Saut de l’Ange

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Office des Ténèbres

L’Office des Ténèbres est le nom donné dans le rite romain, avant la réforme de Pie XII en 1955, aux matines et aux laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte (jeudi, vendredi, samedi), qui selon la coutume de cette période, étaient anticipées le soir précédent. L’office devait «commencer de manière à finir après le coucher du soleil», d’où le nom de «Ténèbres».

Ces offices revêtent un caractère de deuil, de tristesse et de douleur. Toutes les parties ordinaires des matines sont omises (invitatoire, Gloria Patri à la fin des psaumes, hymne, capitule, bénédiction, etc.).

Le choix des psaumes met sous les yeux les douleurs de la Passion de Jésus-Christ :

  • le Jeudi saint, au Jardin des Oliviers
    • Les leçons du 1er nocturne sont tirées des Lamentations de Jérémie où le prophète pleure la ruine et la destruction de Jérusalem et de son temple.Pendant le chant du Benedictus, on éteint progressivement 14 des 15 cierges placés dans un chandelier triangulaire et allumés avant l’office. Après on prend le quinzième cierge, celui qui est placé au sommet du chandelier, et on le cache derrière l’autel jusqu’à la conclusion de l’office, à moins que l’autel ne soit pas dans l’abside mais versus populum, auquel cas on le cache dans une lanterne de boisCet office dure entre une heure trente et deux heures quarante-cinq. Certaines paroisses choisissent alors de ne chanter que le premier nocturne.
      (numérotation des psaumes selon la Vulgate sixto-clémentine)Cet office continue d’être chanté par certaines abbayes bénédictines (à l’instar de Solesmes), la Communauté Saint-Martin, les Fraternités monastiques de Jérusalem, la Communauté Aïn Karem et dans certains couvents dominicains, en latin ou en langue vernaculaire.
  • le Vendredi saint, devant les tribunaux au Calvaire
  • le Samedi saint, au Sépulcre.

Le Jeudi saint
1er nocturne
Psaume 68 (Salvum me fac, Deus)
avec son antienne Zelus domus tuae ;
à la fin du psaume, on éteint un des cierges du chandelier triangulaire ;
Psaume 69 (Deus, in adjutorium meum intende) avec son antienne Avertantur retrorsum ;
à la fin du psaume, on éteint un deuxième cierge du chandelier triangulaire ;
Psaume 70 (In te, Domine, speravi) avec son antienne Deus meus, eripe me ;
on éteint un troisième cierge ;
Versicule Avertantur retrorsum ;
Pater noster en silence ;
1re leçon : Commencement des Lamentations du prophète Jérémie (Lm 1, 1-5) (Livre des lamentations) ;
1er répons : In monte Oliveti ;
2e leçon : suite des Lamentations (Lm 1, 6-9) ;
2e répons : Tristis est anima mea ;
3e leçon : suite des Lamentations (Lm 1, 10-14) ;
3e répons : Ecce vidimus eum.

2e nocturne
Psaume 71 (Deus, judicium tuum regi da) avec son antienne Liberavit Dominus pauperem ; on éteint un quatrième cierge ;
Psaume 72 (Quam bonus Israël Deus) avec son antienne Cogitaverunt impii ; on éteint un cinquième cierge ;
Psaume 73 (Ut quid, Deus, repulisti in finem) avec son antienne Exsurge, Domine ; on éteint un sixième cierge ;
Versicule Deus meus, eripe me ;
Pater noster en silence ;
4e leçon : Tirée des Commentaires de saint Augustin sur le psaume 54 (Ps 54, 1-10 réparti sur les leçons 4 à 6)6 ;
4e répons : Amicus meus ;
5e leçon : suite des Commentaires (Ps 54) ;
5e répons : Judas mercator ;
6e leçon : suite des Commentaires (Ps 54) ;
6e répons : Unus ex discipulis meis.

3e nocturne
Psaume 74 (Confitebimur tibi, Deus) avec son antienne Dixi iniquis ; on éteint un septième cierge ;
Psaume 75 (Notus in Judea Deus) avec son antienne Terra tremuit ; on éteint un huitième cierge ;
Psaume 76 (Voce mea ad Dominum clamavi) avec son antienne In die tribulationis meae ; on éteint un neuvième cierge ;
Versicule Exsurge, Domine ;
Pater noster en silence ;
7e leçon : tirée de la première Épître aux Corinthiens (1 Co 11, 17-22) ;
7e répons : Eram quasi Agnus ;
8e leçon : suite de l’Épître aux Corinthiens (1 Co 11, 23-26) ;
8e répons : Una hora ;
9e leçon : suite de l’Épître aux Corinthiens (1 Co 11, 27-34) ;
9e répons : Seniores populi.

