Saut de l’Ange

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Champs d’énergie

Nous obéissons à des lois universelles.
Il est bon de savoir que les scientifiques n’ignorent pas l’existence des champs d’énergie.

Les scientifiques savent que l’organisme ne se limite pas à une structure physique de molécules mais qu’il comporte aussi des champs d’énergie. Nous passons continuellement du monde statique des solides à celui des champs d’énergie aux formes mouvantes et changeantes.

Si cette information existe, autant l’expérimenter. Les savants apprirent à mesurer ces transformations subtiles. Des appareils ont été fabriqués afin de détecter ces champs d’énergie émis par nos corps et d’en mesurer les fréquences : celle de la décharge électrique du coeur à l’aide de l’électrocardiogramme (ECG), celle du cerveau par l’électroencéphalogramme (EEG). Un détecteur de mensonge mesura l’électricité potentielle de la peau. On sait mesurer les champs magnétiques à l’aide du SQUID, un appareil ultrasensible, super conducteur d’interférence du quantum, sans contact avec le corps. Le Dr Samuel Williamson, de l’université de New York, affirme que le SQUID apporte plus d’informations sur le fonctionnement du cerveau qu’un simple EEG.

La médecine se fia de plus en plus à cet appareillage sophistiqué mesurant les pulsations de la santé et de la maladie du corps. E la vie finit par se définir en termes de pulsions et de schémas d’énergie.

  • En 1939, le Dr H. Burr et le Dr F. Northrop, de l’université de Yale, découvrirent qu’en mesurant le champ d’énergie d’une graine (dit L ou life field), on pouvait prévoir la vitesse de croissance et la vitalité de la future plante. En mesurant celui d’un oeuf de grenouille, ils sont parvenus à localiser l’emplacement du système nerveux et, par le même procédé, à délimiter la période d’ovulation chez la femme. Et une nouvelle méthode de contrôle des naissances est née.
  • Le Dr Léonard Ravitz, de l’université de William and Mary, démontra en 1959, que les fluctuations du champ d’énergie étaient liées à l’état mental, à la stabilité psychologique et à leurs variations, postulant ainsi l’existence d’un champ associé au processus de la pensée, dont les perturbations se manifestent par des symptômes psychosomatiques.
  • Dans l’état de New York, en 1979, un autre chercheur, le Dr Robert Becker, de l’Upstate Medical School de Syracuse, dressa la carte d’un champ électrique extrêmement complexe évoluant autour du corps humain : ces réseaux vibratoires épousent non seulement la forme exacte du corps, mais ils reproduisent également tous les détails du système nerveux central. Il donna à ce champ le nom de “Système de contrôle du courant direct” et découvrit que les fluctuations de sa forme et de son intensité étaient associées à l’état psychologique et physiologique du sujet testé. Puis il prouva que les particules circulant dans ce champ étaient de la taille des électrons.
  • En Russie, le Dr Victor Inyushin, de l’université de Kazakh, se livrait déjà, depuis les années 1950, à des études intensives sur le champ d’énergie humaine. Ses expériences l’amenèrent à supposer l’existence d’un champ d’énergie bioplasmatique composé d’ions, de protons et d’électrons libres et se distinguant des quatre états connus de la nature, à savoir : solide, liquide, gazeux et plasmatique. Selon Inyushin, ce champ d’énergie bioplasmatique pourrait constituer un cinquième était de la matière. Ses observations lui montrèrent que les particules bioplasmatiques sont contamment renouvelées par un processus chimique dans la cellule, et qu’elles sont continuellement mouvantes ; qu’il semble exister un équilibre relativement stable entre les particules négatives et les positives. Si cet équilibre est rompu, l’organisme s’en trouve affecté. Inyushin découvrit qu’en dépit d’une stabilité normale du bioplasma, une quantité considérable d’énergie s’irradie dans l’espace et que les nuages de particules bioplasmatiques émanant de l’organisme, en mouvement dans l’air, étaient mesurables.

11 Février 2015 – Journée Mondiale des Malades à Lourdes

IMG_1908Chaque 11 février fête la 1ère apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, à la Grotte de Lourdes.

Près de 20 000 pèlerins étaient rassemblés en choeur pour cet anniversaire.

Quand on songe que l’opiniâtreté spirituelle de Sainte Bernadette, jeune fille pauvre d’entre les pauvres, a donné naissance à un sanctuaire marial d’une telle dimension, d’une telle ferveur.

Ce miracle est un encouragement pour tous ceux qui se battent au quotidien et doutent d’eux-mêmes…IMG_2095

Tout pélerinage à Lourdes est un retour aux sources de l’âme, tellement l’ambiance spirituelle est propice à sa propre conversion, au pansement de nos plaies intérieures…

On va toujours à Lourdes pour les bonnes raisons, même si au départ, nous sommes dubitatifs, une réponse s’opère intérieurement.

Comme coupé du monde, le sanctuaire de Lourdes est une parenthèse dans nos vies agitées et trépidantes.

Prenez le temps d’une immersion d’un minimum de 2 jours, à des moments forts du sanctuaire, pour se baigner dans le flot de la ferveur des pélerins.

C’est le conseil d’une “amie” qui ne vous veut que du bien !

Toutes les photos de notre séjour

Vidéo de la messe internationale du 11 février 2015 http://youtu.be/HPl9v2cxyLU

Neuvaine à Sainte Rita

Sainte Rita est considérée comme la Sainte des missions impossibles et des causes désespérées.

