Saut de l’Ange

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Saint Ignace de Loyola

Íñigo López de Loyola, francisé en Ignace de Loyola (né en 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome)

Benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page à la cour puis chevalier rêvant d’exploits.

En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s’illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C’est la conversion, totale, brutale. Dès qu’il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l’abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est là qu’il rédige ses “Exercices spirituels” où il consigne ses expériences spirituelles.

Voeu de Montmartre

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : Saint François Xavier et le contact n’est pas toujours facile. Le 15 août 1534, à l’issue de la messe célébrée à Montmartre dans la Crypte du martyrium de saint Denis par Pierre Favre, ordonné prêtre trois mois auparavant, les sept (le Savoyard Pierre Favre, le Navarrais Francisco Iassu de Azpilcueta, Xavier dit François Xavier, Diego Lainez et Alonso Salmerón) prononcent les deux vœux de pauvreté et chasteté et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage à Jérusalem pour y convertir les infidèles, à la fin de leurs études. Unis par le charisme d’Ignace, les nouveaux amis décident de ne plus se séparer. En 1535 et 1536 les sept renouvellent leur vœux et trois nouveaux compagnons se joignent à eux : Claude Le Jay, Paschase Broët, et Jean Codure.

À Rome, capitale des États pontificaux, Alexandre Farnèse vient en 1534 d’être élu pape, sous le nom de Paul III, qui semble rapidement voir tout le profit à tirer de cette nouvelle société de prêtres savants, rigoureux, intègres et d’un immense volontarisme réformateur. En novembre 1538, Paul III, après de nombreux contacts avec Lainez, reçoit Ignace et ses compagnons venus faire leur « oblation » au pape. Celui-ci leur ordonne de travailler à Rome qui sera leur Jérusalem. Dès lors, s’ébauche la “Compagnie de Jésus” ou Ordre des jésuites.

Spiritualité ignacienne

Les Exercices spirituels sont un ouvrage de méditation et de prière qui est considéré comme le chef-d’œuvre spirituel d’Ignace de Loyola à partir de sa propre expérience spirituelle, vécue notamment à Manrèse. Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orienté vers le discernement, car pour lui, toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Il veut être le « livre du maître » qui guide l’accompagnateur spirituel lors d’une retraite d’environ 30 jours.

Béatification

Ignace de Loyola fut béatifié le 19 avril 1609, jour de Pâques (l’annonce en avait été faite le 3 décembre de l’année précédente).

Ignace de Loyola est canonisé le 12 mars 1622, en même temps que François Xavier, Thérèse d’Avila, Philippe Neri et Isidore le Laboureur.

 

Abbaye bénédictine de Montserrat

Ce lieu de pèlerinage s’impose dès le Moyen-Âge comme le premier sanctuaire marial de Catalogne.

Ignace de Loyola y vient même en pèlerinage.

La communauté monastique actuelle est composée d’une soixantaine de moines qui suivent la règle de saint Benoît dont l’objectif principal est de conserver le Montserrat en tant que lieu de prière et de recueillement. Les moines assurent également le bon fonctionnement de l’hôtellerie et de l’accueil des pèlerins, en plus d’activités de recherche et d’édition.

Intelligence des Cétacés

L’intelligence des cétacés désigne les capacités cognitives prêtées aux membres de l’ordre des cétacés, qui comprend les baleines, les marsouins, les cachalots et les dauphins.

Cette intelligence est suggérée par la taille de leurs cerveaux, par leurs comportements individuels ou sociaux et par l’aisance de leurs capacités d’apprentissage.

La grande taille du cerveau a longtemps été considérée comme un indicateur de l’intelligence d’un animal.

La comparaison de la taille du cerveau d’un animal particulier avec les attendus de la taille du cerveau basés sur l’analyse allométrique fournit un coefficient d’encéphalisation (CE) qui peut être utilisé comme indication de l’intelligence de l’animal.

  • l’orque a un CE de 2,57,
  • le dauphin de la Plata de 1,67,
  • le dauphin du Gange de 1,55,
  • le grand dauphin de 4,14,
  • le sotalia de 4,563
  • l’être humain a un CE de 7,44
  • le chimpanzé est à 2,49
  • les chiens à 1,17
  • les chats à 1,00
  • la souris à 0,504

Une autre manière d’évaluer l’intelligence est de comparer la taille du cerveau d’une espèce à la naissance et celle de celui des adultes complètement développés. Cela indique à quel point une espèce accumule d’apprentissage encore jeune. La majorité des mammifères naissent avec un cerveau avoisinant 90 % du poids adulte alors que pour les êtres humains il est à peine de 28 % du poids des adultes, et de 54 % chez les chimpanzés, de 42,5 % chez les dauphins et 35 % chez les éléphants.

On a découvert des neurones sans grande ramification, connus aussi comme «neurones von Economo», dans le cerveau de la baleine à bosse, du rorqual commun, du cachalot, de l’orque, du dauphin, du dauphin de Risso et du béluga.

Les humains, les grands singes et les éléphants sont les seules autres espèces connues pour avoir ces cellules fusiformes, toutes espèces bien connues pour leur grande intelligence. Les neurones en fuseau semblent importants pour le développement du comportement intelligent, pouvant inclure la conscience de soi et l’empathie. Une telle découverte peut suggérer une évolution convergente de ces espèces. Des estimations quantitatives suggèrent également que ce type neuronal peut être trois fois plus important chez les cétacés que chez les humains, en prenant en compte la différence de taille.

Structure du cerveau

Le cerveau des éléphants montre une complexité similaire à celui des dauphins, avec encore plus de circonvolutions que celui des humains, et avec un cortex plus épais que celui des cétacés.

Il est généralement admis que la croissance du néocortex, tant en valeur absolue que par rapport au reste du cerveau, au cours de l’évolution de l’homme, a été responsable de l’évolution de l’intelligence, quelle qu’en soit la définition.

Certains scientifiques soutiennent que plus le nombre de neurones corticaux est élevé dans une espèce, plus grande est leur intelligence. Bien que de nombreux cétacés aient un grand nombre de neurones corticaux, après l’homo sapiens, l’espèce avec le plus grand nombre de neurones corticaux et synapses est l’éléphant.

Tous les mammifères dormant, dont les dauphins, ont un stade connu sous le nom de sommeil paradoxal. Contrairement aux autres mammifères terrestres, le cerveau des dauphins contient un lobe paralimbique (proche du système limbique), qui peut éventuellement être utilisé pour le traitement sensoriel. Le dauphin a une respiration volontaire, même pendant le sommeil (les dauphins ne dorment que d’un hémisphère de leur cerveau), de sorte que l’anesthésie vétérinaire est impossible.

Principe de l’écholocation

Le temps de transmission du tronc cérébral du dauphin est plus rapide que celui qu’on retrouve habituellement chez les humains, et est approximativement équivalent à la vitesse trouvée dans le rat. Comme l’écholocation des dauphins est le principal moyen de détection de leur environnement – analogue aux yeux chez les primates – et comme le son voyage quatre fois et demie plus vite dans l’eau que dans l’air, les scientifiques spéculent sur le fait que la rapidité du temps de transmission du tronc cérébral, et peut-être le lobe paralimbique, facilitent le traitement rapide du son.

