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HE Citronnier dit “petit grain combava”

Indications (VT +) :

  • Anxiété, stress, agitation, insomnie +++
  • Arthrite +++, rhumatismes
.

Contre-indications : Non connues

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[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

Le combava est un agrume dont le nom provient des anciennes cartes maritimes où une île indonésienne à l’est de Bali, dans l’ archipel de la Sonde dans la mer des Moluques, est dénommée « Sumbawa ». Il est originaire de ces îles. C’est le nom de l’arbre (Citrus hystrix) et de son fruit. Il a été introduit dans l’océan Indien, à l’île Maurice, par Pierre Poivre à la fin du XVIIIe siècle. C’est tardivement qu’il apparaît dans les textes occidentaux, 2e moitié du XXe siècle.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : feuille

  • Monoterpénols : linalol (3,5%), isopulégol (2,5%), citronnellol (2%)
  • Monoterpénals : citronnellal (45-85 %).

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Anti-inflammatoire, antirhumatismale +++
  • Sédative +++

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HE Lavande aspic à cinéole

Indications (VT +) :

  • Rhinite, trachéite et bronchite virales, toux quinteuse +++
  • Brûlures sévères (en première intention) ++++, acné suintant ++, mycose (pied d’athlète) +
  • Entérocolite virale +++
  • Rhumatismes, polyarthrite rhumatoïde +
  • Névrites névralgies ; asthénie

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques (pour ce chémotype)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

La Lavande aspic est un arbrisseau présent en Espagne, en France et au sud de l’Angleterre. Il affectionne les zones de petite montagne au climat méditerranéen, où il pousse en buissons. On le trouve également dans les Pyrénées, dans les montagnes séparant Valencia de l’Aragon et en Catalogne.

Cette lavande, peu appréciée en parfumerie, entre dans la composition du baume du tigre.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommités fleuries

  • Monoterpènes (10%) : alpha- et beta-pinènes (1-4,2 et 1,2-3,5%), (+)-camphène (0,75-1,75%), limonène (1-2%)
  • Sesquiterpènes (<3%) : beta-caryophyllène (0,3-1,7%), beta-bisabolène (0,4-1,6%)
  • Monoterpénols et alcools non terp. (30%) : (-)-linalol (2,5-5,5%), terpinène-1-ol-4, alpha-terpinéol (0,1-2%), bornéol (1-2,5%), lavandulol (0,15-1,5%)
  • Esters terpéniques (<2%) : acétate de linalyle (0,1-1,2%)
  • Oxydes terp. (< 35 %) : 1,8-cinéole (25-38 %), caryophyllène oxyde, cis- et trans-linalol oxydes (tr.-2,5 et 0,1-1,5%)
  • Cétones terp.(<15%) : (+)-camphre (6-16%), carvone (0,1-0,5%)
  • Coumarines (tr.-0,20%) : coumarine, herniarine

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante puissante
  • Anticatarrhale, expectorante +++
  • Anti-infectieuse, bactéricide (surtout staph. doré), viricide +++, fongicide
  • Antalgique
  • Tonique générale, cardiotonique +
  • Cytophylactique +

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HE Anis étoilé

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Indications (VT +) :

  • Dyspepsies, aérophagie, aérocolie, entérocolite spasmodique +++ ;
  • Bronchite asthmatiforme, toux spasmodique ++ ;
  • Oligoménorrhée, (pré) ménopause +++.

Contre-indications : astoses, cancéroses (chez la femme). Bébé, enfant, grossesse.

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[wptab name=’Description’] Famille Illiciacées

On l’appelle également Badianier de Chine

Petit arbre à feuilles persistantes oblongues et à fleurs sphériques développant à maturité des syncarpes en forme d’étoile.

Il a été prétendu que le sud de la Chine et le nord du Vietnam ont été les lieux d’origine. De nos jours, l’existence de la plante à l’état sauvage est inconnue et elle est cultivée sous les tropiques du sud est asiatique.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Fruit

  • Monoterpènes : limonène (5%), alpha et gamma-terpinènes (4%)
  • Phénols méthyl-éthers : chavicol M.E. (0,5-4 %), cis-anéthole (0,15 %), trans-anéthole (88-91 %), trans-isoeugénol M.E. (0,1 %)
  • Aldéhydes : anisaldéhyde (0,9%)

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique +++ ;
  • Tonique-stimulante + ;
  • Oestrogen-like ++.