Réciter pendant 9 jours les prières suivantes :

Dieu tout puissant qui a fait de Sainte Rita,
un modèle de persévérance dans la prière,
de patience dans la vie conjugale et familiale,
et artisan de paix entre les hommes,
accorde-nous par son intercession, et si telle est ta volonté,
la grâce de ……………………………………………………

1er, 4è et 7è jour

Très compatissante Sainte Rita, avocate des causes urgentes, considère avec bienvaillance, les prières d’un coeur angoissé et accorde (moi ou nom de la personne) la grâce dont je/il/elle a tant besoin.

+ Notre Père, Je vous Salue Marie (3 fois), Gloire au Père

2è, 5è et 8è jour

Très compatissante Sainte Rita, avocate des causes urgentes,
sûr de la puissance de ton intercession, j’ai recours à toi.
Daigne agréer ma démarche pour (nom de la personne)
et la présenter toi-même à Dieu.

+ Notre Père, Je vous Salue Marie (3 fois), Gloire au Père

3è, 6è et 9è jour

Très compatissante Sainte Rita, dernier recours dans les causes urgentes,
je me confie à toi / confie à toi (nom de la personne) avec foi et amour.
Dans la situation que je t’ai exposé,
tu es mon ultime refuge / tu es l’ultime refuge de (nom de la personne).
Aie pitié de moi / de (nom de la personne),
par la Passion du Christ à laquelle tu participes si intimement !

+ Notre Père, Je vous Salue Marie (3 fois), Gloire au Père

Saint Michel Garicoïts

Saint Michel Garicoïts

L’INFLUENCE DU SAINT DE BÉTHARRAM

Michel Garicoïts (1797-1863) a joué un rôle dans la vocation de Bernadette. Surnommé ” le voyant de Bétharram ” de son vivant, ceci en raison de ses qualités d’écoute et de discernement spirituel, Michel Garicoïts, proclamé saint en 1947, avait fondé dès 1835, à Bétharram, la congrégation des Pères du Sacré-Cœur, une congrégation missionnaire qui rayonne aujourd’hui dans le monde entier.
Lourdes et Bétharram sont distants de 15 km. Au moment des événements à Massabielle, Bétharram est lieu de pèlerinage marial depuis quatre ou cinq siècles, un lieu où la Vierge prodigue grâces et miracles (entre 1620 et 1642, 82 miracles et faveurs y ont été dénombrés). En 1858, le père Garicoïts a 61 ans, Bernadette 14. Il croit immédiatement à la réalité des Apparitions. Pour preuve ? A un missionnaire de Notre-Dame de Garaison qui s’écriait ” Notre-Dame de Lourdes va faire tomber Bétharram, ” Garicoïts répondit” Cela m’est égal, pourvu que la sainte Vierge soit honorée… Tenez, récitons le chapelet !
Tout laisse à penser que Michel Garicoïts était ami de la famille Soubirous. Ce qui est sûr, c’est qu’entre le 18 et le 25 juillet 1858, l’évêque de Tarbes fit conduire Bernadette à Bétharram en vue de la soumettre au jugement ” éclairé ” de Garicoïts. Ce dernier accueillit Bernadette avec joie, raconte-t-on, mais rien ne filtra de leur entrevue. « Les visages des deux voyants étaient radieux » selon les témoins oculaires. Nous aimerions connaître la teneur de leurs propos : il n’en demeure jusqu’à présent aucun indice. Et du côté des écrits de ces deux saints ? Rien. Ils ne se citent pas une seule fois ! ” Les relations de la jeune dirigée et de son saint directeur d’âme ont relevé elles aussi du secret du Roi “, note le Père jean Oyhénart , ajoutant : ” Et c’est bien ainsi. En effet, l’un et l’autre ont voulu être de simples, humbles et petits serviteurs dont le Seigneur et Notre-Dame ont voulu se servir.”
Quoi qu’il en soit, la spiritualité même de Bernadette interroge aujourd’hui. Pourquoi l’obéissance, le sens de la souffrance et de la croix, le culte de la volonté de Dieu… si proches de la pensée du Père Garicoïts ?
Laurent JARNEAU avec les Pères de Bétharram, à partir de l’article du père Jean OYHENART paru dans Lourdes Magazine n°2, juin 1991
Lourdes Magazine numéro 100 – février 2001

Anniversaire de la 1ère apparition mariale à Lourdes

Galerie Photos
ci-dessous :
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Sainte Vierge de Lourdes
Voici les photos de Lourdes prises le 11 février 2014,
date anniversaire de la 1ère apparition mariale
par Sainte Bernadette Soubirous

Le sanctuaire de Lourdes est un lieu de ferveur,
où chacun a la liberté de pratiquer sa foi sans contrainte, sans a priori.

C’est une grande prière en communion avec tous, frères et soeurs venus des 4 coins du monde, d’une seule voix, d’un seul coeur.

  • Pour tous ceux qui cherchent,
  • Pour ceux qui veulent rallumer la flamme de la foi,
  • Etre en présence de quelque chose de fort,

Il faut se laisser emporter, comme un enfant, hors de la raison qui décortique tout, ne pas s’attacher aux marchands de foi : Tout cela est temporaire mais ce qui se passe dans le sanctuaire est intemporel.

Lourdes délivre un message qui s’adresse à votre âme, de manière indélibile, une empreinte invisible…

Symbole de Nicée

Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium. Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante όmnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem όmnia facta sunt. Qui propter nos hόmines, et propter nostram salútem descéndit de cælis. Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine : et homo factus est. Crucifíxus étiam pro nobis : sub Pόntio Piláto passus, et sepúltus est. Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et ascéndit in cælum : sedet ad déxteram Patris. Et íterum ventúrus est cum glόria iudicáre vivos, et mόrtuos : cuius regni non erit finis. Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem : qui ex Patre Filiόque procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas. Et unam, sanctam, cathόlicam et apostόlicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiόnem peccatόrum. Et expécto resurrectiόnem mortuόrum. Et vitam ventúri sǽculi. Amen.
Je crois en un seul Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, et de toutes les choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, Vrai Dieu de Vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, qui pour nous, hommes, et pour notre salut est descendu des cieux, s’est incarné du Saint-Esprit et de Marie, la Vierge, et s’est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli ; et il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et il est monté aux cieux et siège à la droite du Père ; et il reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; son règne n’aura point de fin.