Jeu complexe

Les dauphins sont connus pour se livrer à un comportement de jeu complexe, telles que la production stable sous l’eau de vortex d’air en forme d’anneaux ou de bagues à partir de bulles. Il existe deux méthodes principales de production de ces anneaux de bulles : la rapide projection d’air dans l’eau qui lui permet de remonter à la surface, formant un anneau ; ou la natation de façon répétée dans un cercle, puis stoppée pour injecter de l’air ds courants hélicoïdales dans le vortex ainsi formé. Les dauphins alors examinent souvent leurs créations visuellement et avec leurs sonar.

Coopération inter-espèces

Il y a eu des cas de plusieurs espèces de dauphins et de marsouins en captivité qui aidaient et interagissaient avec d’autres espèces, y compris des baleines échouées.

Communication

Les cétacés peuvent émettre et entendre des sons (qui sont censés être leurs principaux moyens de communication) dans une gamme de fréquences beaucoup plus large que celle de l’homme. Par exemple, les clics peuvent contenir de l’énergie significative dans les fréquences supérieures à 110 kHz.

En plus du canal de communication acoustique, la perception visuelle est également significative. La pigmentation contrastée du corps peut être utilisée, par exemple avec des « flashs » de la zone ventrale hypo-pigmentée de certaines espèces, comme la production de bulles d’eau pendant la signature sifflée. En outre, la plupart des comportements synchrones de coopération, ainsi que les méthodes de coopération de recherche de nourriture, sont sans doute gérées au moins partiellement par des moyens visuels.

Conscience de soi

La conscience de soi est considérée, par certains, comme un signe de pensée abstraite très développée. La recherche scientifique de ce sujet a suggéré que les dauphins, aux côtés des éléphants et des grands singes possèdent la conscience de soi.

João de Deus

João Teixeira de Faria
(aussi appelé João de Deus, Jean de Dieu), né le 24 juin 1942 à Cachoeira de Goiás (Goiás), est un guérisseur, « chirurgien psychique » et médium brésilien.

À l’âge de 16 ans, João se rend régulièrement au « Centre de rédemption spirituelle » local où il dit avoir, pour la première fois, prêté son corps à une entité spirituelle qui guérirait les malades.

Il aurait, depuis, sans formation médicale, reçu 15 millions de personnes durant les 40 dernières années dans son centre appelé «la Casa».

Les «patients» se présentent à lui, et se voient prescrire une méditation de groupe dans une pièce adjacente, la prise d’herbes ou une opération chirurgicale dite visible ou invisible qu’il fait lui-même sur le champ.

Joao de Deus officie depuis 35 ans à Abadiania, dont l’économie tourne autour du centre du médium.  Il soigne gratuitement. Ses gains, assure la direction du centre, viennent de dons, de la vente de remèdes naturels et d’eau purifiée.

autre lien pour Abadania : http://www.joaodedeusabadiania.com/

Joao de Deus, le médium brésilien qui opère sans asepsie et soigne des milliers de malades – Le Point.fr

“Je vais te soigner”, dit-il à une jeune femme. Le médium en transe lui saisit la plante des pieds et y insère une aiguille de quatre centimètres.
“Tu vas avoir mal, ne regarde pas”, lui dit-il alors qu’il enfonce l’aiguille plusieurs fois. Elle semble ne rien sentir et quand c’est terminé, le médium de près de soixante dix ans, presque analphabète, ébauche un grand sourire. Emue, elle affirme qu’elle est guérie d’un mal chronique que les médecins n’arrivaient pas à traiter.

Ce guérisseur affirme incorporer des esprits quand il est en transe. Il diagnostique des maladies, prescrit des traitements et réalise des opérations, parfois avec les mains, d’autres fois des bistouris…

“Depuis l’âge de huit ans, Dieu m’a transmis cette énergie. Je ne soigne pas, c’est Dieu qui soigne

Mata Amritanandamayi

Mata Amritanandamayi, née le 27 septembre 1953, est une figure spirituelle contemporaine de l’Inde et la fondatrice de l’ONG « Embracing the World » à but humanitaire et écologique dont le siège est au Kérala (extrême Sud-Ouest de l’Inde).

Appelée communément Amma («Mère» en hindi), elle est hindoue de naissance mais déclare que sa seule religion est l’amour. Son enseignement repose sur les voies traditionnelles de la non-dualité (advaïta védanta) et de la dévotion (bhakti).

Expériences spirituelles précoces

Dès l’âge de cinq ans elle montre des tendances mystiques et dévotionnelles que ses parents ne comprennent pas : elle leur vole par exemple du beurre et du lait qu’elle va distribuer aux pauvres, comme le fait Krishna dans la mythologie hindoue. Par voie de conséquence, ils lui infligent de mauvais traitements, elle doit réaliser de nombreuses tâches ménagères et est parfois battue. Elle interrompt l’école à dix ans et devient servante chez des voisins.

À treize ans elle a sa première extase (samadhi). En 1975, à 22 ans, elle obtient la libération (moksha) à la suite d’une intense période d’identification avec Krishna.

Finalement, à la suite de divers problèmes avec sa famille, elle est contrainte de quitter le toit familial et de vivre sans abri.

Fondation d’organisations caritatives

En 1981, la «Mata Amritanandamayi Mission Trust» et le «Mata Amritanandamayi Math», deux organisations à but non lucratif, sont fondées, leur siège étant à Amritapuri, son principal ashram, près de Kollam dans le Kérala.

Mâ Ananda Moyî

Nirmalâ Sundari Devî
(30 avril 1896 à Kheora en Inde, (aujourd’hui au Bangladesh) – Kishanpur, 27 août 1982),
plus tard nommée Mâ Ananda Moyî par Jyotish Chandra Ray1 ou Mâ Ananda Mayî, Sri Anandamayi Ma, est considérée dans l’hindouisme comme une grande sainte de l’Inde du xxe siècle et perçue par ses disciples comme un avatar.

Pour toute formation scolaire, elle alla à l’école primaire durant deux ans. Elle n’a «jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrées et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais été enseignée.» Malgré cela, elle semblait connaître toutes les voies.

L’initiation

De 1918 à 1923, elle décide de «jouer le rôle d’une ascète». Traditionnellement, l’ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme les mantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencé à réciter les mantras ou à prendre des postures yogiques en méditation.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu »

Mâ reçoit autant de gens en prenant soin de leurs souffrances : “Si vous pensez que cela m’est désagréable, c’est uniquement parce que vous faites une distinction entre votre corps et le leur. Vous ne ressentez pas comme un lourd fardeau de porter votre tête, vos mains et vos pieds, vos doigts, vos membres, parce que vous les considérez comme parties intrinsèques de votre propre corps ; de même je sens que toutes ces personnes sont des membres organiques de ce corps-ci (…). Je n’ai aucun sens de l’ego ni de la séparation. En moi, chacun de vous a dans une égale mesure la hauteur et la profondeur de l’éternité”.

Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : “Est-ce que j’ai raison de penser que vous êtes Dieu “. Shrî Mâ répondit : “Il n’y a rien si ce n’est Lui ; tous et toutes ne sont que des formes de Dieu. À l’intérieur de votre personne aussi, tout n’est qu’une forme de Dieu. Dans d’autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan (« vision du divin »).”

Sri Aurobindo

Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 août 1872 à Calcutta – 5 décembre 1950 à Pondichéry) est un des leaders du mouvement pour l’indépendance de l’Inde, un philosophe, poète et écrivain spiritualiste et mystique. Il a développé une approche nouvelle du yoga, le yoga intégral.

Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanité au-delà de la lutte légitime pour l’indépendance de l’Inde, il se consacre à ses recherches spirituelles et à la composition de ses œuvres.

De plus en plus de disciples commencent à venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matérielle de l’âshram fondé officiellement dans les années 1920.

Il considère que le sens de son âshram est d’être un « laboratoire évolutif ».

Selon lui, l’homme n’est aujourd’hui qu’à un niveau imparfait de son évolution ; il faut pour lui reconnaître que «l’homme est un être de transition». Quand Charles Darwin avoue «comme confesser un meurtre» avant sa publication de l’Origine des espèces, cela concerne le fait de reconnaître que l’humanité appartient à la même famille que les singes.

Pour Sri Aurobindo, admettre l’évolution des espèces va plus loin encore. L’admettre revient à nous faire considérer la possibilité que l’être humain soit un chaînon vers une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce dont l’homme serait une transition ne serait pas forcément dotée d’une conscience compréhensible pour la conscience mentale humaine. Cette conscience nouvelle dont serait dotée cette nouvelle espèce pourrait être incompréhensible pour l’homme comme la conscience humaine mentale l’est pour les autres animaux.

Cependant Sri Aurobindo envisage une différence évolutive importante avec les évolutions d’espèces précédentes : nous pouvons a priori la concevoir et surtout nous pourrions peut-être y collaborer consciemment.

Le chemin conscient de notre évolution est d’après lui à chercher dans le développement de nos capacités spirituelles. Un développement plus radical des capacités spirituelles déjà explorées par l’humanité aboutirait selon lui un jour à l’éveil d’une dimension encore tout à fait inconsciente. La manifestation d’une telle dimension de conscience marquerait le saut évolutif propre à la manifestation d’une nouvelle espèce.

Sri Aurobindo entrera, en 1926, dans une retraite pour se consacrer exclusivement à la manifestation terrestre du supramental.

Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une formation d’énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l’instrument utilisé), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage».

Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’évolution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matérialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience.

Pour Sri Aurobindo, découvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.

Le yoga intégral élaboré par Aurobindo voudrait permettre la progression spirituelle individuelle et collective vers ce nouvel état : le mysticisme de Sri Aurobindo est actif, car il cherche à modifier dès à présent notre monde sur le plan matériel de son évolution.

Auroville

Auroville (« la ville de Sri Aurobindo » mais aussi « la ville de l’Aurore »1) est une ville expérimentale située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans l’État du Tamil Nadu en Inde.

Elle fut créée en 1968 par une Française, Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de la Mère et compagne spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Auroville a pour vocation d’être, selon les termes de sa conceptrice, « le lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités».

Aujourd’hui, les Aurovilliens, issus d’une trentaine de pays, sont organisés en 35 unités de travail : agriculture, informatique, éducation, santé, artisanat, etc. Désert à l’origine, le lieu est maintenant parfaitement viable.

L’UNESCO a soutenu le projet depuis le début.

  • Auroville n’appartient à personne en particulier. Elle appartient à toute l’Humanité.
  • Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète.

Quatre zones :

  • industrielle : industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs
  • résidentielle : 45 % habitat et 55 % verdure
  • internationale : pavillons nationaux et culturels
  • culturelle : activités éducatives, artistiques, culturelles et sportives

Basilique Sainte Marie Madeleine

La basilique de Sainte Marie Madeleine de Saint Maximin la Sainte Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence.

Origine de l’implantation

Selon la tradition, Marie Madeleine (ou Marie de Béthanie, soeur de Marthe et de Lazare) fuyant les persécutions d’Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa soeur . Après avoir débarqué aux Saintes Maries de la Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte Baume pendant qu’elle évangélisait la Provence. À
sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint Maximin la Sainte Baume.

Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l’abbaye de Saint Victor
à Marseille. Au VIIIème siècle, les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l’abri les précieuses reliques . Le culte de la sainte reste cependant vivace.

Historique de la construction de la Basilique

En 1295 Charles II d’Anjou, devenu Comte de Provence et Roi de Sicile, décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau, une basilique et un couvent de dominicains ; il confie l’établissement des plans de l’ensemble de la construction au « Magister Petrus Gallicus, protomagister operum curiæ » : ce serait donc Pierre d’Agincourt, mais il n’est pas certain qu’il ait effectivement réalisé le début de la construction . Après quelques années d’arrêt, la reprise des travaux avec l’architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici , s’effectue avec une grande ampleur à partir de 1305 . Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint Maximin, de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328 . En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L’entrée de la crypte se situe alors en dehors de l’église. En 1404 on sait que l’abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

La crypte

Elle se présente sous la forme d’une salle rectangulaire voûtée orientée nord sud, donc perpendiculaire à l’axe de la basilique. Elle mesure 4,25 m du nord au sud et 4,48 m de l’est à l’ouest. Il s’agit probablement d’un caveau paléochrétien du IVème siècle primitivement revêtu d’un revêtement décoratif soit tout en marbre, soit en marbre et en enduits peints . Elle constitue le coeur de la basilique. Le double escalier qui y conduit a été réalisé au XVIème siècle mais n’a fait que remplacer l’escalier primitif . La voûte actuelle n’est pas d’origine mais a été refaite à l’époque de la construction de la quatrième travée au XVème siècle. Au fond de la crypte, dans la paroi sud, est creusée un alvéole dans lequel est placé le reliquaire de sainte Marie Madeleine.

Le reliquaire contient un crâne qui selon la tradition serait celui de Marie Madeleine. Un tube de cristal scellé à ses deux extrémités est attaché au reliquaire ; il contient le « Noli me tangere » (Ne me touche pas) lambeau de chair ou de tissu osseux adhérant à l’os frontal de la sainte où Jésus aurait posé ses doigts le jour de la résurrection. Ces ossements font partie de ceux découverts au cours des fouilles réalisées par Charles II. Ils étaient contenus dans un reliquaire d’or et d’argent avec une couronne d’or et de pierreries. Ce reliquaire et tous les autres de la basilique ont disparu à la Révolution. Le reliquaire actuel a été sculpté en 1860 par Didron suivant un dessin de l’architecte Henri Révoil.

La crypte renferme également quatre très beaux sarcophages ; un au fond (paroi sud) celui de MarieMadeleine, deux à gauche (paroi est) ceux de sainte Marcelle et des saints innocents et un à droite (paroi ouest) celui de saint Sidoine.