Laudes
Psaume 50 (Miserere) avec son antienne Justificeris, Domine ; on éteint un dixième cierge ;
Psaume 89 (Domine, refugium factus es nobis) avec son antienne Dominus tamquam ovis ; on éteint un onzième cierge ;
Psaume 35 (Dixit injustus) avec son antienne Contritum est cor meum ; on éteint un douzième cierge ;
Cantique de Moïse (Exode 15, 1-19) avec son antienne Exhortatus es ; on éteint un treizième cierge ;
Psaume 146 (Laudate Dominum quoniam bonus est psalmus) avec son antienne Oblatus est ; on éteint un quatorzième cierge ; seul le cierge central du chandelier triangulaire est encore allumé ;
Cantique de Zacharie (Benedictus) avec son antienne Traditor autem ; après chaque paire de versets, on éteint l’un des six cierges de l’autel. Après la répétition de l’antienne, on enlève le cierge supérieur du chandelier triangulaire et on le cache derrière l’autel ;
Première partie du graduel Christus factus est, en terminant à «usque ad mortem» ;
Pater noster en silence ;
Oraison Respice, quaesumus, Domine, super hanc familiam tuam.

Le Vendredi saint
1er nocturne
Psaume 2 (Quare fremuerunt gentes) avec son antienne Astiterunt reges terrae ;
on éteint le premier cierge du chandelier triangulaire, et ainsi de suite, comme au Jeudi saint ;
Psaume 21 (Deus, Deus meus, respice in me) avec son antienne Diviserunt sibi ;
Psaume 26 (Dominus illuminatio mea) avec son antienne Insurrexerunt in me ;
Versicule Diviserunt sibi ;
Pater noster en silence ;
1re leçon : tirée des Lamentations du prophète Jérémie (Lm 2, 8-11) ;
1er répons : Omnes amici mei ;
2e leçon : suite des Lamentations (Lm 2, 12-15) ;
2e répons : Velum templi ;
3e leçon : suite des Lamentations (Lm 3, 1-9) ;
3e répons : Vinea mea electa.

2e nocturne
Psaume 37 (Domine, ne in furore tuo) avec son antienne Vim faciebant ;
Psaume 39 (Expectans expectavi Dominum) avec son antienne Confundantur et revereantur ;
Psaume 53 (Deus, in nomine tuo salvum me fac) avec son antienne Alieni insurrexerunt in me ;
Versicule Insurrexerunt in me ;
Pater noster en silence ;
4e leçon : tirée des Commentaires de saint Augustin sur les psaumes (psaume 63, 2) ;
4e répons : Tamquam ad latronem ;
5e leçon : suite des Commentaires (Ps 63) ;
5e répons : Tenebrae factae sunt ;
6e leçon : suite des Commentaires (Ps 63) ;
6e répons : Animam meam dilectam.

3e nocturne
Psaume 58 (Eripe me de inimicis meis) avec son antienne Ab insurgentibus in me ;
Psaume 87 (Domine Deus, salutis meae) avec son antienne Longe fecisti ;
Psaume 93 (Deus ultionum Dominus) avec son antienne Captabunt in animam justi ;
Versicule Locuti sunt adversum me ;
Pater noster en silence ;
7e leçon : tirée de l’Épître aux Hébreux (He 4, 11-15) ;
7e répons : Tradiderunt me;
8e leçon : suite de l’Épître aux Hébreux (He 4, 16–5, 3) ;
8e répons : Jesum tradidit impius ;
9e leçon : suite de l’Épître aux Hébreux (He 5, 4-10) ;
9e répons : Caligaverunt oculi mei.

Laudes
Psaume 50 (Miserere) avec son antienne Proprio Filio suo ;
Psaume 142 (Domine, exaudi orationem meam) avec son antienne Anxiatus est in me ;
Psaume 84 (Benedixisti, Domine) avec son antienne Ait latro ad latronem ;
Cantique d’Habacuc (3, 2-19) avec son antienne Dum conturbata fuerit ;
Psaume 147 (Lauda, Jerusalem, Dominum) avec son antienne Memento mei, Domine Deus ;
Versicule Collocavit me ;
Cantique de Zacharie (Benedictus) avec son antienne Posuerunt super caput ejus ;
le graduel Christus factus est, en omettant son verset ;
Pater noster en silence ;
Oraison Respice, quaesumus, Domine, super hanc familiam tuam.

Le Samedi saint
1er nocturne
Psaume 4 (Cum invocarem) avec son antienne In pace in idipsum ; on éteint le premier cierge du chandelier triangulaire, et ainsi de suite, comme au Jeudi saint ;
Psaume 14 (Domine, quis habitabit) avec son antienne Habitabit in tabernaculo tuo ;
Psaume 15 (Conserva me, Domine) avec son antienne Caro mea requiescet in spe ;
Versicule In pace in idipsum ;
Pater noster en silence ;
1re leçon : tirée des Lamentations du prophète Jérémie (Lm 3, 22-30) ;
1er répons : Sicut ovis ;
2e leçon : suite des Lamentations (Lm 4, 1-6) ;
2e répons : Jerusalem, surge ;
3e leçon : Commencement de la prière du prophète Jérémie (Lm 5, 1-11) ;
3e répons : Plange quasi virgo.