Et en l’Esprit Saint, Seigneur, qui donne la vie, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes. En l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je confesse un seul baptême en rémission des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir. Amen.

11 fév 2014 : 22ème Journée mondiale des Malades (Sanctuaire de Lourdes)

Avec le Christ, la souffrance n’a plus le dernier mot”

La 22ème Journée mondiale des Malades sera célébrée le 11 février 2014, comme chaque année en la fête de Notre Dame de Lourdes. Le pape François vient d’en délivrer le message. Il a pour thème: “Foi et charité : « Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16)”.

Le message du Pape François pour la Journée mondiale du malade du 11 février 2014

Chers frères et sœurs,

1. À l’occasion de la 22ème Journée mondiale des Malades, qui aura cette année pour thème « Foi et charité : ‘Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères’ » (1 Jn 3,16), je m’adresse tout particulièrement aux personnes malades et à toutes celles qui les assistent et qui les soignent. L’Église reconnaît en vous, chers malades, une présence spéciale du Christ souffrant. C’est ainsi : à côté, ou plutôt dans notre souffrance, il y a celle de Jésus, qui en porte le poids avec nous et qui en révèle le sens. Quand le Fils de Dieu est monté sur la croix, il a détruit la solitude de la souffrance et il en a illuminé l’obscurité. De cette façon, nous sommes placés devant le mystère de l’amour de Dieu pour nous, qui nous donne de l’espérance et du courage ; de l’espérance, parce que dans le dessein d’amour de Dieu, même la nuit de la douleur s’ouvre à la lumière de Pâques, et du courage, pour affronter toute adversité en sa compagnie, unis à lui.

2. Le Fils de Dieu fait homme n’a pas supprimé de l’expérience humaine la maladie et la souffrance, mais en les assumant lui-même, il les a transformées et leur a donné une nouvelle dimension. Une nouvelle dimension, parce qu’elles n’ont plus le dernier mot qui est, au contraire, la vie nouvelle en plénitude ; transformées parce que, en union avec le Christ, elles peuvent, de négatives, devenir positives. Jésus est le chemin et nous pouvons le suivre avec son Esprit. Comme le Père a donné son Fils par amour, et que le Fils s’est donné lui-même avec le même amour, nous pouvons nous aussi aimer les autres comme Dieu nous a aimés, en donnant notre vie pour nos frères. La foi dans le Dieu bon devient bonté, la foi dans le Christ crucifié devient force d’aimer jusqu’au bout, y compris nos ennemis. La preuve d’une foi authentique dans le Christ est le don de soi qui s’exprime dans l’amour du prochain, en particulier de celui qui ne le mérite pas, de celui qui souffre, de celui qui est marginalisé.

3. Par le baptême et la Confirmation, nous sommes appelés à nous conformer au Christ, le Bon samaritain de tous ceux qui souffrent. « A ceci nous avons connu l’Amour : celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16). Lorsque nous nous approchons avec tendresse de ceux qui ont besoin de soins, nous apportons l’espérance et le sourire de Dieu dans les contradictions du monde. Quand le dévouement généreux envers les autres devient le style de nos actions, nous donnons de la place au Cœur du Christ et nous sommes réchauffés, offrant ainsi notre contribution à l’avènement du Royaume de Dieu.

4. Pour grandir dans la tendresse et dans la charité respectueuse et délicate, nous avons un modèle chrétien vers qui diriger notre regard en toute assurance. C’est la Mère de Jésus et notre Mère, attentive à la voix de Dieu et aux besoins et difficultés de ses enfants. Marie, poussée par la miséricorde divine qui s’est faite chair en elle, s’oublie elle-même et se met rapidement en route, de la Galilée vers la Judée, pour rencontrer et aider sa cousine Elisabeth ; elle intercède auprès de son Fils aux noces de Cana, quand elle voit que le vin de la fête vient à manquer ; elle porte en son cœur, tout au long du pèlerinage de sa vie, les paroles du vieillard Siméon qui l’avertissent qu’une épée transpercera son âme et elle demeure forte au pied de la Croix de Jésus. Elle sait, elle, comment marcher sur ce chemin et c’est pour cela qu’elle est la Mère de tous les malades et souffrants. Nous pouvons nous adresser à elle avec confiance et dévotion filiale, certains qu’elle nous assistera, qu’elle nous soutiendra et ne nous abandonnera pas. Elle est la mère du Crucifié ressuscité ; elle reste auprès de nos croix et nous accompagne sur le chemin qui mène à la résurrection et à la vie en plénitude.

5. Saint Jean, le disciple qui se tenait avec Marie au pied de la Croix, nous ramène aux sources de la foi et de la charité, au cœur de Dieu qui « est amour » (1 Jn 4,8.16) et nous rappelle que nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous n’aimons pas nos frères. Celui qui se tient sous la Croix avec Marie apprend à aimer comme Jésus. La Croix « est la certitude de l’amour fidèle de Dieu pour nous. Un amour si grand qu’il entre dans notre péché et le pardonne, qu’il entre dans notre souffrance et nous donne la force de la porter, qu’il entre aussi dans la mort pour la vaincre et nous sauver… La Croix du Christ invite aussi à se laisser contaminer par cet amour, elle nous enseigne à regarder toujours l’autre avec miséricorde et amour, surtout celui qui souffre, qui a besoin d’aide » (Chemin de Croix avec les jeunes, Rio de Janeiro, 26 juillet 2013).