Sainte Marie-Madeleine

Marie-Madeleine fut un de ces premiers évangélisateurs dont nous parle la tradition de Provence. Elle trouva à la sainte grotte une solitude pour adorer le Sauveur.
Son corps retrouvé dans la crypte de Saint Maximin est vénéré comme étant celui de Marie- Madeleine. Les reliques des saints sont vénérables, car à travers elles c’est l’oeuvre de Dieu que recherchent et admirent les chrétiens.
Marie-Madeleine reste ainsi vivante ; et c’est là le sens de ce pèlerinage qui lui est dédié.
Les origines du pèlerinage de la Sainte- Baume sont obscures ; on pense que dès le Ve siècle, des moines vinrent chercher la solitude dans la forêt et les grottes de la Sainte Baume. Nul doute qu’ils étaient attirés là par l’antique tradition de Marie-Madeleine. En 1254, au retour de la septième Croisade, saint Louis, roi de France, entendant parler de la Sainte Baume, tint à y venir lui-même avec ses chevaliers ; ce pèlerinage royal eut un très grand retentissement.
En 1279, Charles II de Provence rechercha les reliques de sainte Marie-Madeleine. Il les trouva dans la crypte de Saint-Maximin. Les reliques furent authentifiées auprès du pape. En 1295, les Dominicains sont installés à Saint-Maximin et à la Sainte-Baume. Leur tâche est d’accueillir les nombreux pèlerins qui viennent se réfugier auprès de sainte Marie-Madeleine. En 1793, un incendie, accompagné de pillages et de profanations par les révolutionnaires, détruisit jusqu’à l’anéantissement la Sainte-Baume.
En 1851, les Dominicains reprennent la garde du sanctuaire grâce au P. Lacordaire. Ce dernier cherche à rendre témoignage à l’Évangile : « Quand le Fils de Dieu, écrit-il dans son étude sur sainte Marie-Madeleine, vient pour sauver les hommes, nul d’eux ne s’étonne que l’Évangile soit un livre d’amour et l’amour le livre du salut ». Il veut que ce lieu parle des amitiés les plus belles : « Ce fut là, dit-il, en ce monde, le sommet des affections humaines et divines » : « Jésus-Christ a aimé les âmes, et il nous a transmis cet amour qui fut le fond même du christianisme… C’est l’amitié, telle que Dieu fait homme et mort pour ses amis, pouvait la concevoir. » Les grands de la terre vinrent en pèlerinage à la Sainte Baume ; mais le souvenir le plus vivant est celui des saints nombreux qui vinrent prier ici. De nos jours, ce courant apparaît toujours bien vivant : pèlerins anonymes ou groupés viennent à la Sainte-Baume.

Chartres

Le plateau chartrain est, à lui seul, un immense mégalithe lancé à l’assaut du ciel. Cet état de fait, plus les courants telluriques puissants le parcourant, ne pouvaient laisser nos ancêtres indifférents, et c’est probablement à cette époque que fit son apparition le premier enclos sacré.

La première occupation du pays chartrain remonte au Paléolithique, mais c’est du Néolithique que nous provient le plus de vestiges : les fouilles du quartier d’Aboville, situé dans la plaine et séparé du plateau rocheux par l’Eure, ont mis à jour une abondance d’objets d’une période appelée Campignienne, qui se situe aux environs de – 4 800.

L’époque celtique nous montre Chartres, Autrikon, comme une importante cité des Carnutes (peuple de la Gaule établi entre la Loire et la Seine). La principale cité, selon les fouilles archéologiques, restant Cenabum, ou Orléans, qualifiée d’« emporium des Carnutes » par Strabon. Le nom pré-gaulois de l’Eure, Autura, nous a probablement donné Aut(u)rikon, où le «pont sur l’Eure». Romanisée en Autricum, la cité devint plus importante. Protégée par des buttes de terre, elle était alimentée en eau par deux aqueducs, on y trouvait également un important amphithéâtre, au moins un forum ainsi que des temples, le principal étant parait-il dédié à Coré, la Perséphone des grecs.

Cathédrale de Chartres

img_9047Les légendes nous parlent d’une grotte naturelle du plateau chartrain, dans laquelle les anciens créèrent un sanctuaire dédié à la grande déesse, représentée par une statue, celle-là même qui devint la vierge noire. Des mégalithes furent érigés, un puits fut creusé, proposant ses eaux curatives, activées par les courants telluriques du lieu. Culte des eaux, culte rendu à Anna, la Terre Mère.

Aux premiers siècles de notre ère, le christianisme tenta de remplacer les anciens cultes. Plus puissants ils étaient, plus forte fut la pression. Le Locus Fortis de Chartres fut évangélisé rapidement, dès le milieu du IIIème siècle. La légende du X ème siècle nous parle de saint Altin (donné comme premier évêque d’Orléans et de Chartres, mais inconnu des listes épiscopales de ces diocèses) et de saint Eodald, envoyés de Sens par saint Savinien et saint Potentien (du groupe des 72 disciples du Christ, recherche d’un “certificat d’ancienneté” oblige), de Quirinus, magistrat romain, qui aurait fait massacrer ces premiers chrétiens, dont sainte Modeste. Ce sont leurs corps que l’on aurait jeté dans le puits de la crypte, appelé des Saints-Forts, auquel je consacrerai un post à part entière.

La légende évolua, et à la fin du XIVème siècle, Altin et Eloald reconnurent dans l’antique statue la vierge Marie et fondèrent la première église sur l’ancienne grotte de la virgina pariturae. Au XVIème siècle, on parla pour la première fois d’une grotte druidique. Passation des pouvoirs. Il est généralement admis, bien que nous n’en ayons pas de trace archéologique, qu’une première église fut érigée dans la ville au milieu du IVème siècle, sous le nom de « cathédrale d’Aventin », du nom du premier évêque. C’est l’abside de l’église d’Aventin, construite sur le dévers du mur d’enceinte, qui servira de centre au chœur des édifices ultérieurs. Saint Martin aurait visité la ville, et l’on sait que Martin, grand pourfendeur de mégalithe devant l’éternel, n’apparaît pas au hasard. À la chute de l’Empire Romain, Chartres, avec la construction probable d’un groupe cathédral sous l’évêque Lubin (il semblerait qu’il ait eu pour prénom Arsène, mais nous n’en sommes pas surs), devint l’un des plus grands évêchés de la Gaule.

Puis vint la période des destructions et reconstructions :

  • En 743, mise à sac de la ville et incendie de la cathédrale d’Aventin par Hunald, duc d’Aquitaine. De cette période seulement provient la première mention du vocable ‘Notre-Dame’. Reconstruction.
  • En 858, raid des normands et destruction de la cathédrale par les vikings. Reconstruction par l’évêque Gislebert, qui profita de la brèche ouverte dans l’enceinte pour établir une nouvelle abside sur le dévers haut de 8 mètres. C’est l’origine de la crypte Saint-Lubin.
  • En 962, incendie de la façade et des toitures de la cathédrale par les troupes de Richard Ier, duc de Normandie, lors de sa guerre contre le comte de Chartres, Thibault le Tricheur. Réparations.
  • En 1020, incendie accidentel et destruction de l’édifice. Reconstruction par l’évêque Fulbert. Cette nouvelle cathédrale romane sera, pour un temps, la plus grande de l’Occident septentrional. De cette période date la crypte actuelle.
  • En 1194, incendie accidentel, destruction partielle. Les cryptes, la façade et les tours sont préservées. Reconstruction de la cathédrale actuelle.