2e nocturne
Psaume 23 (Domini est terra et plenitudo ejus) avec son antienne Elevamini, portae eternales ;
Psaume 26 (Dominus illuminatio mea) avec son antienne Credo videre bona Domini ;
Psaume 29 (Exaltabo te, Domine) avec son antienne Domine, abstraxisti ab inferis animam meam ;
Versicule Tu autem, Domine ;
Pater noster en silence ;
4e leçon : tirée des Commentaires de saint Augustin sur les psaumes (Ps 63, 7) ;
4e répons : Recessit pastor noster ;
5e leçon : suite des Commentaires (Ps 63) ;
5e répons : O vos omnes ;
6e leçon : suite des Commentaires (Ps 63) ;
6e répons : Ecce quomodo moritur.

3e nocturne
Psaume 53 (Deus, in nomine tuo) avec son antienne Deus, adjuvat me ;
Psaume 75 (Notus in Judea, Deus) avec son antienne In pace, factus est ;
Psaume 87 (Domine, Deus salutis meae) avec son antienne Factus sum sicut homo sine adjutorio ;
Versicule In pace factus est ;
Pater noster en silence ;
7e leçon : tirée de l’Épître aux Hébreux (He 9, 11-14) ;
7e répons : Astiterunt reges terrae ;
8e leçon : suite de l’Épître aux Hébreux (He 9, 15-18) ;
8e répons : Aestimatus sum ;
9e leçon : suite de l’Épître aux Hébreux (He 9, 19-22) ;
9e répons : Sepulto Domino.

Laudes
Psaume 50 (Miserere) avec son antienne O mors, ero mors tua ;
Psaume 91 (Bonum est confiteri Domino) avec son antienne Plangent eum ;
Psaume 63 (Exaudi, Deus, orationem meam) avec son antienne Attendite, universi populi ;
Cantique d’Ezéchias (Is. 38, 10-20) avec son antienne A porta inferi ;
Psaume 150 (Laudate Dominum in sanctis ejus) avec son antienne O vos omnes ;
Versicule Caro mea ;
Cantique de Zacharie (Benedictus) avec son antienne Mulieres sedentes ad monumentum ;
Graduel Christus factus est en entier ;
Oraison Concede, quaesumus, omnipotens Deus, ut qui Filii tui resurrectionem.

Musique de l’Office des Ténèbres

Plusieurs musiciens se sont inspirés de l’office liturgique des Ténèbres pour composer des œuvres originales.

Marc-Antoine Charpentier a écrit plus de cinquante pièces. Il a emprunté le texte au Bréviaire en usage et au nouveau Bréviaire mis en place par l’archevêque de Paris, Mgr de Harlay, en 1680. Les textes sont par conséquent différents de celui du Bréviaire de Pie X, dont l’emploi est encore autorisé par le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI. Ces Offices des Ténèbres portent souvent comme nom la veille du jour où ils étaient célébrés (office du mercredi-saint pour jeudi-saint, etc) car ils se déroulaient la veille au soir, et se terminaient après le coucher du soleil.

On possède également des Leçons de Ténèbres de Samuel Capricornus (1628-1665), de Michel-Richard de Lalande (1657-1726), et de François Couperin qui a écrit trois Leçons de Ténèbres (1714).

Le groupe franco-autrichien Elend a également composé un cycle de 3 albums sur l’Office des Ténèbres : Leçons de Ténèbres (1994), Les Ténèbres du Dehors (1996), The Umbersun (1998).

Pèlerinage Maria Brünnlein

La basilique de pèlerinage Maria Brünnlein est située à Wemding dans le diocèse d’Eichstätt . Il a reçu le titre de basilique mineure en 1998 par le pape Jean-Paul II .

En 1680 , le cordonnier Wemdinger Franz Forell a l’ image miraculeuse de Notre – Dame , debout sur l’autel de la grâce, de Rome à Wemding. Après la construction d’ une ancienne chapelle au- dessus du Schillerbrünnl en 1692 était due à l’écoulement pèlerin de plus en plus dans les années 1748-1782 selon les plans de la tête de l’ Ordre teutonique de M. Franz Joseph Roth aujourd’hui Rococo église.