Je confie cette 22ème Journée mondiale des malades à l’intercession de Marie, afin qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec Jésus-Christ, et qu’elle soutienne ceux qui les soigne. À tous, aux malades, aux professionnels de la santé et aux volontaires, je donne de grand cœur la bénédiction apostolique.

Au Vatican, le 6 décembre 2013

Ave, Ave, Ave Maria

Chaque 18 février à Lourdes, quand la procession descend de l’église paroissiale jusqu’à la Grotte : c’est le temps nécessaire pour chanter les 60 couplets. Il vaut la peine de connaître les 60 couplets car ils racontent l’histoire et chantent la spiritualité de Lourdes.

(couplets 1 et 2)

Ô Vierge Marie
Le peuple chrétien
A Lourdes vous prie
Chez vous il revient

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Chantons votre histoire
Dans votre Cité :
Du haut de la gloire
Daignez l’écouter

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

(couplets 3 à 11) 11 février 1858 : la première apparition

Un jour Bernadette
Ramasse du bois
Avec deux fillettes
Qui pleurent de froid

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Jusqu’à Massabielle
L’enfant veut passer
Mais elle est si frêle
Comment traverser ?

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Un froid l’a saisie
Un bruit la surprend
Mais sur la prairie
Ne souffle aucun vent

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Le fond de la roche
S’éclaire l’instant
La Dame s’approche
Fait signe à l’enfant

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

La blanche apparence
Paraît à ses yeux
Comme une présence
Qui parle de Dieu

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Avec la parure
D’un lys immortel
Elle a pour ceinture
Un ruban du ciel

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Au pied de sa Mère
L’enfant qui la voit
Apprend à bien faire
Le signe de croix

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Les grains d’un rosaire
Courraient dans sa main
Et de la prière
Traçaient le chemin

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Longtemps Bernadette
Devant le rocher
Joyeuse, répète
Le chant de l’Ave

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : La première apparition est celle qui est décrite avec le plus de précision. Effectivement, Bernadette était partie avec deux filles de son âge ramasser du bois. Pour atteindre l’endroit désiré, il fallait traverser, non pas le Gave, mais un canal qui alimentait le moulin de Savy. Le premier signe, c’est le bruit d’un coup de vent, alors que les arbres sont immobiles. Un bruit de vent : comme à la Pentecôte. Dans le creux du rocher apparaît une jeune fille, toute blanche, lumineuse, souriante. Bernadette prend son chapelet et veut faire le signe de croix. « Le bras m’est tombé », dira-t-elle. La jeune fille fait alors elle-même le signe de croix et Bernadette l’imite. Ceux qui, plus tard, verront Bernadette faire le signe de croix en resteront toujours saisis. Marie a donc appris à Bernadette à faire du signe de croix une vraie prière. Il est vrai que, dans le geste et les paroles qui l’accompagnent, tout est dit de la foi chrétienne. Les grains du chapelet que tient la jeune fille défilent entre ses doigts mais ses lèvres ne remuent pas. La Vierge ne va dire : « Je vous salue, Marie ! » Elle semble prononcer seulement le Gloria Patri. Marie est une créature : elle rend gloire à Dieu.

(couplets 12 à 14) 14 février : 2ème apparition

Elle était si belle
Comment la revoir ?
De moi que veut-elle ?
Comment le savoir ?

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Elle est revenue
Sans dire son nom
L’enfant tout émue
A peur du démon

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

D’un geste rapide
L’eau sainte a jailli
A l’enfant timide
La Dame a souri

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Dès le premier jour, Bernadette veut revenir à la grotte alors que la jeune fille ne lui a rien dit. Elle est si belle : si seulement, Bernadette pouvait la revoir ! Mais le diable sait se déguiser en ange de lumière. Quand elle retourne à la grotte le 14, Bernadette se munit d’eau bénite.

(couplets 15 à 17) 18 février : 3ème apparition

«Vous êtes venue
à Lourdes chez nous
Pauvresse inconnue
Qui suis-je pour vous ?»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Venez je vous prie
Ici quinze fois
Avec vos amies
Entendre ma voix»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Enfant généreuse
Un jour, je promets
De vous rendre heureuse
Au ciel, à jamais»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Pour la première fois, la jeune fille parle. Il n’est pas «nécessaire» qu’elle dise son nom mais elle s’adresse à Bernadette avec un grand respect : «Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ?». Elle dit «vous» à Bernadette. Elle lui demande une grâce, à elle, la pauvresse inconnue : c’est le monde à l’envers. C’est l’Evangile. La jeune fille, toujours anonyme, fait entrevoir à Bernadette un autre monde où elle sera heureuse. C’est le monde des Béatitudes.

(couplet 18 à 21) 19 au 23 février : de la 4ème à la 7ème apparition

La foule croyante
Revient chaque jour
De l’humble voyante
Guettant le retour

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Ses yeux s’illuminent
Son front a pâli
Car elle devine
Un monde infini

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Le peuple fidèle
Pressent qu’aujourd’hui
Une ère nouvelle
Commence pour lui

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

La Dame est partie
Comment la revoir ?
L’enfant éblouie
Conserve l’espoir

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : La première strophe du cantique parlait du «peuple chrétien» qui vient à Lourdes pour prier. A la Grotte, Bernadette n’a jamais été seule. Mais, aux quelques personnes des premiers jours a succédé un vrai groupe puis une petite foule. On y voit même des notables. Personne ne prétend voir ou entendre l’apparition. Bernadette s’en étonne, car la jeune fille lui parle comme une personne parle à une personne. A défaut de voir l’apparition, ils voient Bernadette et cela leur suffit : la beauté de l’apparition se reflète sur le visage de la fillette. Bernadette les entraîne dans sa prière. C’est la première mission de Lourdes : être une école de prière.