Crypte dolménique

Monseigneur Pie, évêque de Poitiers et ancien vicaire de Chartres (1840), disait : « L’important à Chartres n’est pas ce qui est au-dessus, mais ce qu’il y a au-dessous ».

A l’origine du sanctuaire, l’enceinte sacrée primitive pré-celtique et la grotte. Il serait étonnant que nos ancêtres ne se soient pas servi de la puissance tellurique du lieu pour y implanter le premier « appareil » (voir la citation de Robert Graffin), donc ce que nous appelons un mégalithe. Nulle preuve tangible de son existence, si ce n’est plusieurs témoignages consignés dans des archives difficiles à consulter, ou issus d’auteurs plus ou moins « allumés », comme Pierre de la Crau. Maurice Erwin Guignard lui, dans la revue Atlantis en 1982, parle d’une ancienne crypte située dans les fondations de la cathédrale. Il raconte qu’il a pu y pénétrer en 1957, partant des sous-sols de l’ancien immeuble des Contributions Directes, et qu’il a vu 12 menhirs correspondant à un calendrier mégalithique solaire, formant une courbe elliptique de faible excentricité. Un de ses soi-disant ancêtres, l’architecte Jon Guygnard, put pénétrer lui aussi dans l’ancienne crypte où se trouvaient les menhirs. « Des runes corniques étaient gravées sur les faces tournées vers le centre de la crypte, accompagnées de figures géométriques ciselées avec finesse. » Quoi qu’il en soit, il se pourrait qu’il y ait correspondance entre la grotte de la Vierge de la légende et un dolmen, représentant l’athanor, le lieu où toutes les transformations sont possibles.

La grotte, ou la crypte, est un amplificateur des énergies du lieu. Et à Chartres, les énergies sont puissantes…

Comme sa sœur Vellave, la cathédrale du Puy, Chartes a probablement eu son dolmen. Comme au Puy, autre sanctuaire marial, il devait être placé près de l’eau sacrée, le puits des Saints-Forts. Les fouilles entreprises par René Merlet ont permis de reconnaitre la place occupée jadis dans la crypte de Chartres par le sanctuaire de Notre-Dame- Sous-Terre, désigné depuis le XVIème siècle sous le nom de grotte druidique. Ce sanctuaire, si l’on s’en rapporte au témoignage des écrivains du XVIIème siècle, devait former dans le mur latéral de la crypte un renfoncement, une sorte de niche où l’on accédait par un escalier de quelques marches. C’est sous la voussure de cette grotte, d’après les anciennes gravures et les descriptions de témoins oculaires, que se trouvaient le puits et la statue de la Vierge. Quand on détruisit le puits des Saints-Forts vers 1650, on maçonna en même temps la grotte que d’anciennes gravures gardent en souvenir.

Cryptes chrétiennes

L’église basse, que l’on appelle actuellement la crypte, construite sur les vestiges des constructions antérieures. De forme semi-circulaire, elle se compose de deux galeries parallèles reliées par un déambulatoire, l’espace central, remblayé, est encore inexploré.

Elle est en fait composée de deux cryptes concentriques :

  • La première, la crypte ou caveau de Saint-Lubin, date du IXème siècle. C’est une partie de l’église carolingienne de Gislebertus, dans laquelle se trouve une partie d’un ancien mur gallo-romain, peut-être les restes de la muraille d’enceinte du sanctuaire primitif.  Elle est située sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste sous le maitre-autel. C’est ici que le trésor de la cathédrale fut mis à l’abri en période de troubles, et lors de l’incendie de 1194.  Ce n’est qu’en 1857, date de réaffectation de la crypte au culte, que ce lieu prit le nom de Saint-Lubin.
    Adossé au mur antique, une colonne s’élance. Faite de matériaux de récupération d’anciens bâtiments, probablement de l’ancien temple gallo-romain, elle est posée sur une dalle calcaire, mise à jour lors des fouilles de René Merlet. Le sol était préparé pour recevoir un dallage, qui fut certainement récupéré lors de la construction de l’église carolingienne. Face à cette colonne, on se sent tout petit. L’ambiance est au recueillement, voir plus… Le pilier vibre de toute son énergie.
    La crypte Saint-Lubin représente à mes yeux l’endroit le plus spécial de Chartres, avec le labyrinthe et la vierge du pilier.
  • La deuxième, appelée crypte Saint-Fulbert, date du XIème siècle. Elle enveloppe Saint- Lubin, fait le tour de la cathédrale.
    La visite, qui ne se fait qu’avec un guide, commence par la chapelle Saint-Martin, qui servait de soubassement au croisillon sud de la cathédrale romane. Y sont conservées 6 statues-colonnes originales du portail Royal, datant du XIIème siècle, retirées entre 1971 et 1975 à cause de leur état de dégradation et remplacées par des copies.  Nous y retrouvons l’original de l’ange au cadran solaire. La chapelle Saint-Clément, simple renforcement de consolidation de la construction, a conservé sa décoration peinte du XIIème siècle.
    Sont représentés, de droite à gauche :

    • le pape saint Clément,
    • Saint Nicolas évêque de Myre,
    • Saint Jacques le Majeur (reconnaissable aux coquilles sur son manteau),
    • Saint Pierre,
    • Saint Martin,un roi “Karolus”, peut-être Charles Martel,  agenouillé, qui assiste à une messe célébrée par  saint Gilles.

    Au-dessus, garnissant le haut de l’arc en plein  cintre, une représentation stylisée de la cathédrale  de Fulbert.
    Dans la galerie, une stèle funéraire gallo-romaine.

img_9022Côté nord se trouve le puits des Saints-Forts, puis  la chapelle de Notre-Dame-de-sous-Terre. Ce n’est  qu’en 1975 que l’on rétablit l’architecture de cette  partie de la crypte dans son état primitif, en  supprimant le cloisonnement de la galerie et en le  remplaçant par une grille de bois.  

Le plafond amenant à la chapelle est peint  d’étoiles, et la main de Dieu sortant de nuées fait  un signe de bénédiction, comme au portail Royal  de la cathédrale au-dessus de la tête de la Vierge.  (Et au dessus de l’entrée de la chapelle Saint-  Michel d’Aiguilhe au Puy en Velay).

Derrière la grille se trouve la statue de la vierge  noire, reproduction récente posée devant une  tapisserie tissée aux Gobelins en 1975 qui peut  laisser rêveur. Personnellement  elle me fait vomir,  mais des goûts et des couleurs…


Dans une niche du mur, un fragment du voile de la Vierge.   Cette partie de la crypte est le centre du plus ancien sanctuaire de  Chartres. 