Après une restauration de trois ans, la basilique brille depuis le 1er octobre 2003 dans une nouvelle splendeur. Selon un communiqué de presse du diocèse d’Eichstätt, les travaux de 4,5 millions d’euros étaient «urgemment nécessaires» : «Les défauts statiques et les dégâts dans le grenier ont provoqué des fissures dans les voûtes. Des ornements en stuc étaient tombés, de précieuses fresques s’étaient détachées. Les peintures au plafond ont été attaquées par le champignon, les autels latéraux ont souffert de moisissures. ”

Pour le pèlerinage Maria Brünnlein à consoler depuis le 17ème siècle, en particulier une statue en bois sculpté de Marie adoré. De nombreux pèlerins relient la visite de l’église de pèlerinage avec une boisson du Gnadenbrünnlein. Six pierres de dévotion faites par Ernst Steinacker en 1983 montrent le chemin de l’église. En 2009, 15 stèles d’ un nouveau carrefour ont été aménagées sur le sentier depuis le parking jusqu’au portail principal de la basilique ; le frère jésuite et le peintre de verre Michael Kampik (* 1948, † 6 février 2016) les a créés.

Equipement
  • L’autel de miséricorde dans le style rococo est fourni avec l’image de la grâce et est également appelé fontaine ou source autel. Il a été construit en 1756 par le sculpteur Johann Joseph Meyer du Tyrol. La sous-construction avec la fontaine et les volutes a été complétée en 1953 par Ernst Steinacker.
  • La chaire rococo avec les trois vertus divines Foi, Espoir, Amour vient de F. Anton Anwander de Landsberg am Lech .
  • Il y a des tablettes votives à remercier pour les audiences de prière.
  • Un sanctuaire du martyr romain Theodore Stratelates († 306) est situé sur l’autel Barbara.
  • Sur les entrées latérales sont des figures de St. Anna et Joachim .
Programme Marian

L’église de pèlerinage est décorée d’une peinture au plafond de Johann Baptist Zimmermann et de son fils Michael, qui montre la Mère de Dieu comme une source de vie. Autour de la fresque principale, douze médaillons de fontaine sont regroupés, qui se réfèrent symboliquement à Marie. D’autres symboles de la Vierge peuvent être trouvés sur les côtés et dans la zone d’entrée de l’église.

Aurora consurgens (Aube brillante)
Electa ut sol (Choix comme le soleil)
Domus aurea (Maison d’Or)
Mulier amicta sole (Femme habillée au soleil)
Signum foederis (signe de l’alliance)
Rose mystica (Rose mystérieuse)
Scala Iacob ( l’échelle de Jacob )
Turris Davidica ( Tour de David )
Stella matutina ( étoile du matin )
Pulchra ut luna (Belle comme la lune)
Templum Salomonis ( Temple de Salomon )
Mulier draconis victrix (Femme comme vainqueur du dragon)
Columba ramum ferens (pigeon avec rameau d’olivier)
Lilium inter spinas (lis parmi les épines)
Ianua coeli (porte du ciel)
Arca testamenti (Arche de l’alliance)

Messe Chrismale

La messe chrismale, du grec χρίσμα / khrísma qui veut dire huile ou onction, est la cérémonie au cours de laquelle l’évêque consacre le saint chrême. Cette huile sert pour les baptêmes célébrés lors de la Vigile pascale et tout au long de l’année liturgique pour les sacrements de baptême, confirmation et ordre.

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Origine

Le mot grec khrísma signifie onction, et a donné Christ et chrétien. L’onction renvoie à l’huile qui fait elle-même référence au roi ou au prêtre qui était oint dans l’Ancien Testament, c’est-à-dire pénétré de la présence divine. Saül et le Roi David ont tous les deux été oints par Samuel. C’est dans cette perspective que le futur roi de France était oint d’huile lors de la cérémonie de son sacre. L’onction est révélée en plénitude par Jésus dans le Nouveau Testament :  l’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction».

Les Huiles

L’huile parfumée indique la présence de quelqu’un qu’on ne voit, ni n’entend. Elle symbolise également une nourriture, un éclairage, un remède, un fortifiant. Avec le saint chrême qui fait l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont également bénites lors de la célébration :

  • L’huile des catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands ;
  • L’huile des malades qui sert dans la célébration du sacrement des malades.

 

Gloire à Dieu

Le Gloria in excelsis Deo, ou Gloire à Dieu, est une hymne liturgique chrétienne, chantée au cours de la célébration de la messe catholique.

Chant de louange à la Sainte Trinité énumérant les qualités des trois personnes divines, le Gloria in excelsis est une hymne dont les premières paroles reprennent le chant des anges à Bethléem (Évangile selon saint Luc 2, 13-14) – d’où son nom d’ «hymne angélique».