(couplets 22 et 23) 22 et 26 février : jours sans apparition

Deux fois la Bergère
Revient pour prier :
Aucune lumière
Au roc n’a brillé

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«On dit qu’à la Grotte
J’ai tout inventé
Ma mère sanglote
On veut m’arrêter»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : A deux reprises, durant la quinzaine, l’apparition ne se manifeste pas. Bernadette est troublée. Les uns y voient la preuve que tout cela n’est qu’illusion. Les autres rétorquent que, si Bernadette jouait la comédie, elle pourrait bien la jouer chaque jour. Les parents Soubirous sont déchirés. Ils ont toute confiance dans leur fille mais, dès le premier jour, ils ont compris que cette histoire leur attirerait des ennuis, alors qu’ils sont déjà dans une situation que nous dirions aujourd’hui de grande précarité. Le dernier vers de la strophe 23 passe rapidement sur un fait bien réel : les 21, 25 et 28 février, Bernadette comparaît devant le commissaire de police, puis le procureur, puis le juge du lieu. L’enjeu n’est pas la mort comme pour Jésus mais c’est quand même la prison : de quoi normalement faire peur à une fillette de 14 ans. Le préfet, lui, l’aurait bien envoyée à l’asile.

(couplets 24 à 28) 24 février : 8ème apparition

La Dame inconnue
Bientôt réapparaît
L’enfant à sa vue
Retrouve la paix

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Sachez que l’orage
Un jour passera
Que votre courage
Plus fort reviendra»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

L’enfant la supplie :
«Que dit votre cœur ?
– Je veux que l’on prie
Pour tous les pécheurs»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Avec insistance
La Dame trois fois
A dit : «Pénitence»
Chrétien, c’est pour toi !

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Mangez l’herbe amère
Qui sort du limon
Et dans la poussière
Courbez votre front»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Cette apparition est la première d’une nouvelle phase : celle de la pénitence. L’apparition demande à Bernadette de faire certains gestes «pour les pécheurs». Bernadette répond qu’elle obéira «de tout cœur». Bernadette pleure. Elle se courbe à terre ; elle marche à genoux ; elle tombe, comme le Christ sur le chemin du Calvaire. Elle mange un peu de l’herbe sauvage qui pousse en cet endroit. Plus tard, elle répondra avec humour : «Vous mangez bien de la salade !». Mais, pour l’instant, c’est la déception dans l’entourage : pourquoi fait-elle cela ? Elle répond : «Pour les pécheurs». Qui pensait alors aux herbes amères qui font partie du repas pascal juif, commémorant la libération de l’esclavage en Egypte, terre d’idolâtrie ?

(couplets 29 à 32) 25, 27, 28 février, 1er mars : de la 9ème à la 12ème apparition

«A cette fontaine
Venez et buvez ;
Dans l’eau pure et saine
Allez vous laver»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Le gave est tout proche
L’attire un instant
Un signe à la roche
Ramène l’enfant

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Tandis qu’elle creuse
Bientôt elle voit
Jaillir l’eau bourbeuse
Du sol dans ses doigts

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Ô source de vie
Qui rend la santé
Fontaine bénie
Comment te chanter ?

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : L’appel à la pénitence et à la prière pour les pécheurs se répète. Mais un signe nouveau est donné : celui de la source, le 25 février. L’épisode est assez bien raconté par le cantique. L’eau est tellement boueuse au départ que Bernadette ne peut en boire qu’au quatrième essai. Mais, très vite, l’eau devient claire et abondante. Elle coule ainsi depuis 150 ans. C’est un beau symbole de la pénitence : la boue du péché se change dans l’eau pure de la miséricorde.

(couplets 33 à 38) 2 au 4 mars : de la 13ème à la 15ème apparition

«Je veux qu’ici même
Au pied de ces monts
Le peuple que j’aime
Vienne en procession»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Et qu’une chapelle
Bâtie en ce lieu
Aux hommes rappelle
Qu’il faut prier Dieu»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Allez dire aux prêtres
Le vœu de mon cœur
Allez le soumettre
A votre pasteur»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Le prêtre réclame
Un signe parlant :
«Quelle est cette Dame ?
Son nom, je l’attends»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Demande pour gage
A dit le pasteur
Qu’au rosier sauvage
Il pousse une fleur»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Avec un sourire
Accueillant ce vœu
La Dame veut dire :
«Je donnerai mieux»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Jusqu’ici, Bernadette n’avait reçu aucune mission. Elle avait consulté l’aumônier de l’Hospice et elle fréquentait la paroisse mais elle refusait de se donner un rôle dans l’Eglise. L’apparition lui demande d’aller trouver « les prêtres » pour qu’ils bâtissent une chapelle et organisent des processions. Comme ce sont des décisions d’importance, Bernadette va tout droit chez le curé. Le cantique adoucit la réaction du curé mais, effectivement, il demande que l’apparition dise qui elle est et qu’elle donne un signe. Ces journées sont rythmées d’allers et retours entre la grotte et le presbytère. Mais la dame reste muette et le rosier ne fleurit pas. La quinzaine s’achève dans la plus grande incertitude. Trois semaines passeront ainsi. C’est un temps d’épreuve. Bernadette comparaît encore une fois devant les autorités, le 18 mars. C’est le Carême.

(couplets 39 à 43) 25 mars : 16ème apparition

La terre est en fête
Dieu vivant vient nous sauver ;
L’Eglise répète
Le chant de l’ «Ave»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Ô vous dont la terre
Admire le don
Quel est ce mystère
De votre saint nom ?