Puits des Saints Forts

A l’origine du sanctuaire, l’enceinte sacrée primitive se dota d’un puits. Il est purificateur et harmonisateur, et joue son rôle de régulateur par la mise à la terre des énergies cosmiques et telluriques.

De grandes similitudes avec le Puy-en-velay : « Ces blocs datent du Ier siècle et ornaient le premier temple qui enserrait le dolmen. C’est là aussi que se trouve le puits. Il est aujourd’hui condamné, mais eut autrefois la renommée d’une eau miraculeuse, ainsi qu’en fait foi l’inscription située sur le mur au dessus des blocs sculptés: “Fons ope divina languentibus est medicina subveniens gratis ubi deficit ars Ypocratis”, ” par œuvre divine, cette fontaine est une médecine qui subvient gratuitement aux malades là où l’art d’Hippocrate fait défaut”. »

Au Puy, la grande déesse est représentée par Isis et son voile : « Au dessus du tympan, une frise de “S”, que l’on retrouve dans les fondations de la cathédrale au niveau des vestiges romains.  Les “S” sont séparés les uns des autres par une barre verticale. Il ne reste plus qu’à lire: -ISISISIS-.»

Le puits fut creusé sans revêtement de maçonnerie dans le tuf très résistant formé par la couche supérieure du calcaire de Beauce et se termine au fond par une sorte de cuvette ovoïde creusée dans un lit de silex. Sa profondeur totale, mesurée à partir du niveau du sol de la crypte, est de 33 mètres 55, 37 mètres au-dessous du dallage du chœur. La voûte se tient à 37 mètres au-dessus de ce dallage… ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, l’appareil cosmo-tellurique est fonctionnel. Il fut tout d’abord foré sur plan carré de 1 mètre 20, comme le faisaient les celtes, puis fut repris par les romains en rond.

C’est au cours des XIème et XIIème siècles que les malades affluèrent en ce lieu pour s’y guérir du Mal des Ardents.  Dans le « Cartulaire de Saint-Père », rédigé en 1080, il est dit que le puits était, depuis l’année 858, l’objet d’un pèlerinage très fréquenté et qu’il s’y opérait beaucoup de miracles.

Dans les sanctuaires dédiés aux cultes  des eaux se trouvaient fréquemment des images de divinités protectrices que  l’on appelait les Mères, représentées assises avec un enfant sur les genoux.

Vierges

Notre-Dame-de-Sous-Terre

Devant la vierge noire, les chartrains, tous les ans, déposaient une « chandelle de deux cent livres dont la longueur correspondait à celle des remparts de la ville », mettant ainsi toute l’enceinte de la cité sous la protection mariale.

En 1790 fut promulguée l’interdiction d’accès à la crypte, le lendemain de Noël.  Celle qui devait être vénérée dans l’obscurité, au ventre de la Terre, fut déplacée en 1791 par l’évêque constitutionnel Bonnet, qui la mit sur un pilier de la nef à la place d’une autre statue de la Vierge. C’est lui qui fit aussi disparaître le puits de la crypte.

En 1793, elle fut brûlée par les révolutionnaires. Celle que nous pouvons voir actuellement est assise sur un trône dont le socle porte l’inscription Virgini parituræ. Elle n’est qu’une copie. Mais elle garde le souvenir de sa sœur, de par sa position et de par la vénération des fidèles dont elle est encore l’objet.

Notre-Dame-du-Pilier

Cette statue fut sculptée dans du bois de poirier en 1497 et placée devant le jubé. Elle ne doit son existence qu’à la volonté du clergé de l’époque d’empêcher les fidèles de descendre dans la crypte. Marrant comme ceux qui tirent les ficelles des religions n’aiment pas que le commun des mortels profite des cadeaux que nous ont légué les anciens, et font tout pour que l’on ne puisse accéder aux antiques traditions. Elle fut posée au nord-ouest du transept, sur l’un des piliers du jubé détruit au XVIIIème siècle.

En face d’elle se trouvait une vierge en albâtre, blanche. Le pilier unit le ciel et la terre. La vierge repris quand même symboliquement l’une de ses fonctions. Il est dit que le pilier était en résonnance avec un pilier de la crypte, et que les pèlerins le touchaient afin d’en prendre les énergies.

Elle fut descendue dans la crypte en 1791 et mise à la place de Notre- Dame-de-sous-Terre.  Elle ne dut sa survie à la vindicte des révolutionnaires qu’à cette translation, puisque ce fut la vraie vierge noire qui fut brûlée à sa place. Elle fut remise sur un pilier en 1855, lors de la cérémonie de son couronnement.

Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière

La troisième vierge s’appelle Notre-Dame de la Belle Verrière.  Entourée de deux autres panneaux, elle faisait partie d’un vitrail réalisé en 1180. Le vitrail devait se trouver dans l’abside de la cathédrale romane de Fulbert, derrière l’autel majeur, et ainsi, par sa position, fut sauvé de l’incendie de 1194.

Lors de la reconstruction de la cathédrale, ce panneau fut enchâssé dans une composition du XIIIème siècle qui prit place à l’entrée sud du déambulatoire. Elle fut dès le départ l’objet d’une grande vénération.

  • Est-ce dû au mystère du voile de la Vierge qu’elle semble porter sur sa tête, comme sa couronne qui ressemble à celle de Charles le Chauve qui fit don du voile à Gislebert ?
  • Est-ce dû aux secrets alchimiques de la composition du bleu (le bleu de Chartres, riche en composés sodiques et en silice, transmet des radiations situées dans la gamme des rouges et la lumière du soleil couchant l’exalte) ?
  • Est-ce dû à sa position, face à la vierge du Pilier, entre la deuxième et la troisième travée du chœur, chœur qui contient le point de croisement des courants telluriques de la cathédrale, entouré uniquement à cet endroit de quatre piliers ronds et nus, sans colonnettes ?
  • Est-ce dû aux secrets qu’elle porte en elle, au tapis en losange à ses pieds, aux couleurs du Grand-Œuvre qui transmute matière et esprit ?
  • Est-ce dû à la signature des druides, les trois rayons de lumière du Triban, tenue au-dessus de sa tête par une colombe représentant le Saint-Esprit, ou bien l’Esprit saint ?
  • Est-ce dû à sa forme en mandorle entourant l’enfant, telle la représentation du creuset qui donne naissance à l’homme nouveau ?

Une restauration malencontreuse en 1906 a laissé sa tête inclinée vers la droite…  Haute de 2 mètre 25, elle porte l’enfant. Il tient un livre ouvert, sur lequel est écrit un passage du livre du prophète Ésaïe : “omnis vallis implebitur”, “toute vallée sera comblée”. La suite : « Toute montagne et toute colline seront abaissées; ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux seront aplanis ». C’est la voie du droit chemin.

La peinture murale

Dans la crypte, première travée du mur sud de la galerie de Notre-Dame-de- Sous-Terre, fut trouvée et restaurée en 1976 une peinture murale associant la fresque et la détrempe.