Glória in excélsis Deo
et in terra pax homínibus bonae voluntátis.
Laudámus te,
benedícimus te,
adorámus te,
glorificámus te,
grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam,
Dómine Deus, Rex cæléstis,
Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili Unigénite, Iesu Christe,
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris,
qui tollis peccáta mundi,
miserére nobis,
qui tollis peccáta mundi,
súscipe deprecatiónem nostram,
Qui sedes ad déxteram Patris,
miserere nobis.
Quóniam tu solus Sanctus,
tu solus Dóminus,
tu solus Altíssimus,
Iesu Christe,
cum Sancto Spíritu,
in glória Dei Patris.
Amen.
Gloire à Dieu, au plus haut des cieux
et paix sur la Terre aux hommes qu’il aime.
Nous te louons,
nous te bénissons,
nous t’adorons,
nous te glorifions,
nous te rendons grâce pour ton immense gloire.
Seigneur Dieu, Roi du Ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur Fils unique Jésus-Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père,
Toi qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous.
Toi qui enlèves le péché du monde,
reçois notre prière.
Toi qui es assis à la droite du Père,
prends pitié de nous.
Car Toi seul es Saint,
toi seul es Seigneur,
toi seul es le Très-Haut,
Jésus-Christ,
avec le Saint Esprit,
dans la gloire de Dieu le Père.
Ainsi soit-il.

18 Février, fête de Sainte Bernadette

Samedi 18 février, Lourdes fête la Sainte-Bernadette, personnage emblématique de la ville.

Pour l’occasion, la paroisse et le sanctuaire s’associent pour célébrer la petite messagère de Marie, de rassembler le bas et le haut de la ville. Le curé de la paroisse, Jean-François Duhar, Christian Gélis et le père André Cabes se sont inspirés du rapport du comité des sages pour cette fête. Ils ont agi tous ensemble et ont même collaboré avec les différents acteurs économiques et syndicats.

«C’est la fête des Lourdais – Cela fait plus de cent cinquante ans que les événements sont passés, il faut apprendre à évoluer pour se réapproprier le message de Bernadette Soubirous», explique le père André Cabes, recteur du Sanctuaire.

Une vidéo sera projetée pour présenter de nombreux témoignages de Lourdais sur l’image qu’ils se font de Lourdes aujourd’hui. «Certains vivent Lourdes pleinement, d’autres ne sont jamais allés au Sanctuaire. Il faut construire des ponts pour briser ces murs invisibles», termine le père André Cabes.

Procession de la Châsse de Sainte Bernadette

Pèlerinage à Lourdes du 11 février 2017

Quel pélerinage, 17 0210 Grotte Massabielle (modifié)un moment unique et mémorable…

Cette année a été particulièrement « extraordinaire » en termes de haute spiritualité, un ressourcement pour l’âme…

Cette nuit du 10 au 11 février 2017 (à partir d’1 h du matin) a donné lieu à une rare éclipse lunaire en Lion, qui a la particularité de se nommer « Snow Moon » (ou Lune des neiges), qui pourrait impliquer des modifications énergétiques en termes de nouveaux commencements… (cf article “Pleine Lune du 11 février 2017“)

Notre programme est chargé :

  • Confession à la Chapelle de Réconciliation (ven 10/02)
  • Piscines (ven 10/02)
  • Chapelet aux flambeaux à la Grotte de Massabielle (ven 10/02)
  • Messe internationale à la Basilique St Pie X (sam 11/02)
  • Sacrement des malades (sam 11/02)
  • Procession mariale (sam 11/02)
  • Messe à l’Immaculée Conception (dim 12/02)

Bien sûr, nous passons à de nombreuses reprises à la crypte où se situent la châsse reliquaire de Ste Bernadette et la chapelle de l’Adoration ainsi qu’à la grotte de Massabielle, où nous égrenons, avec les autres pèlerins venus en nombre, nos « Je vous salue, Marie ».

Se confesser

A Lourdes, la Vierge Marie a lancé un appel à la conversion du cœur. C’est pourquoi la chapelle de la Réconciliation est fréquentée par tant de personnes qui retrouvent la paix. A Lourdes, des prêtres célèbrent ce sacrement, tous les jours, à la chapelle de la Réconciliation.

Ce qui est communiqué par le sanctuaire de Lourdes à ce sujet : 

Le pardon est difficile : aimer, pardonner, repartir avec celui-là même qui nous a trahis, blessés, trompés. L’aveu de notre faiblesse n’est jamais facile. Mais une fois nos fragilités, nos faiblesses, déposées, Dieu offre un but à chacun de nous. La confession donne paix et tranquillité de conscience ; elle est souvent suivie d’une intense consolation spirituelle. Dieu nous demande de faire la démarche de Lui confier nos fardeaux. Il s’engage en retour à nous consoler, à nous réconforter. Sans jugement, ni critique. Et le prêtre ne fait que prolonger cette démarche initiée par Jésus-Christ.