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Trois fois la Bergère
Refait humblement
La même prière :
La Dame l’entend

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Marie à la terre
Livra son secret
Par cette bergère
Que tous ignoraient

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Vierge Immaculée
En vous nous croyons
Enfin révélée
Par votre vrai nom

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Le jour de l’Annonciation, Bernadette revient à la Grotte. Par trois fois, elle demande, de nouveau, à l’apparition, de se nommer. Comme pour l’eau, c’est seulement à la quatrième fois que sa démarche aboutit. «Je suis l’Immaculée Conception».Curieusement, le cantique ne reprend pas les mots mêmes de Marie. Il donne des paroles surprenantes de Marie une version banale : «Vierge immaculée». Or Marie a bien dit : «Je suis l’Immaculée Conception». Le curé répond logiquement : «Une dame ne peut pas porter ce nom-là». Et pourtant, c’est bien ainsi qu’elle s’est nommée.

(couplet 44) 7 avril : 17ème apparition

Le cierge qui brûle
Epargne ses doigts
Survient l’incrédule
Qui doute et qui croit

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Nous sommes au temps de Pâques. Bernadette tient un gros cierge dont la flamme lèche ses mains plusieurs minutes. Aucune brûlure. Un médecin, plutôt sceptique au départ, repart convaincu. La lumière du Christ ressuscité qui transparaît à travers nos humanités : c’est l’Eglise.

(couplet 45) 16 juillet : 18ème apparition

La Vierge fidèle
Revient mais se tait
Elle est bien plus belle
Alors que jamais

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Dans les deux dernières apparitions, la Vierge est redevenue silencieuse. Avant de dire son nom, Marie a fait suivre à Bernadette un chemin de foi. Après avoir dit son nom, elle se tait de nouveau : retour à la prière et au service quotidien.Le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, 16 juillet, Bernadette se sent attirée vers la Grotte. Elle reste à distance, car la grotte a été barricadée par les autorités civiles mais elle voit la Vierge «plus belle que jamais».

(couplets 46 à 47) 18 janvier 1862

Fidèle au message
L’Eglise a parlé
Rendant témoignage
A la vérité

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

«Marie est venue
chez nous 18 fois
L’enfant qui l’a vue
Est digne de foi»

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Commentaire de Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes) : Le 18 janvier 1862, l’évêque du lieu, Mgr Laurence, déclare l’authenticité des apparitions. Le cantique a raison de ne pas en faire un article de foi. Les apparitions restent des grâces privées auxquelles le catholique n’est pas tenu de croire. Il aurait pourtant bien tort de ne pas en tirer profit : c’est ce que développent les treize derniers couplets.

(couplets 48 à 60) Lourdes depuis 150 ans

La foule innombrable
Depuis ce grand jour
Revient inlassable
Chanter son amour

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

La Grotte où l’on prie
Dispense la paix
C’est là que Marie
Répand ses bienfaits

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

On voit la fontaine
Couler sans tarir
Et la foule humaine
Passer sans finir

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Aux grâces nouvelles
Sachons obéir
Car Dieu nous appelle
A nous convertir

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

On dit son rosaire
On vit dans la foi
Avec vous ô Mère
On porte sa croix

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Le Dieu qui pardonne
Absout le pécheur
La grâce rayonne
Au nom du Sauveur

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Sans cesse ô Marie
Au Christ menez-nous
Le Dieu de l’Hostie
Triomphe chez vous

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Nos croix sont bien lourdes
Quand Dieu est lointain
La grâce de Lourdes
Est notre soutien

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Avec tous les nôtres
Dans notre cité
Soyons les apôtres
De paix, d’unité

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Salut ô Marie
Le fils du Dieu Saint
Qui vous a choisie
Bénit votre sein

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

A l’heure dernière
Pour nous les pécheurs
Veuillez Sainte Mère
Prier le Sauveur

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Ô Vierge Marie
Vivons dans l’espoir
Après cette vie
Au ciel de vous voir

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Que votre louange
Redise sans fin
Le chant que l’Archange
Apprit aux humains

Ave, Ave, Ave Maria ! Ave, Ave, Ave Maria !

Fátima

En 1915, Lucia dos Santos, une petite fille de 8 ans garde souvent le troupeau familial, en compagnie de 3 amies, près du hameau d’Aljustrel, au coeur du Portugal. Cette année-là, d’avril à octobre, elle aperçoit une figure identique à une statue de neige, que les rayons du soleil rendent presque transparente. “C’était comme un nuage plus blanc que la neige, quelque chose de transparent, ayant forme humaine”, écrira-t-elle plus tard. La manifestation reste indistincte et silencieuse. Sa famille, qui est mise au courant, n’y voit que rêveries enfantines.

L’année suivante, un jour de printemps 1916, Lucia garde de nouveau son troupeau avec ses cousins Jacinthe et François Marto, âgés respectivement de 6 à 8 ans, sur la petite colline de Cabeço. Un vent assez fort secoue subitement les arbres et leur fait lever les yeux pour voir ce qui se passe, car la journée s’annonce belle. Les 3 enfants remarquent un jeune homme de 14 ou 15 ans, plus blanc que la neige, que le soleil le rend transparent comme le cristal, et d’une grande beauté. Lucie reconnaît en lui l’étrange et silencieux visiteur de l’année précédente, mais distingue davantage son apparence. Il s’approche des enfants et se met à parler :

 Ne craignez rien ! Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi !