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Belladone

Son nom botanique vient de celui d’Atropos, la Parque qui coupait le fil de la vie humaine. Les anciens l’utilisaient comme poison, mais aussi comme narcotique et pour composer certains fards. Les belle done vénitiennes usaient de Belladone pour dilater leur pupille et rendre l’œil brillant. Elle était aussi, avec d’autres plantes dangereuses, un des éléments du baume tranquille et de l’onguent populéum. A très petites doses, la plante ne présentait pas de danger, mais elle n’est plus utilisée sous cette forme, puisque la chimie moderne a permis d’en extraire son principe actif, l’atropine, qu’il est bien plus facile d’ordonner sans risque. La Belladone est un analgésique et un antispasmodique qui diminue aussi la plupart des sécrétions. On l’emploie pour lutter contre l’élément douleur de diverses maladies, contre les contractions, surtout celles de l’appareil digestif, contre les sueurs profuses des tuberculeux, etc.
Les Bulgares ont utilisé, sous le nom de « cure bulgare », un vin de racine de Belladone contre la maladie de Parkinson (paralysie agitante, tremblement du vieillard).
Les feuilles sont utilisées en cigarettes contre l’asthme et rendent de grands services dans le traitement de cette maladie (Trousseau, déjà, qualifiait leur action de « quasi miraculeuse »).

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

On l’appelle encore Belle-Dame, ce qui est flatteur, mais aussi Morelle furieuse, Herbe au diable, Empoisonneuse, Cerise empoisonnée, ce qui avertit des propriétés vénéneuses de cette plante.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Analgésique
  • Antispasmodique
  • Antisudorale

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Jasmin

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Ces fleurs sont recommandées par Cazin contre les maux de tête. Très calmantes, elles disposent au sommeil et apaisent la toux spasmodique.
La macération très parfumée des fleurs dans l’huile est excellente en frictions contre les douleurs des paralysies nerveuses.

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[wptab name=’Description’]Famille des Oléacées

Originaire d’Asie, cet arbrisseau est depuis longtemps cultivé en Europe.

On retire du Jasmin un essence au parfum délicieux, très employée en parfumerie.

Parfum : floral, intense, chaud, riche
Action énergétique : yin-yang
Planètes dominantes : Lune, Jupiter

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de fleurs par litre d’eau. Prendre 2 tasses par jour et une le soir au coucher. C’est délicieux.

Externe

Recouvrir les fleurs tassées de 2 fois leur volume d’huile d’olive. N’employer qu’après 1 mois au moins de macération.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmante

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[wptab name=’Soins’]

Influences psychologiques

En Inde, il était consacré à Vishnou et il était utilisé pour sa fragrance dans des bains ou pour produire des huiles parfumées avec lesquelles on oint le corps et les cheveux.
Comme pour toutes les plantes à fleurs blanches, en particulier, le cerisier, le tilleul, l’aubépine et l’oranger, on l’utilisait dans « l’albuthérapie » (du latin albus, blanc), c’est-à-dire dans la thérapie par message avec des fleurs blanches pour obtenir un effet relaxant sur le système nerveux. Les médecines anciennes conseillaient de caresser les fleurs blanches ou de les poser sur la tête pour retrouver de nouvelles énergies et éliminer la fatigue.
Cette essence est efficace en cas de troubles psychosomatiques et de nature émotionnelle, elle est utilisée dans les états dépressifs, améliore le tonus, mettant en œuvre une sorte « d’alchimie psychique » : elle raffermit le caractère, oriente et renforce la volonté, aide à surmonter l’inertie et l’apathie.
Dans ces cas, il est conseillé de l’utiliser dans le bain ou comme parfum, que l’on appliquera sur la peau des tempes ou des poignets, par un léger massage.

Esthétique

Cette plante est précieuse pour le traitement en profondeur de la peau, on peut en effet en enrichir de quelques gouttes des crèmes de beauté pour le visage et le corps, auxquelles elle confère, outre son parfum intense, une action revitalisante, apaisante, antirides et antirougeurs.

Intimité

Du point de vue sexuel, on considère que c’est une essence aphrodisiaque, indiquée en cas de troubles du désir, frigidité et impuissance ayant une cause psychologique car elle détend tout en stimulant la circulation et en augmentant l’afflux sanguin.