Se baigner aux piscines

Le 25 février 1858, la Vierge dit à Bernadette Soubirous : «Allez boire à la fontaine et vous y laver». Chaque année, 350 000 pèlerins accomplissent cette démarche dans les piscines des Sanctuaires.

Les piscines, ce sont en fait 17 baignoires de marbre contenant de l’eau de Lourdes. Les pèlerins y sont baignés, avec l’aide d’hospitaliers.

C’est une expérience très étrange, comme un changement de peau, un renouveau…

Sacrement des Malades

Moment fort d’une intense spiritualité – à vivre pour sentir des choses exceptionnelles.

« Dans l’Onction des malades, la matière sacramentelle de l’huile nous est offerte, pourrait-on dire, « comme un remède de Dieu… qui à ce moment nous assure de sa bonté, nous offre force et consolation, mais qui, en même temps, au-delà du temps de la maladie, nous renvoie à la guérison définitive, à la résurrection » – Message du Pape Benoît XVI à l’occasion de la XXe journée mondiale du malade (11 février 2012)

Mon Dieu, par cette onction, rassure-moi, soulage-moi
En lui, je me confie avec amour et dans la paix – extrait du Chant liturgique

Procession mariale
Aux origines de la procession des lumières

La prière du rosaire constitue l’élément central de la procession mariale avec le chant de l’Ave Maria de Lourdes. La procession aux flambeaux remonte, semble-t-il, aux origines mêmes du pèlerinage, lorsque les enfants de Marie venaient le samedi après les vêpres, un cierge à la main, réciter le chapelet à la grotte. Mais la première procession aux flambeaux fut vraiment organisée le 28 août 1872 sous l’inspiration du père Marie-Antoine, capucin et célèbre prédicateur toulousain. Après le repas du soir, les pèlerins viennent à la grotte, un cierge à la main avec sa célèbre collerette de papier.

La procession mariale est un moment magique où nous chantons, prions tous ensemble en communion avec plus de 15 000 pèlerins…

Au cours de la procession, il est médité sur la vie du Christ. Sont priés les mystères joyeux, le samedi ; les mystères douloureux, le mardi et le vendredi ; les mystères glorieux, le dimanche et le mercredi ; les mystères lumineux, le lundi et jeudi.

Prière au Saint-Esprit

Le Cardinal Mercier disait en parlant de sa Prière au Saint-Esprit : « Je vais vous révéler un secret de sainteté et de bonheur : si tous les jours, pendant cinq minutes, vous savez faire taire votre imagination, fermez vos yeux aux choses sensibles et vos oreilles à tous les bruits de la terre pour rentrer en vous-même, et là, dans le sanctuaire de votre âme baptisée, vous parlez à ce Divin Esprit … »

« O Esprit-Saint, Ame de mon âme, je Vous adore !
Eclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi.
Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres.
Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous désirez de moi
et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive.
Faites-moi seulement connaître Votre volonté.
Amen »

Cardinal Mercier, né à Braine-l’Alleud le 21 novembre 1851 et mort à Bruxelles le , est un cardinal belge de l’Église catholique, primat de Belgique, 16e archevêque de Malines (1906-1926), et une figure marquante des débuts de l’œcuménisme (les Conversations de Malines avec les Anglicans) comme de la résistance nationale face à l’occupation allemande de la Belgique lors de la Première Guerre mondiale.

Confession, sacrement de la Réconciliation

Ce sacrement est appelé sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion (cf. Mc 1, 15), la démarche de revenir au Père (cf. Lc 15, 18) dont on s’est éloigné par le péché.

Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une “confession”, reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur.

Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent le “pardon et la paix” (OP formule de l’absolution).

Il est appelé sacrement de Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie : “Laissez-vous réconcilier avec Dieu” (2 Co 5, 20). Celui qui vit de l’amour miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur : “Va d’abord te réconcilier avec ton frère” (Mt 5, 24).

Se préparer : Jésus est le médecin de nos âmes et de nos corps

Dans l’évangile de saint Marc au chapitre 2, on voit Jésus qui pardonne ses péchés au paralytique et lui rend la santé du corps.

Jésus a voulu que son Église continue son œuvre de guérison et de salut, par la force de l’Esprit Saint. Dans l’évangile de saint Jean au chapitre 20 : « Le soir de Pâques, le Seigneur Jésus se montra à ses apôtres et leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.” »

En recevant ce sacrement, nous sommes donc réconciliés avec Dieu. Il nous réconcilie aussi avec l’Église et avec nos frères. Il nous donne la paix et la sérénité et fait grandir nos forces spirituelles pour vivre en chrétiens.

Quelle que soit la manière dont il est célébré, le sacrement de la réconciliation comporte toujours l’aveu de son péché et l’absolution donnée par le prêtre. Si on ne sait pas comment s’y prendre, cela n’a aucune importance, le prêtre est là pour guider la démarche.