L’Ange s’agenouille, baisse la tête vers le sol et dit :

 Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime
Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas

Après avoir répété cette prière 3 fois, l’Ange se remet debout et dit :

Priez ainsi
Les Coeurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications

Puis, l’Ange disparaît.
Une nouvelle apparition de l’Ange se déroule au coeur de l’été 1916, toujours devant les enfants. L’Ange leur demande de prier davantage, de faire des sacrifices et d’accepter avec soumission les souffrances que le Seigneur leur enverra.
Fin septembre, une 3ème apparition angélique s’accompagne d’une théophanie eucharistique et d’une communion miraculeuse. L’Ange tient dans sa main gauche un calice, sur lequel est suspendue une hostie de laquelle tombent quelques gouttes de Sang dans le calice. Après avoir récité 3 fois une prière, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences qui offensent Jésus présent dans le tabernacle, il fait communier les 3 enfants, répète 3 fois la prière puis disparaît.
L’Ange ne devait plus apparaître.

Les enfants, qui se souviennent des moqueries de l’année précédente, n’en parlent à personne.
Ces manifestations angéliques commencent à être connues qu’à partir de l’année 1917, suite aux apparitions mariales, mais seulement de quelques personnes, comme l’évêque du diocèse.

Les 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 août et 13 septembre 1917, la Sainte Vierge se manifeste aux 3 enfants, dans la Cova da Iria, en pleine journée. Elle apparaît à chaque fois sous la forme d’une jeune Dame toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, répandant autour d’elle une lumière plus vive et plus intense qu’un verre de cristal plein d’eau claire, traversé par les rayons du soleil le plus ardent.

Lors de la 1ère apparition, la Vierge commence par rassurer les gamins en leur disant de ne pas avoir peur. Elle déclare ensuite :

Je suis venue pour vous demander de venir ici 6 mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard, je vous dirai qui je suis et ce que je veux.
Ensuite, je reviendrai encore ici une 7ème fois

La série des 13 n’est interrompue qu’une seule fois en août. Les autorités civiles, hostiles et inquiètes de la ferveur suscitée par les apparitions mariales, font emprisonner les enfants durant un jour et une nuit. La Vierge n’apparaît pas aux enfants dans leur prison, mais à l’endroit habituel le 19 août.

En revanche les fidèles qui se massent le 13 août sur les lieux des apparitions mariales, sont témoins de faits inoubliables : des coups de tonnerre et des éclairs dans le ciel pur et bleu, ainsi qu’une sorte de nuage blanc qui vient se poser quelques instants sur un chêne vert, tout proche des apparitions.

Lors des apparitions de l’année 1917, les 3 enfants voient bien la Vierge, mais Lucia est la seule à l’entendre. La “Dame de lumière” insiste beaucoup sur les fins dernières : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis. Dès le 1er jour, Elle promet aux 3 enfants qu’ils iront au Ciel et révèle le destin post mortem de 2 jeunes filles, amies de Lucia, mortes peu de temps auparavant.

Le 13 juillet, les 3 enfants ont une vision terrifiante de l’enfer, présentée comme une mer de feu : image identique au Nouveau Testament. Il s’agit du 1er secret de Fatima, suivi de 2 autres. Lucia, devenue soeur Lucie, a rapporté par la suite le contenu du 2nd secret de la Vierge :

Si vous faites ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et vous aurez la paix
La guerre va finir. Mais, si vous ne cessez pas d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre guerre, pire

Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue,
sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes
par les moyens de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Eglise et le Saint Père

Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculée
et la Communion réparatrice des premiers samedis.
Si l’on écoute mes demandes,
la Russie se convertira et on aura la paix
Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde,
provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise

La Vierge annonce la fin de la 1ère Guerre mondiale, l’expansion du communisme et les persécutions contre l’Eglise, le début d’une Seconde Guerre mondiale lors du règne du pape Pie XI. Ce dernier meurt le 10 février 1939.

La 3ème partie du secret, révélé à Lucia le 13 juillet 1979, porterait pour certains sur la fin du communisme en Europe à la veille du XIXème siècle. C’est la version officielle du Vatican.

Les apparitions de Fatima reçoivent leur couronnement en ce que l’on appelle le miracle du 13 octobre 1917, à la Cova di Iria, devant plus de 50 000 personnes. Tous purent voir le “miracle du soleil”, annoncé par la Sainte Vierge le 13 juillet en ces termes :

En octobre, je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire

Même ceux qui ne croyaient pas aux apparitions en furent témoins.
C’est le cas du journaliste Avelino de Almeida, anticlérical convaincu, qui écrit l’article suivant, dans le quotidien libéral de Lisbonne O Seculo du 15 octobre 1917 :

“On voit l’immense multitude se tourner vers le soleil, qui apparaît au zénith, dégagé des nuages. Il ressemble à une plaque d’argent mat, et il est possible de le fixer sans le moindre effort. Il ne brûle pas les yeux. Il n’aveugle pas. On dirait qu’il se produit une éclipse. Mais voici que s’élève une clameur immense et ceux qui sont plus près de la foule l’entendent crier : “Miracle ! Miracle !… Merveille !… Merveille !…” Aux yeux éblouis de ce peuble, dont l’attitude transporte aux temps bibliques, et qui, stupéfait, la tête découverte, contemple l’azur du ciel, le soleil a tremblé, le soleil a eu des mouvements insolites et brusques, en dehors de toutes les lois cosmiques, “le soleil a dansé”, selon l’expression typique des paysans.”

Un autre témoin donne les détails suivants :

“On pouvait regarder le soleil sans être incommodé. On aurait dit qu’il s’éteignait et se rallumait, tantôt d’une manière, tantôt de l’autre. Il lançait des faisceaux de lumière, d’un côté et de l’autre, et peignait tout de différentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l’air. Mais la grande preuve du miracle, c’est que le soleil ne faisait pas mal aux yeux.”
Tout le monde était immobile. Tout le monde se taisait… Tous regardaient le ciel. A un certain moment, le soleil s’arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer ; il s’arrêta encore une fois, et se remit encore une fois à danser, jusqu’au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel, s’avancer sur nous. Ce fut un instant terrible.”

