept (le Savoyard Pierre Favre, le Navarrais Francisco Iassu de Azpilcueta, Xavier dit François Xavier, Diego Lainez et Alonso SalmerĂłn) prononcent les deux vĹ“ux de pauvretĂ© et chastetĂ© et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage Ă  JĂ©rusalem pour y convertir les infidèles, Ă  la fin de leurs Ă©tudes. Unis par le charisme d’Ignace, les nouveaux amis dĂ©cident de ne plus se sĂ©parer. En 1535 et 1536 les sept renouvellent leur vĹ“ux et trois nouveaux compagnons se joignent Ă  eux : Claude Le Jay, Paschase BroĂ«t, et Jean Codure.

Ă€ Rome, capitale des États pontificaux, Alexandre Farnèse vient en 1534 d’ĂŞtre Ă©lu pape, sous le nom de Paul III, qui semble rapidement voir tout le profit Ă  tirer de cette nouvelle sociĂ©tĂ© de prĂŞtres savants, rigoureux, intègres et d’un immense volontarisme rĂ©formateur. En novembre 1538, Paul III, après de nombreux contacts avec Lainez, reçoit Ignace et ses compagnons venus faire leur « oblation » au pape. Celui-ci leur ordonne de travailler Ă  Rome qui sera leur JĂ©rusalem. Dès lors, s’Ă©bauche la “Compagnie de JĂ©sus” ou Ordre des jĂ©suites.

Spiritualité ignacienne

Les Exercices spirituels sont un ouvrage de mĂ©ditation et de prière qui est considĂ©rĂ© comme le chef-d’Ĺ“uvre spirituel d’Ignace de Loyola Ă  partir de sa propre expĂ©rience spirituelle, vĂ©cue notamment Ă  Manrèse. Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orientĂ© vers le discernement, car pour lui, toute dĂ©cision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Il veut ĂŞtre le « livre du maĂ®tre » qui guide l’accompagnateur spirituel lors d’une retraite d’environ 30 jours.

BĂ©atification

Ignace de Loyola fut bĂ©atifiĂ© le 19 avril 1609, jour de Pâques (l’annonce en avait Ă©tĂ© faite le 3 dĂ©cembre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente).

Ignace de Loyola est canonisĂ© le 12 mars 1622, en mĂŞme temps que François Xavier, ThĂ©rèse d’Avila, Philippe Neri et Isidore le Laboureur.

 

Abbaye bénédictine de Montserrat

Ce lieu de pèlerinage s’impose dès le Moyen-Ă‚ge comme le premier sanctuaire marial de Catalogne.

Ignace de Loyola y vient même en pèlerinage.

La communautĂ© monastique actuelle est composĂ©e d’une soixantaine de moines qui suivent la règle de saint BenoĂ®t dont l’objectif principal est de conserver le Montserrat en tant que lieu de prière et de recueillement. Les moines assurent Ă©galement le bon fonctionnement de l’hĂ´tellerie et de l’accueil des pèlerins, en plus d’activitĂ©s de recherche et d’Ă©dition.

Intelligence des Cétacés

L’intelligence des cétacés désigne les capacités cognitives prêtées aux membres de l’ordre des cétacés, qui comprend les baleines, les marsouins, les cachalots et les dauphins.

Cette intelligence est suggĂ©rĂ©e par la taille de leurs cerveaux, par leurs comportements individuels ou sociaux et par l’aisance de leurs capacitĂ©s d’apprentissage.

La grande taille du cerveau a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme un indicateur de l’intelligence d’un animal.

La comparaison de la taille du cerveau d’un animal particulier avec les attendus de la taille du cerveau basĂ©s sur l’analyse allomĂ©trique fournit un coefficient d’encĂ©phalisation (CE) qui peut ĂŞtre utilisĂ© comme indication de l’intelligence de l’animal.

  • l’orque a un CE de 2,57,
  • le dauphin de la Plata de 1,67,
  • le dauphin du Gange de 1,55,
  • le grand dauphin de 4,14,
  • le sotalia de 4,563
  • l’ĂŞtre humain a un CE de 7,44
  • le chimpanzĂ© est Ă  2,49
  • les chiens Ă  1,17
  • les chats Ă  1,00
  • la souris Ă  0,504

Une autre manière d’évaluer l’intelligence est de comparer la taille du cerveau d’une espèce Ă  la naissance et celle de celui des adultes complètement dĂ©veloppĂ©s. Cela indique Ă  quel point une espèce accumule d’apprentissage encore jeune. La majoritĂ© des mammifères naissent avec un cerveau avoisinant 90 % du poids adulte alors que pour les ĂŞtres humains il est Ă  peine de 28 % du poids des adultes, et de 54 % chez les chimpanzĂ©s, de 42,5 % chez les dauphins et 35 % chez les Ă©lĂ©phants.