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HE Romarin officinal à verbénone

Indications (VT +) :

  • Sinusite +, bronchite ++
  • Insuffisance hépato-biliaire, hépatites virales, entérocolite virale +++, et colibacillaires +, choléra, diabète (adj.)
  • Vaginite avec leucorrhées, bartholinites, régulatrice hypophyso-ovarienne et testiculaire
  • Arythmie, tachycardie
  • Plexus solaire, pelvien et sacré « noués » avec problèmes digestifs ou sexuels à la clef, fatigue et dépression nerveuse

Contre-indications : Sujet hépatique hypersensible, jeune enfant, grossesse (sauf nécessité) (neurotoxique, abortive)

[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées

Parfum : frais, herbacé, balsamique, pénétrant
Action énergétique : yang
Planète dominante : Soleil

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

  • Monoterpènes : alpha-pinène (15-34%), beta-pinène, camphène, myrcène, limonène, alpha-terpinène, terpinolène
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène
  • Monoterpénols : bornéol (tr.-7%)
  • Esters terp. : acétate de bornyle
  • Monoterpénones : verbénone (15-37 %), camphre (1-15 %)
  • Oxydes terp. : 1,8-cinéole (tr.20%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anticatarrhale, mucolipolytique +++, expectorante
  • Anti-infectieuse, bactéricide (+ ou -), viricide
  • Antispasmodique +
  • Equilibrante endocrinienne, régulatrice hypophyso-ovarienne et testiculaire
  • Equilibrante nerveuse (effet inversé en fonction des doses)
  • Cicatrisante

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Le romarin augmente la force spirituelle et contribue au maintien de l’essence intime de l’individu, lorsque celui-ci est soumis à des sollicitations et qu’il se sent faible ou risquant de succomber. Par son action stimulante générale, que ce soit au niveau du cœur, centre vital de l’homme, ou du pôle métabolique représenté par le foie, ou le cortex surrénal, la glande qui régule la capacité d’adaptation et de résistance au stress, le romarin augmente la force et donne un sens d’identité personnelle. Il restaure l’énergie et le désir d’agir. Quelques gouttes d’essence de romarin dans le bain ou sous la douche procurent un coup de fouet, stimulant fortement l’organisme. Par ailleurs, en cas d’hypotention artérielle, de maux de tête, de convalescence, de perte de mémoire ou de chute de la capacité d’apprentissage, ou bien de torpeur, quelques gouttes appliquées en massage sur les tempes, les poignets ou sous les narines tonifient et activent les ressources, éclaircissant les idées.

Intimité

Au niveau sexuel, il a une influence déterminante sur la structure féminine, comme la sarriette, une autre plante appartenant à la famille des labiacées et qui est plus adaptée pour les hommes. Le romarin provoque une augmentation du flux sanguin au niveau du pelvis, exerçant ainsi une action tonifiante sur les organes génitaux. Mais le sang étant porteur de conscience, il renforcera la « présence » dans cette région, rendant la femme plus active dans les cas d’insatisfaction et de faible participation de la partenaire féminine, provoquée par une faiblesse de son ego ou par une agressivité sexuelle excessive de la part de l’homme, qui étouffe la femme d’un point de vue énergétique.

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HE Grande carotte sauvage

Indications (VT +) :

  • Petite insuffisance hépatique ++, abcès hépatique staphylococcique
  • Petite insuffisance rénale, cystites +
  • Eczéma, dartres, furoncle, couperose +
  • Hypotension
  • Dysrégulation thyroïdienne
  • Neurasthénie +

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

[wptab name=’Description’]Famille des Apiacées

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Semences

  • Sesquiterpènes : (-)-beta-bisabolène (7,5%)
  • Alcools sesquiterp. : carotol (70 %)
  • Composés bifonctionnels : alcool-oxydes, daucol (5%)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique stimulante, neurotonique, hypertensive +
  • Dépurative hépato-rénale ++
  • Régénératrice hépatocellulaire +++, hypocholestérolémiante +
  • Anticoagulante légère

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HE Camphrier ou laurier du japon (fe)

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Indications (VT +) :

  • Infections respiratoire, digestive, et génitale (toutes voies) +++
  • Asthénie ++

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques

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[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Le camphrier ou arbre à camphre est un arbre dont on extrait le camphre par distillation de son bois, dit « bois de Ho ».

Son aire d’origine se situe en Chine, à Taïwan et au Japon. Il s’est naturalisé dans les autres continents, et se comporte parfois comme une espèce envahissante.