Il s’agit d’une vierge en majesté au centre, avec peut-être l’adoration des mages, large d’environ 5 mètres et haute de 4. Elle est datée de l’an 1200. La vierge est représentée assise sur une cathèdre, l’enfant sur les genoux. Elle porte elle aussi les couleurs du Grand-Œuvre, de la transmutation.

La Vierge du tympan

Sculptée sur le portail Royal vers 1150, au-dessus de la porte de droite, dit de la Vierge ou de l’Incarnation, elle est l’une des premières représentations de la Vierge en majesté au tympan du portail d’une cathédrale.

Il est dit que l’imagier qui la sculpta prit pour modèle la vierge noire de la crypte. Elle aurait inspiré la Vierge du portail Sainte-Anne à Notre- Dame de Paris.

Le voile de la Vierge

Ce n’est qu’en 876 que le pèlerinage de Chartres prit de l’importance dans le monde chrétien, à la suite d’un don du roi de France : le ‘Voile de la Vierge’, qui devint la relique majeure de la cathédrale (et non pas la vierge noire).

Ce pèlerinage fit la richesse de la cité et des institutions religieuses.

Autrefois connue sous le nom de ‘Sainte-Chemise’, elle était censée avoir été portée par Marie lors de la naissance de son fils, ou lors de l’annonciation, au moment où le verbe fut conçu.  La relique, enfermée dans un coffre en cèdre de 20 kg, appartenait à l’empereur romain de Byzance, Constantin V, qui l’envoya à Charlemagne en 792.

Il fut confié à l’abbé d’Aix-la-Chapelle, puis le petit fils de Charlemagne, Charles II le Chauve, l’offrit à Gislebert, évêque de Chartres.

Il fut enfermé dans une châsse exécutée peu après l’an mil par l’orfèvre Teudon et ne fut jamais ouverte jusqu’à la révolution.

Le culte de Notre-Dame prit des proportions telles que les pèlerins se virent obligés de dormir par terre dans la cathédrale, le sol devant alors être lavé à grande eau. C’est la raison pour laquelle le dallage fut aménagé afin que l’eau puisse s’écouler du bas-côté nord au bas-côté sud.  La “Sainte-Châsse” fut mise devant le retable du maître-autel, et les pèlerins rapportaient de Chartres, comme objets de dévotion, soit de véritables chemises, destinées surtout aux gens de guerre ou aux futures mères, soit de petits insignes en forme de “chemisette”, encore en usage aujourd’hui.

L’épisode le plus connu, sans parler des miracles divers et variés obtenus grâce au voile, fut sans doute celui de son sauvetage par des sacristains lors de l’incendie de 1194 : la charpente en feu fit fondre le plomb, et les courageux clercs sauvèrent le voile en l’emportant dans la crypte que les poutres enflammées ne purent atteindre. Ils refermèrent sur eux la trappe de fer située près du maitre-autel, et furent retrouvés sains et saufs 3 jours après, ayant conservé avec eux l’ « essentiel ».

Point mention d’une statue antique sauvée ce jour là. Mais la symbolique des 3 jours fait bien penser aux tré-passés, au passage, symbolique que nous étudierons plus tard.

La châsse resta close jusqu’en 1712, date à laquelle Mgr de Mérinville la fit ouvrir. Enveloppée dans une écharpe de l’impératrice Irène de Constantinople décorée de fleur et d’oiseaux s’inspirant de l’art égyptien, la « chemise » était en fait une pièce d’étoffe de soie écrue, parfaitement unie, de 5,35 m sur 0,46 m.

La relique prit alors à ce moment là le nom de « Voile ». La châsse fut rouverte en 1793 pendant la révolution, le voile fut découpé en morceaux qui furent vendus. En 1809, Monseigneur de Lubersac, évêque de Chartres, en récupéra plusieurs morceaux, et une analyse scientifique, faite en 1927 par M. d’Hennezel, conservateur du musée des tissus de la chambre de commerce de Lyon, montra que l’étoffe, un voile de tête, fut tissée au Moyen-Orient au début de notre ère.  Une analyse du pollen des fleurs, découvert inséré dans les fibres, a démontré qu’il provenait de plantes ne poussant que  dans la région de Judée.

Le voile de la Vierge, seul objet connu que la tradition dit lui  avoir appartenu, peut faire penser au voile d’Isis…  « Je suis tout ce qui fut, ce  qui est, ce qui sera, et aucun mortel n’a encore osé soulever mon voile ».    Sous ce voile, se cachent tous les mystères et le savoir du passé. Le retrait du voile d’Isis représente la révélation de la lumière et réussir à soulever le voile d’Isis, c’est devenir immortel.

Labyrinthe

Il faut savoir que les premiers labyrinthes datent du paléolithique.

Le Labyrinthe de la Cathédrale de Chartes a été construit en 1200 . Avec ses 12,88 m de diamètre c’est le plus grand jamais construit dans une église. Il est parcouru d’un seul chemin qui se déroule sur 261,55 m de l’extérieur vers l’intérieur. C’est également le seul qui présente en son centre un motif (floral). A l’époque il y avait au cœur de ce motif floral une plaque de cuivre gravée représentant le combat de Thésée et du minotaure inspirée du mythique Labyrinthe de Crète construit par Dédale, plaque enlevée et fondue avec les cloches en 1793 par les révolutionnaires.

Une construction passionnante…

Le labyrinthe de Chartres ne peut être considéré comme un simple élément décoratif. L’élaboration de son dessin fait appel aux plus avancées des connaissances mathématiques de son époque. Rappelons que le Moyen Age était obsédé par la certitudes que les nombres et les proportions était à la base de la compréhension de toute chose. Chaque découverte de rapports entre nombres ou entre formes était considérée comme une preuve supplémentaire de l’existence d’une loi universelle. Construit dans un Édifice où la géométrie relie toutes les parties entre elles et dans lequel un très petit nombre de dimension impose leur loi partout, tout fut mis en œuvre pour que le labyrinthe de Chartres puisse jouer son rôle de haut-lieu spirituel pour lequel il fut doté d’un degré de symbolisme jamais égalé dans aucun autre labyrinthe.