On a découvert des neurones sans grande ramification, connus aussi comme «neurones von Economo», dans le cerveau de la baleine à bosse, du rorqual commun, du cachalot, de l’orque, du dauphin, du dauphin de Risso et du béluga.

Les humains, les grands singes et les Ă©lĂ©phants sont les seules autres espèces connues pour avoir ces cellules fusiformes, toutes espèces bien connues pour leur grande intelligence. Les neurones en fuseau semblent importants pour le dĂ©veloppement du comportement intelligent, pouvant inclure la conscience de soi et l’empathie. Une telle dĂ©couverte peut suggĂ©rer une Ă©volution convergente de ces espèces. Des estimations quantitatives suggèrent Ă©galement que ce type neuronal peut ĂŞtre trois fois plus important chez les cĂ©tacĂ©s que chez les humains, en prenant en compte la diffĂ©rence de taille.

Structure du cerveau

Le cerveau des éléphants montre une complexité similaire à celui des dauphins, avec encore plus de circonvolutions que celui des humains, et avec un cortex plus épais que celui des cétacés.

Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la croissance du nĂ©ocortex, tant en valeur absolue que par rapport au reste du cerveau, au cours de l’Ă©volution de l’homme, a Ă©tĂ© responsable de l’Ă©volution de l’intelligence, quelle qu’en soit la dĂ©finition.

Certains scientifiques soutiennent que plus le nombre de neurones corticaux est Ă©levĂ© dans une espèce, plus grande est leur intelligence. Bien que de nombreux cĂ©tacĂ©s aient un grand nombre de neurones corticaux, après l’homo sapiens, l’espèce avec le plus grand nombre de neurones corticaux et synapses est l’Ă©lĂ©phant.

Tous les mammifères dormant, dont les dauphins, ont un stade connu sous le nom de sommeil paradoxal. Contrairement aux autres mammifères terrestres, le cerveau des dauphins contient un lobe paralimbique (proche du système limbique), qui peut Ă©ventuellement ĂŞtre utilisĂ© pour le traitement sensoriel. Le dauphin a une respiration volontaire, mĂŞme pendant le sommeil (les dauphins ne dorment que d’un hĂ©misphère de leur cerveau), de sorte que l’anesthĂ©sie vĂ©tĂ©rinaire est impossible.

Principe de l’Ă©cholocation

Le temps de transmission du tronc cĂ©rĂ©bral du dauphin est plus rapide que celui qu’on retrouve habituellement chez les humains, et est approximativement Ă©quivalent Ă  la vitesse trouvĂ©e dans le rat. Comme l’écholocation des dauphins est le principal moyen de dĂ©tection de leur environnement – analogue aux yeux chez les primates – et comme le son voyage quatre fois et demie plus vite dans l’eau que dans l’air, les scientifiques spĂ©culent sur le fait que la rapiditĂ© du temps de transmission du tronc cĂ©rĂ©bral, et peut-ĂŞtre le lobe paralimbique, facilitent le traitement rapide du son.

Jeu complexe

Les dauphins sont connus pour se livrer Ă  un comportement de jeu complexe, telles que la production stable sous l’eau de vortex d’air en forme d’anneaux ou de bagues Ă  partir de bulles. Il existe deux mĂ©thodes principales de production de ces anneaux de bulles : la rapide projection d’air dans l’eau qui lui permet de remonter Ă  la surface, formant un anneau ; ou la natation de façon rĂ©pĂ©tĂ©e dans un cercle, puis stoppĂ©e pour injecter de l’air ds courants hĂ©licoĂŻdales dans le vortex ainsi formĂ©. Les dauphins alors examinent souvent leurs crĂ©ations visuellement et avec leurs sonar.

Coopération inter-espèces

Il y a eu des cas de plusieurs espèces de dauphins et de marsouins en captivité qui aidaient et interagissaient avec d’autres espèces, y compris des baleines échouées.