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[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Alcools monoterp. (env.90 %) : linalol (80-90 %), (-)- terpinène- 1 – ol – 4, citronnellol
  • Alcools sesquiterp. : (-) et (+) – tagetonol, (-)-tr-hortriénol
  • Oxydes : cis- et trans-linalol oxydes, métisyle oxyde
  • Cétones aliph. : méthylvinylcétone, méthylisobutylcétone

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Positivante
  • Anti-infectieuse puissante, antibactérienne, antivirale, et antifongique +++
  • Tonique et stimulante générale ++

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Digitale pourprée

La première mention médicale de la Digitale semble remonter à 1250, sous la plume d’un médecin gallois. Le Bavarois Leonhart Fuchs, en 1542, décrivit la plante et fit allusion aux propriétés thérapeutiques de ses feuilles. Depuis longtemps, la tradition populaire utilisait la Digitale contre l’hydropisie. Mais c’est au médecin anglais William Withering, surnommé le « Linné britannique pour ses connaissances botaniques, que revient le mérite d’avoir le premier exposé précisément les caractéristiques de la plante, dont les feuilles entraient dans un « mélange d’herbes » utilisé en médecine populaire. Il rendit compte exactement, en 1775, de ses propriétés diurétiques. Un peu plus tard, ses vertus tonicardiaques si précieuses furent reconnues.
Jusqu’au XIXème siècle, la Digitale fut administrée sous forme d’extraits totaux de la plante, de poudre, de décoction ou d’infusion de feuilles. Elle entrait dans de multiples préparations officinales, dont les « pilules de Lancereaux » demeurent la plus célèbre.
Enfin en 1868, le Français Nativelle réussit à isoler de la plante son principe actif cristallisé : la digitaline, et, depuis cette découverte capitale, la Digitale est devenue le plus grand médicament tonicardiaque, qu’aucun progrès survenu en cardiologie n’a périmé. Son action ralentit, renforce et régularise les contractions cardiaques. Elle exerce, de plus, une action vaso-constrictive intense sur l’appareil vasculaire périphérique. Elle permet aussi la résorption des œdèmes cardiaques.
La Digitale est une plante toxique dont les principes actifs ne sont absorbés et éliminés que très lentement : l’accumulation de doses successives, capables de provoquer brutalement des effets toxiques, est donc toujours à redouter. C’est pourquoi elle ne peut être administrée que par un médecin, qui est seul juge de son emploi ou de son interdiction et peut évaluer les doses à prescrire.

La Digitale laineuse (Digitalis lanata) est une autre espèce de genre Digitalis, de connaissance plus récente, puisque ce n’est que depuis 1922 que l’attention des savants s’est portée sur elle. Originaire des régions danubiennes et cultivée en Autriche, cette plante ressemble, par son port, à la Digitale pourprée, mais elle est de taille plus réduite, avec des feuilles lancéolées, une corolle plus petite et un calice velu. Elle est, comme la Digitale pourprée, toxique et douée d’activité cardiotonique. En raison de leur toxicité élevée, les glucosides extraits de la Digitale laineuse sont utilisés par périodes courtes et dans certains cas précis d’insuffisance cardiaque.

[wptab name=’Description’] Famille des Scrofulariacées.

Elle porte aussi les noms populaires de Doigtier, Gantelet, les jolis noms de Gant de Notre-Dame, Dé de Bergère, et le nom plus rabelaisien et imagé de Péterelle, car lorsqu’on ferme l’orifice de la fleur, un choc appliqué sur celle-ci déclenche un bruit très fort.

Belle plante élégante et altière, la Digitale élève sa haute tige le long des chemins et dans les bois, en terrains siliceux, et particulièrement dans les Vosges, le Morvan, l’Anjou, la Bretagne. On la rencontre souvent près des sapins. C’est la feuille de cette plante infiniment précieuse qui fournit la digitaline, cette substance grâce à laquelle des millions de cardiaques à travers le monde peuvent vivre mieux et plus longtemps.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Se faisait jadis : on pulvérisait les feuilles séchées, récoltées en avril-mai. Puis, avec un pèse lettre, il fallait peser exactement 40 cg de plantes, qu’on laissait infuser 15 à 20 minutes dans une tasse d’eau bouillante.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Cardiotonique
  • Vasoconstructive

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Beccabunga

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Cette plante a été surtout célébrée par Boerhaave, Forestus, Simon Pauli et Vogel contre le scorbut et les ulcérations scorbutiques. Elle est assez oubliée de nos jours où le scorbut ne sévit plus. On l’emploie encore parfois, en usage externe, contre les hémorroïdes, les dartres et les taches du visage.

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[wptab name=’Description’]Famille des Scrofulariacées.

On l’appelle aussi Véronique aquatique ou Cressonnée.

Cette plante vivace croît au bord des eaux et ce n’est pas sans ressemblance avec le Cresson.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Un verre à raison de 10 à 15 g par litre d’eau ou macération dans du vin, pendant 8 jours, de la même quantité de plante.

Externe

Compresses de plante cuite dans la bière, contre les ulcères scorbutiques et les dartres.
Cataplasme de tiges et feuilles fraîches pilées, contre les hémorroïdes.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique

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