  • Quand on réalise une projection de la rose de la façade sur le pavement, cette rose consacrée à la résurrection des morts correspond exactement au labyrinthe, et le centre de la rosace où apparaît le christ en majesté se superpose alors au centre du labyrinthe
  • Par ses dimensions, il est relié géométriquement à l’ensemble de l’édifice en des points et proportions bien précis, comme son centre qui correspond exactement à 1 des points d’ancrage majeurs du schéma directeur de l’édifice tout entier.
  • Il a été construit dans la lignée « officielle » des labyrinthes pour sa forme circulaire à 11 anneaux concentriques, et presque toutes ses parties constituantes sont basées sur la géométrie très spécifique du cercle, symbole de l’éternité et de l’infini.
  • A l’époque, l’unité de mesure n’était pas le système décimal mais le pied romain (294,45mm), c’est ce pied romain qui a servi d’unité de base aux bâtisseurs de la cathédrale.
  • Le diamètre total qui correspond au cercle extérieur le plus large comprenant la bordure de festons dont la mesure en pied romain reste en rapport avec cathédrale
  • Le diamètre « mystique » du cercle le plus large sans le bordure qui présente des mesures et des proportions intrinsèques au labyrinthe.
  • La bordure dentelée servirait alors de frontière entre le monde du profane qui utilise le pied romain standard à l’extérieur et celui du sacré qui a sa mesure bien à lui à l’intérieur.
  • Ainsi toute la figure intérieure du labyrinthe s’est calculée sur le « pied du Maître » dont on n’a peu d’éléments historiques sauf sa taille qui a servi pour toutes les mesures internes soit 294,2mm, supposant qu’il appartenait au 1er Maître-d’Œuvre qui aurait élaboré la figure, même si après d’autres ont poursuivis le travail en cours.
Aujourd’hui

Le labyrinthe de Chartres, héritier d’une longue tradition, a certainement servi d’inspiration à de nombreux autres labyrinthes d’église (Reims, Amiens, Bayeux, Mirepoix,…). Cependant, aucun autre n’a jamais atteint le degré de perfection dont témoigne celui de Chartres.

Beaucoup de labyrinthes ont ainsi disparu, et celui de Chartres doit sa survie, d’une part à l’excellente qualité de pierre dont il est construit, et d’autre part au manque de moyens en 1828 qui mit en sursis la restauration du dallage.

Origine et Symbolisme

Contrairement à beaucoup d’autres, le labyrinthe de Chartres est parcouru d’un seul chemin qui se déroule sur 261,55 m partant de l’extérieur vers l’intérieur, ce n’est donc pas une figure faite pour se perdre.

Le labyrinthe de Chartres évoque, par sa plaque gravée qui était en son centre, celui de la mythologie grecque, construit par l’architecte Dédale pour y enfermer une créature monstrueuse, le minotaure.
Plusieurs textes datant du Moyen âge évoquent une célébration étonnante qui avait lieu au moyen-âge durant la soirée du jour de Pâques : Au son d’un chant grégorien proclamant la résurrection du Christ, le doyen des prêtres parcourait solennellement les méandres du labyrinthe, d’un pas rythmé, tandis qu’on tournait autour. Le doyen portait contre sa poitrine une grosse ‘pelote’ jaune. Une fois parvenu au centre, il lançait cette balle à tous les participants, qui la lui renvoyaient aussitôt, entraînant une danse animée et festive.

Symbolique

La cathédrale de Chartres, contrairement aux autres, orientées est/ouest, présente une déviation de 47° par rapport à l’est. Elle se trouve en rapport avec le solstice d’été lorsque le soleil se lève à l’apogée d’un cycle annuel.

Le solstice d’été, où se fête la Saint-Jean avec ses feux, Alban Hefin ou Litha chez les druides, représente l’axe de Vie, celui qui relie de Ciel à la Terre et qui nous renvoie à l’axe qui est en nous, mais aussi le passage, le centre, le cycle, la spirale et l’apogée.

C’est une fête de Feu sous sa forme la plus pure qu’est la Lumière.

Les temples mégalithiques, comme celui de Stonehenge, étaient alignés sur le lever du soleil de ce jour particulier.

La cathédrale est en rapport étroit avec le cycle solaire.

Jacques Bonvin a écrit : « Le message cosmique de Chartres n’est en fait que la démonstration d’une science fort ancienne, qui libère l’énergie magnétique d’un lieu, de telle manière que celle-ci soit capable d’amener l’homme à une haute spiritualité.  La puissance de ces endroits sacrés évolue. Elle croît et décroît en fonction des positions planétaires, avec deux points clés dans l’année : le solstice d’hiver et le solstice d’été, moments régulateurs pendant lesquels la polarité de la Terre s’inverse.  Soumis à ces influences cosmiques, les lieux sacrés ont des courbes d’efficacité différentes, avec des points culminants qui sont généralement marqués dans l’année par des manifestations tombant à date fixe».

L’unité de longueur utilisée par les architectes n’est pas celle utilisée habituellement. Elle est de 0,738 mètres, déterminée par rapport à la position planétaire de l’église sur le 48 ème parallèle. Elle est donc en résonnance avec le cosmos.

Le chœur de Chartres, le centre sacré du tertre, déjà déterminé par l’église de Fulbert, est rectangulaire. La table rectangulaire est un double carré, ou carré barlong, la proportion étant celle des temples égyptiens et grecs.

En mètres, les mesures les plus notables de la cathédrale intérieure sont proches des nombres 37, 74, 148.  Le chœur a environ 37 mètres de long et 14, 80 m de large, la nef, de même largeur, a environ, 74 mètres de long.

La voûte a 37 mètres de haut.

Une première hypothèse de travail peut être fondée sur  ces dimensions (ou des dimensions très proches).

Par exemple, la nef à une longueur double de celle du  chœur, et la longueur totale du vaisseau central, du rond-  point du chœur (compris) aux portes, est de 110,76 m. Divisé par trois, cela donne 36,92 m.

D’autre part, les piliers du vaisseau central, si l’on fait  abstraction des colonnettes qui les cantonnent, ayant un  diamètre de 1,60 m, le vide, la largeur vide du chœur est  de 14,78 m, ce qui fait, à très peu près, quatre fois 3,69 m.   Il semble donc qu’une mesure très proche de 0,369 m ait  été employée ou, plus probablement, en ce qui concerne  le plan au sol, une longueur double de celle-ci, plus facile  à utiliser, 0,738 m, que nous pourrions appeler, faute  d’autre terme, la coudée de Chartres.

Et l’on peut relever en coudées les dimensions suivantes :

  • Largeur du chœur : 20 coudées,
  • longueur du chœur : 50 coudées,
  • longueur de la nef : 100 coudées,
  • longueur des transepts : 90 coudées,
  • hauteur de la voûte : 50 coudées,
  • épaisseur des piliers : 2 coudées,
  • largeur des tours : 20 coudées,
  • rayon des chapelles rondes de l’abside :  5 coudées,
  • largeur du cadran solaire que tient l’ange : 1 coudée.

C’est la cent millième partie du degré du parallèle de Chartres.

Fête de Notre Dame de Lourdes

La Fête de Lourdes du 11 février a été comme d’habitude un fête de la Foi et de la Ferveur, comme en témoignent les photos.

Cette journée formidable commence par la Messe internationale dans l’immense Basilique Saint Pie X (superficie de 12 000 m²) qui est un moment unique d’union des nations chrétiennes francophones, anglophones, germanophones… avec la présence exceptionnelle du Père René Laurentin (99 ans), grand historien de Lourdes, autobiographe de Sainte Bernadette.

Le point d’orgue est toujours la Procession mariale aux flambeaux du soir, qui est à vivre absolument. La foule de pèlerins se retrouve ensuite au pied de la Vierge Marie à la grotte de Massabielle…

Lourdes est un bain de jouvance pour l’âme
et un océan de grâces !

Venez vous y ressourcer !

Lieu d’éducation par excellence sur le chemin mystique,
où l’Esprit Saint veille à tout et sur tous.

Fatima