Communication

Les cĂ©tacĂ©s peuvent Ă©mettre et entendre des sons (qui sont censĂ©s ĂŞtre leurs principaux moyens de communication) dans une gamme de frĂ©quences beaucoup plus large que celle de l’homme. Par exemple, les clics peuvent contenir de l’Ă©nergie significative dans les frĂ©quences supĂ©rieures Ă  110 kHz.

En plus du canal de communication acoustique, la perception visuelle est Ă©galement significative. La pigmentation contrastĂ©e du corps peut ĂŞtre utilisĂ©e, par exemple avec des « flashs » de la zone ventrale hypo-pigmentĂ©e de certaines espèces, comme la production de bulles d’eau pendant la signature sifflĂ©e. En outre, la plupart des comportements synchrones de coopĂ©ration, ainsi que les mĂ©thodes de coopĂ©ration de recherche de nourriture, sont sans doute gĂ©rĂ©es au moins partiellement par des moyens visuels.

Conscience de soi

La conscience de soi est considérée, par certains, comme un signe de pensée abstraite très développée. La recherche scientifique de ce sujet a suggéré que les dauphins, aux côtés des éléphants et des grands singes possèdent la conscience de soi.

JoĂŁo de Deus

JoĂŁo Teixeira de Faria
(aussi appelé João de Deus, Jean de Dieu), né le 24 juin 1942 à Cachoeira de Goiás (Goiás), est un guérisseur, « chirurgien psychique » et médium brésilien.

Ă€ l’âge de 16 ans, JoĂŁo se rend rĂ©gulièrement au « Centre de rĂ©demption spirituelle » local oĂą il dit avoir, pour la première fois, prĂŞtĂ© son corps Ă  une entitĂ© spirituelle qui guĂ©rirait les malades.

Il aurait, depuis, sans formation médicale, reçu 15 millions de personnes durant les 40 dernières années dans son centre appelé «la Casa».

Les «patients» se présentent à lui, et se voient prescrire une méditation de groupe dans une pièce adjacente, la prise d’herbes ou une opération chirurgicale dite visible ou invisible qu’il fait lui-même sur le champ.

Joao de Deus officie depuis 35 ans Ă  Abadiania, dont l’Ă©conomie tourne autour du centre du mĂ©dium.  Il soigne gratuitement. Ses gains, assure la direction du centre, viennent de dons, de la vente de remèdes naturels et d’eau purifiĂ©e.

autre lien pour Abadania : http://www.joaodedeusabadiania.com/

Joao de Deus, le mĂ©dium brĂ©silien qui opère sans asepsie et soigne des milliers de malades – Le Point.fr

“Je vais te soigner”, dit-il à une jeune femme. Le mĂ©dium en transe lui saisit la plante des pieds et y insère une aiguille de quatre centimètres.
“Tu vas avoir mal, ne regarde pas”, lui dit-il alors qu’il enfonce l’aiguille plusieurs fois. Elle semble ne rien sentir et quand c’est terminĂ©, le mĂ©dium de près de soixante dix ans, presque analphabète, Ă©bauche un grand sourire. Emue, elle affirme qu’elle est guĂ©rie d’un mal chronique que les mĂ©decins n’arrivaient pas Ă  traiter.

Ce guĂ©risseur affirme incorporer des esprits quand il est en transe. Il diagnostique des maladies, prescrit des traitements et rĂ©alise des opĂ©rations, parfois avec les mains, d’autres fois des bistouris…

“Depuis l’âge de huit ans, Dieu m’a transmis cette Ă©nergie. Je ne soigne pas, c’est Dieu qui soigne

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, nĂ©e le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » Ă  but humanitaire et Ă©cologique dont le siège est au KĂ©rala (extrĂŞme Sud-Ouest de l’Inde).

AppelĂ©e communĂ©ment Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais dĂ©clare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualitĂ© (advaĂŻta vĂ©danta) et de la dĂ©votion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dĂ©votionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de consĂ©quence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit rĂ©aliser de nombreuses tâches mĂ©nagères et est parfois battue. Elle interrompt l’Ă©cole Ă  dix ans et devient servante chez des voisins.

Ă€ treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, Ă  22 ans, elle obtient la libĂ©ration (moksha) Ă  la suite d’une intense pĂ©riode d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Mâ Ananda Moyî

Nirmalâ Sundari Devî
(30 avril 1896 Ă  Kheora en Inde, (aujourd’hui au Bangladesh) – Kishanpur, 27 aoĂ»t 1982),
plus tard nommĂ©e Mâ Ananda MoyĂ® par Jyotish Chandra Ray1 ou Mâ Ananda MayĂ®, Sri Anandamayi Ma, est considĂ©rĂ©e dans l’hindouisme comme une grande sainte de l’Inde du xxe siècle et perçue par ses disciples comme un avatar.