Le phénomène dura une quinzaine de minutes, à midi (heure solaire) et put être vu à 5 km à la ronde. La présence de milliers de témoins prouve que quelque chose d’exceptionnel s’est déroulé.

Knock Mhuire

L’apparition à Knock Mhuire, en Irlande, rappelle celles de Pontmain et de Gietrzwalde. Le contexte historique est tout aussi dramatique. A Knock Mhuire, les paysans irlandais ne sont pas propriétaires des terres qu’ils travaillent. L’Irlande de 1879 se trouve encore sous la totale domination de l’Angleterre. La maladie de la pomme de terre a occasionné une grave famine dans le pays, contraignant plus d’un million d’Irlandais à émigrer à l’étranger. L’apparition mariale va être un réconfort spirituel pour tout le pays.

Le 21 août 1879, vers 19 heures, Marguerite Byrne, une jeune fille de 15 ans, rentre chez elle. Devant l’église, elle voit une lumière insolite sur l’un des murs extérieurs. Mais elle n’y prête pas attention. Peu après, Mary Mc Loughlin, une femme de 26 ans, passant elle aussi par là, voit 3 formes lumineuses sur le même mur. Elle pense tout d’abord qu’il s’agit de statues. Au retour, accompagnée par une amie, elle voit toujours les 3 figures de lumières sur le mur. Elle remarque qu’elles se mettent à bouger. Elle comprend qu’il s’agit d’apparitions.

Pendant que d’autres personnes se rendent sur les lieux. Mary va prévenir le curé de la paroisse, qui n’accorde pas d’importance à ce phénomène.  Il pense qu’il ne s’agit que d’un jeu de lumière provoqué par l’une des vitres de l’église. Pourtant une vingtaine de personnes affirment avoir contemplé une scène extraordinaire.

Toutes vont être interrogés en détail par la Commission d’enquête, formée peu après. Elles laissent des témoignages précis, dont celui de Patrick Hill, 14 ans :
“Nous vîmes les figures devant le mur : la Sainte Vierge, Saint Joseph, Saint Jean et un autel, avec un agneau sur l’autel et une croix derrière l’agneau (…).
Je contemplai distinctement la Très Sainte Marie. De grandeur naturelle, elle se tenait à environ 2 pieds (60 cm) au-dessus du sol, en vêtements blancs attachés au cou. Elle tenait ses mains comme si Elle était en prière, levées à la hauteur des épaules et penchant légèrement vers son visage ; les paumes de ses mains face l’une à l’autre. Ses yeux, tels que je les voyais, étaient tournés vers le ciel. Elle portait une couronne brillante sur la tête, et sur le front, à l’endroit où la couronne s’adaptait au front, une belle rose (…). Par moments, elle semblait se déplacer, ainsi que les autres figures, avançant un peu, puis reculant. Je les vis bouger. Mais aucune ne prononça un seul mot. Je les vis de très près (…).
Je vis Saint Joseph, à la droite de la Très Sainte Vierge. Sa tête était en avant, il semblait rendre hommage à Marie. J’ai remarqué ses favoris, ils paraissaient légèrement gris. Je vis aussi les pieds de Saint Joseph. Quant à ses mains, elles étaient jointes comme celles d’une personne en prière.
La 3ème figure debout devant moi était celle de de Saint Jean l’Evangéliste. Il se tenait droit, auprès de l’autel, du côté de l’Evangile, en angle avec la figure de la Très Sainte Vierge, de façon à ne tourner son dos ni à l’autel ni à la Mère de Dieu. Saint Jean était habillé comme un évêque en train de prêcher. Il portait une petite mitre sur sa tête. Il tenait dans sa main gauche un livre de messe ou un livre d’Evangile. Sa main droite était levée à la hauteur de sa tête, avec l’index ouvert et les 3 autres doigts fermés. Il paraissait comme en train de prêcher, mais je n’entendis aucun mot (…).
Sur l’autel se tenait un agneau de 8 semaines, sa face tournée vers l’ouest, regardant dans la direction de la Sainte Vierge et de Saint Joseph. Derrière l’agneau, je voyais des anges flottant tout le temps.”

L’apparition dure 2 heures, sans que les 3 personnages se mettent à parler. Cet évènement fait grand bruit. Les pèlerins ou les curieux se multiplient.

Des guérisons miraculeuses…

Dès le 31 août, une 1ère guérison est signalée : une fillette de 12 ans, sourde de naissance, est guérie immédiatement alors qu’elle s’agenouille devant le mur des apparitions. D’autres guérisons, ainsi que des conversions, ont lieu.

En octobre, l’archevêque de Tuam, dont dépend la paroisse, met en place une Commission d’enquête, composée d’experts ecclésiastiques et de la laïcs. Au printemps 1880, elle se prononce en faveur de la reconnaissance de l’authenticité de faire une déclaration canonique, pour ne pas subir les foudres de l’occupant anglais. Mais il encourage l’organisation de pèlerinages. Le nombre élevé de pèlerins et des guérisons reconnues font de Knock le “Lourdes” de l’Irlande.

L’apparition silencieuse de Knock a donné lieu à diverses interprétations. Le message n’est pas seulement marial, mais également eucharistique du fait de la présence d’un autel et de l’Agneau pascal. Des théologiens ont fait remarquer que le 21 août, le curé de la paroisse venait d’achever une série de 100 messes, commencée le 14 mai, en faveur des âmes du Purgatoire.

Fatima

Notre Dame de Lourdes

Sauvons plus de forêt !