La Parole de Dieu est toujours la même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit », ce qui est comme une reprise de la formule prononcée, celle-ci une fois pour toute : « Je te baptise au Nom du Père, et de Fils, et du Saint Esprit. »

Qu’est-ce que le péché ?

Le péché de l’homme est en fait tout manquement à l’amour.

Le Dieu que nous adorons s’est révélé en Jésus-Christ comme le Dieu d’amour. La loi du Christ est la loi d’amour : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » dit Jésus dans son discours après la Cène. Déjà, dans l’Ancien Testament, on pouvait lire : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Le péché est toujours un manquement à l’amour :

  • Soit à l’amour qui nous vient de Dieu : refus d’accueillir cet amour, d’écouter sa parole et d’y conformer notre vie ;
  • Soit à l’amour envers notre prochain et envers nous-même.

Ces manquement à l’amour vont être plus précisément des manquements à la foi envers Dieu, à la charité envers notre prochain et à l’espérance envers nous-mêmes et ils pourront se décliner de mille façons, en pensée, en parole, par action et par omission.

Compléments :
  • Lire les Saintes Ecritures :
    • Les Dix Commandements dans le livre de l’Exode, Chapitre 20, versets 1 à 17 ou Deutéronome 5 : 6-21
    • « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. » 1 Jean 1 : 9
    • Comment le pardon de nos péchés a-t-il été rendu possible ? « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » 1 Jean 2 : 1-2
    • À qui les péchés doivent- ils être confessés et pourquoi ? « J’ai péché contre toi seul et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux(…) » Psaumes 51 : 4
  • Priez souvent avant la confession :
    • Prière au Saint-Esprit pour qu’il vous guide et qu’il vous aide à ressentir une contrition sincère pour vos péchés : « Saint-Esprit, viens à moi, éclaire mon esprit afin que je puisse clairement voir mes péchés et ouvre mon cœur pour que je puisse faire vraiment pénitence et rendre ma vie meilleure. Amen. »
Recevoir le sacrément de la réconciliation
Déroulement de la confession

Faire son examen de conscience, c’est à dire de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous.

Ensuite on rencontre le prêtre, et voici un schéma pratique de confession :

  • Dans le rite latin : Faites le signe de la croix en disant « Bénissez-moi, mon Père, car j’ai péché »
  • Dans le rite byzantin : Agenouillez-vous en face de l’icône du Christ, le prêtre se tiendra sur votre côté et placera sans doute son épitrachelion sur votre tête. Il pourra aussi attendre la prière d’absolution pour le faire.
  • Il y a (tant de temps) que je ne me suis pas confessé.
  • Dites vos péchés au prêtre (y compris le nombre de fois que vous les avez commis).
    Dites-les dans l’ordre, des plus graves à ceux qui le sont moins.
    N’éludez aucun péché mortel dont vous vous souveniez.
    Vous n’avez pas à entrer dans les détails explicites de vos péchés,
    à moins que le prêtre ne le juge nécessaire, il vous en demandera si c’est le cas.
  • Depuis, voici les péché que j’ai commis
    • Envers Dieu…
    • Envers mon prochain…
    • Envers moi-même…
  • J’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution.
  • Le prêtre vous demandera de réciter l’Acte de contrition :
    • « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence. Amen. »
      Ceci doit être exécuté sincèrement en pensant vraiment à ce que vous dites.
  • Le prêtre ensuite
    • Peut éventuellement poser l’une ou l’autre question qui lui semblerait utile,
    • Prononce la formule d’absolution : « Je t’absous de tes péchés, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
    • Propose une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile,
    • Le prêtre prendra ensuite congé de vous en prononçant des paroles comme « Allez dans la paix du Christ ». Répondre : « Nous rendons grâce à Dieu »
Compléter votre Réconciliation :

Regagnez votre place dans l’église. Quand vous commencez votre pénitence, remerciez Dieu pour son pardon. Si vous vous souvenez de péchés importants que vous avez oubliés, sachez qu’ils ont été pardonnés avec les autres.

Si le prêtre vous a donné en pénitence des prières à réciter, dites-les doucement et avec dévotion. Agenouillez-vous sur l’agenouilloir les mains jointes et la tête baissée jusqu’à ce que vous ayez accompli votre pénitence et ayez réfléchi à votre expérience passée.