Pour toute formation scolaire, elle alla Ă  l’Ă©cole primaire durant deux ans. Elle n’a «jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrĂ©es et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais Ă©tĂ© enseignĂ©e.» MalgrĂ© cela, elle semblait connaĂ®tre toutes les voies.

L’initiation

De 1918 Ă  1923, elle dĂ©cide de «jouer le rĂ´le d’une ascète». Traditionnellement, l’ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme les mantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencĂ© Ă  rĂ©citer les mantras ou Ă  prendre des postures yogiques en mĂ©ditation.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu »

Mâ reçoit autant de gens en prenant soin de leurs souffrances : “Si vous pensez que cela m’est dĂ©sagrĂ©able, c’est uniquement parce que vous faites une distinction entre votre corps et le leur. Vous ne ressentez pas comme un lourd fardeau de porter votre tĂŞte, vos mains et vos pieds, vos doigts, vos membres, parce que vous les considĂ©rez comme parties intrinsèques de votre propre corps ; de mĂŞme je sens que toutes ces personnes sont des membres organiques de ce corps-ci (…). Je n’ai aucun sens de l’ego ni de la sĂ©paration. En moi, chacun de vous a dans une Ă©gale mesure la hauteur et la profondeur de l’Ă©ternitĂ©”.

Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : “Est-ce que j’ai raison de penser que vous ĂŞtes Dieu “. ShrĂ® Mâ rĂ©pondit : “Il n’y a rien si ce n’est Lui ; tous et toutes ne sont que des formes de Dieu. Ă€ l’intĂ©rieur de votre personne aussi, tout n’est qu’une forme de Dieu. Dans d’autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan (« vision du divin »).”

Sri Aurobindo

Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 aoĂ»t 1872 Ă  Calcutta – 5 dĂ©cembre 1950 Ă  PondichĂ©ry) est un des leaders du mouvement pour l’indĂ©pendance de l’Inde, un philosophe, poète et Ă©crivain spiritualiste et mystique. Il a dĂ©veloppĂ© une approche nouvelle du yoga, le yoga intĂ©gral.

Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanitĂ© au-delĂ  de la lutte lĂ©gitime pour l’indĂ©pendance de l’Inde, il se consacre Ă  ses recherches spirituelles et Ă  la composition de ses Ĺ“uvres.

De plus en plus de disciples commencent Ă  venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matĂ©rielle de l’âshram fondĂ© officiellement dans les annĂ©es 1920.

Il considère que le sens de son âshram est d’ĂŞtre un « laboratoire Ă©volutif ».

Selon lui, l’homme n’est aujourd’hui qu’Ă  un niveau imparfait de son Ă©volution ; il faut pour lui reconnaĂ®tre que «l’homme est un ĂŞtre de transition». Quand Charles Darwin avoue «comme confesser un meurtre» avant sa publication de l’Origine des espèces, cela concerne le fait de reconnaĂ®tre que l’humanitĂ© appartient Ă  la mĂŞme famille que les singes.

Pour Sri Aurobindo, admettre l’Ă©volution des espèces va plus loin encore. L’admettre revient Ă  nous faire considĂ©rer la possibilitĂ© que l’ĂŞtre humain soit un chaĂ®non vers une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce dont l’homme serait une transition ne serait pas forcĂ©ment dotĂ©e d’une conscience comprĂ©hensible pour la conscience mentale humaine. Cette conscience nouvelle dont serait dotĂ©e cette nouvelle espèce pourrait ĂŞtre incomprĂ©hensible pour l’homme comme la conscience humaine mentale l’est pour les autres animaux.

Cependant Sri Aurobindo envisage une diffĂ©rence Ă©volutive importante avec les Ă©volutions d’espèces prĂ©cĂ©dentes : nous pouvons a priori la concevoir et surtout nous pourrions peut-ĂŞtre y collaborer consciemment.

Le chemin conscient de notre Ă©volution est d’après lui Ă  chercher dans le dĂ©veloppement de nos capacitĂ©s spirituelles. Un dĂ©veloppement plus radical des capacitĂ©s spirituelles dĂ©jĂ  explorĂ©es par l’humanitĂ© aboutirait selon lui un jour Ă  l’Ă©veil d’une dimension encore tout Ă  fait inconsciente. La manifestation d’une telle dimension de conscience marquerait le saut Ă©volutif propre Ă  la manifestation d’une nouvelle espèce.

Sri Aurobindo entrera, en 1926, dans une retraite pour se consacrer exclusivement Ă  la manifestation terrestre du supramental.

Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un Ă©noncĂ© de la vĂ©ritĂ© des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expĂ©rience des objets, leur structure, leur mathĂ©matique, une impression coordonnĂ©e et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-mĂŞme est quelque chose (peut-ĂŞtre une formation d’Ă©nergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaĂ®t Ă  notre mental et Ă  nos sens et Ă  certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils dĂ©terminent largement leurs propres rĂ©sultats, la Nature adaptant ses rĂ©ponses Ă  l’instrument utilisĂ©), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage».

Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’Ă©volution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matĂ©rialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle oĂą la conscience est Ă©largie, se dĂ©passant elle-mĂŞme en supra-conscience.

Pour Sri Aurobindo, dĂ©couvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un Ă©clairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcĂ©ment Ă  cĂ´tĂ© de la conscience cachĂ©e au cĹ“ur de la matière.

Le yoga intégral élaboré par Aurobindo voudrait permettre la progression spirituelle individuelle et collective vers ce nouvel état : le mysticisme de Sri Aurobindo est actif, car il cherche à modifier dès à présent notre monde sur le plan matériel de son évolution.

Auroville

Auroville (« la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore »1) est une ville expĂ©rimentale situĂ©e Ă  une dizaine de kilomètres au nord de PondichĂ©ry dans l’État du Tamil Nadu en Inde.

Elle fut crĂ©Ă©e en 1968 par une Française, Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de la Mère et compagne spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Auroville a pour vocation d’ĂŞtre, selon les termes de sa conceptrice, « le lieu d’une vie communautaire universelle, oĂą hommes et femmes apprendraient Ă  vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delĂ  de toutes croyances, opinions politiques et nationalitĂ©s».

Aujourd’hui, les Aurovilliens, issus d’une trentaine de pays, sont organisĂ©s en 35 unitĂ©s de travail : agriculture, informatique, Ă©ducation, santĂ©, artisanat, etc. DĂ©sert Ă  l’origine, le lieu est maintenant parfaitement viable.

L’UNESCO a soutenu le projet depuis le dĂ©but.

  • Auroville n’appartient Ă  personne en particulier. Elle appartient Ă  toute l’HumanitĂ©.
  • Auroville sera le lieu des recherches matĂ©rielles et spirituelles pour donner un corps vivant Ă  une unitĂ© humaine concrète.

Quatre zones :

  • industrielle : industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs
  • rĂ©sidentielle : 45 % habitat et 55 % verdure
  • internationale : pavillons nationaux et culturels
  • culturelle : activitĂ©s Ă©ducatives, artistiques, culturelles et sportives

Basilique Sainte Marie Madeleine

La basilique de Sainte Marie Madeleine de Saint Maximin la Sainte Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence.

Origine de l’implantation

Selon la tradition, Marie Madeleine (ou Marie de Béthanie, soeur de Marthe et de Lazare) fuyant les persécutions d’Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa soeur . Après avoir débarqué aux Saintes Maries de la Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte Baume pendant qu’elle évangélisait la Provence. À
sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint Maximin la Sainte Baume.

Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l’abbaye de Saint Victor
à Marseille. Au VIIIème siècle, les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l’abri les précieuses reliques . Le culte de la sainte reste cependant vivace.

Historique de la construction de la Basilique

En 1295 Charles II d’Anjou, devenu Comte de Provence et Roi de Sicile, décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau, une basilique et un couvent de dominicains ; il confie l’établissement des plans de l’ensemble de la construction au « Magister Petrus Gallicus, protomagister operum curiæ » : ce serait donc Pierre d’Agincourt, mais il n’est pas certain qu’il ait effectivement réalisé le début de la construction . Après quelques années d’arrêt, la reprise des travaux avec l’architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici , s’effectue avec une grande ampleur à partir de 1305 . Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint Maximin, de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328 . En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L’entrée de la crypte se situe alors en dehors de l’église. En 1404 on sait que l’abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