Pratique
  1. Renseignez-vous sur les horaires des confessions :
    • La plupart des paroisses délivrent des offices de réconciliation 1 fois/semaine
    • Certaines églises peuvent en avoir tous les jours
    • Si votre paroisse ne dispose pas d’un office correspondant à vos horaires, appelez votre prêtre pour prendre personnellement rendez-vous avec lui
    • Vous pouvez programmer une séance privée avec le prêtre si vous pensez que votre confession est susceptible de durer un peu plus de 15 minutes. Il s’agit de la meilleure option si vous avez quitté l’église, commis un grave péché ou si cela fait très longtemps que vous ne vous êtes pas confessé(e).
CONFITEOR
Confìteor Deo omnipotèntiet vobis, fratres,
quia peccàvi nimis cogitatiòne,
verbo, òpere et omissiòne :
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem,
omnes Angelos et Sanctos,
et vos, fratres,
oràre pro me ad Dòminum Deum nostrumLe prêtre ajoute ensuite :Misereàtur nostri omnìpotens Deus et, dimìssis peccàtis nostris,perdùcat nos ad vitam aetèrnam.
Je confesse à Dieu tout-puissant,
Je reconnais devant mes frères
que j’ai péché,
en pensée, en parole, par action et par omission.
Oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi, je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.Le prêtre ajoute ensuite :Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés,
et nous conduise à la vie éternelle.
ABSOLUTION
Formule d’absolution selon le rituel de 1973
Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde !
Par la mort et la Résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés ; par le ministère de l’Église, qu’il vous donne le pardon et la paix !
Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.
Selon le rituel tridentin de 1962
Puisse Notre Seigneur Jésus-Christ vous absoudre.
Et moi par son autorité, je vous relève de tout lien d’excommunication (suspension) et d’interdit, dans la mesure où j’en ai le pouvoir et où vous en avez besoin.
Et maintenant, je vous pardonne vos péchés, au nom du Père, et du Fils, + et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.

Après l’absolution, le prêtre peut ajouter :

Puisse la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, les mérites de la Bienheureuse Vierge Marie et de tous les Saints, quelque bien que vous ayez fait et quelque mal que vous ayez souffert, vous valoir le pardon de vos péchés, accroître en vous la grâce et vous obtenir la vie éternelle.
Ainsi soit-il.

Marthe Robin

marthe-robin

Marthe Robin, née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (France) et décédée le 6 février 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inédie que lui attribuent divers témoins de son époque.

Paralysée à 16 ans

A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Elle tombe dans un coma de quatre jours. Elle sort de cette phase aiguë et semble se rétablir pendant quelques semaines. Mais la maladie progresse, la maintenant partiellement paralysée. Elle a des troubles de la vue, jusqu’à la perte de la vision pendant quelques mois. En avril-mai 1921, elle connaît une nouvelle phase de rémission, qui sera plus tard suivie de plusieurs crises, jusqu’à la paralysie définitive des membres inférieurs, à partir de mai 1928. Il semble qu’elle ait été atteinte d’encéphalite léthargique, ou maladie de Von Economo, c’est-à-dire d’une affection inflammatoire des centres nerveux.

Ses problèmes de locomotion, mais aussi une hypersensibilité à la lumière l’obligent à rester recluse, dans une chambre peu éclairée.

Phénomènes mystiques

L’épreuve de la maladie commencée en 1918 va affermir sa foi chrétienne. Elle essaie de la vivre avec patience, tente de se rendre utile, fait des travaux de couture pour aider sa famille. En 1925, elle écrit un acte d’abandon et d’amour à la volonté de Dieu. Elle veut se consacrer au Christ, et aime de plus en plus l’Eucharistie.

Dans la nuit du 4 décembre 1928, Marthe Robin rapporte que le Christ lui apparaît. Elle confesse cette vision au père Faure, le curé de sa paroisse, et prend alors la décision de « se livrer totalement à Dieu » et « d’offrir ses souffrances » en s’unissant à lui par le biais de la prière et de l’amour. Sa spiritualité est de plus en plus centrée sur la passion du Christ et l’Eucharistie.

Selon ses proches, à partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrées, inédie qui dure jusqu’à sa mort, cinquante et un ans plus tard.

Au début du mois d’octobre 1930, selon le témoignage du père de Malmann, apparaissent les premiers stigmates. En octobre-novembre 1931, selon son propre témoignage, elle commence à souffrir la passion chaque vendredi, phénomène qu’elle vivra ensuite chaque semaine jusqu’à sa mort en 1981 et dont seront témoins ses proches et de nombreux prêtres.

Fondation des Foyers de Charité

Elle rencontre, en 1936, Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel et le restera jusqu’à sa mort. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de Charité à Châteauneuf-de-Galaure.

Des laïcs participent à la vie de ce foyer, sous la responsabilité d’un prêtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participent jusqu’à 2 000 retraitants chaque année. La majorité d’entre eux, à l’issue de chaque retraite, rendent visite à Marthe.

En cinquante années, le nombre de personnes qu’elle rencontre individuellement est estimé à plus de 100 000 personnes dont des centaines de prêtres et de nombreux évêques. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie.

Fatima