La crypte

Elle se présente sous la forme d’une salle rectangulaire voûtée orientée nord sud, donc perpendiculaire à l’axe de la basilique. Elle mesure 4,25 m du nord au sud et 4,48 m de l’est à l’ouest. Il s’agit probablement d’un caveau paléochrétien du IVème siècle primitivement revêtu d’un revêtement décoratif soit tout en marbre, soit en marbre et en enduits peints . Elle constitue le coeur de la basilique. Le double escalier qui y conduit a été réalisé au XVIème siècle mais n’a fait que remplacer l’escalier primitif . La voûte actuelle n’est pas d’origine mais a été refaite à l’époque de la construction de la quatrième travée au XVème siècle. Au fond de la crypte, dans la paroi sud, est creusée un alvéole dans lequel est placé le reliquaire de sainte Marie Madeleine.

Le reliquaire contient un crâne qui selon la tradition serait celui de Marie Madeleine. Un tube de cristal scellé à ses deux extrémités est attaché au reliquaire ; il contient le « Noli me tangere » (Ne me touche pas) lambeau de chair ou de tissu osseux adhérant à l’os frontal de la sainte où Jésus aurait posé ses doigts le jour de la résurrection. Ces ossements font partie de ceux découverts au cours des fouilles réalisées par Charles II. Ils étaient contenus dans un reliquaire d’or et d’argent avec une couronne d’or et de pierreries. Ce reliquaire et tous les autres de la basilique ont disparu à la Révolution. Le reliquaire actuel a été sculpté en 1860 par Didron suivant un dessin de l’architecte Henri Révoil.

La crypte renferme également quatre très beaux sarcophages ; un au fond (paroi sud) celui de MarieMadeleine, deux à gauche (paroi est) ceux de sainte Marcelle et des saints innocents et un à droite (paroi ouest) celui de saint Sidoine.

Sainte Marie-Madeleine

Marie-Madeleine fut un de ces premiers évangélisateurs dont nous parle la tradition de Provence. Elle trouva à la sainte grotte une solitude pour adorer le Sauveur.
Son corps retrouvé dans la crypte de Saint Maximin est vénéré comme étant celui de Marie- Madeleine. Les reliques des saints sont vénérables, car à travers elles c’est l’oeuvre de Dieu que recherchent et admirent les chrétiens.
Marie-Madeleine reste ainsi vivante ; et c’est là le sens de ce pèlerinage qui lui est dédié.
Les origines du pèlerinage de la Sainte- Baume sont obscures ; on pense que dès le Ve siècle, des moines vinrent chercher la solitude dans la forêt et les grottes de la Sainte Baume. Nul doute qu’ils étaient attirés là par l’antique tradition de Marie-Madeleine. En 1254, au retour de la septième Croisade, saint Louis, roi de France, entendant parler de la Sainte Baume, tint à y venir lui-même avec ses chevaliers ; ce pèlerinage royal eut un très grand retentissement.
En 1279, Charles II de Provence rechercha les reliques de sainte Marie-Madeleine. Il les trouva dans la crypte de Saint-Maximin. Les reliques furent authentifiées auprès du pape. En 1295, les Dominicains sont installés à Saint-Maximin et à la Sainte-Baume. Leur tâche est d’accueillir les nombreux pèlerins qui viennent se réfugier auprès de sainte Marie-Madeleine. En 1793, un incendie, accompagné de pillages et de profanations par les révolutionnaires, détruisit jusqu’à l’anéantissement la Sainte-Baume.
En 1851, les Dominicains reprennent la garde du sanctuaire grâce au P. Lacordaire. Ce dernier cherche à rendre témoignage à l’Évangile : « Quand le Fils de Dieu, écrit-il dans son étude sur sainte Marie-Madeleine, vient pour sauver les hommes, nul d’eux ne s’étonne que l’Évangile soit un livre d’amour et l’amour le livre du salut ». Il veut que ce lieu parle des amitiés les plus belles : « Ce fut là, dit-il, en ce monde, le sommet des affections humaines et divines » : « Jésus-Christ a aimé les âmes, et il nous a transmis cet amour qui fut le fond même du christianisme… C’est l’amitié, telle que Dieu fait homme et mort pour ses amis, pouvait la concevoir. » Les grands de la terre vinrent en pèlerinage à la Sainte Baume ; mais le souvenir le plus vivant est celui des saints nombreux qui vinrent prier ici. De nos jours, ce courant apparaît toujours bien vivant : pèlerins anonymes ou groupés viennent à la Sainte-Baume.
Fatima
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