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Joubarbe (grande)

Cazin l’a utilisée comme astringente dans les cas de dysenterie, mais vantait aussi ses qualités antispasmodiques. Reschel la préconisait dans les affections nerveuses résultant de troubles fonctionnels ayant leur siège dans l’utérus.

Elle n’est plus que très rarement utilisée pour l’usage interne. Par contre, elle est très délicieuse pour l’usage externe. Le suc, remède éprouvé contre les cors, justifie bien le nom populaire de la plante, puisque deux ou trois applications suffisent. Les feuilles fraîches broyées sont renommées contre les hémorroïdes, les brûlures, les tumeurs ganglionnaires. La pommade à base de suc fait merveille contre les dartres et les maladies de peau en général.

D’autres espèces de Joubarbe ont aussi des vertus médicinales.

La Joubarbe des vignes (Sedum telephium) est le plus souvent appelée Orpin. C’est une petite plante vivace, aux tiges et feuilles charnues comme une plante grasse, aux fleurs jaunes, et qui croît dans les lieux incultes. On conserve les feuilles dans l’huile dans certaines régions, sous le nom d’Orpin confit : cette macération est un remède populaire contre les coupures, les hémorroïdes, les cors.
La Joubarbe rose (Sedum rhodiola) est une plante des hautes montagnes, à odeur de rose, qu’on utilisait jadis contre les maux de tête et comme astringent.
La Joubarbe âcre (Sedum acer) porte beaucoup de noms populaires : Orpin brûlant, Poivre des murailles, Petite Joubarbe, Pain d’oiseau, et Vermiculaire à cause de ses racines fines et menues.
Elle a, comme les autres Joubarbes, l’aspect d’une plante grasse, une tige peu élevée, des feuilles charnues.
Ses petites fleurs en épi sont jaune d’or. On l’a employée jadis comme émétique et antiépileptique, et en applications sur les gencives atteintes de scorbut. On l’utilise encore parfois en Allemagne en cataplasmes de feuilles pilées sur les articulations déformées par l’arthrite.

[wptab name=’Description’]Famille des Crassulacées

On l’appelle encore Joubarbe des toits, Artichaut sauvage, Herbe aux cors.

Plante vivace, qui croît sur les toits de chaume, les vieux murs de ferme et les ruines, la Joubarbe jeune ressemble à une tête d’Artichaut.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de feuilles par litre d’eau. Prendre 4 tasses par jour. Mais on utilise le plus souvent le suc de la plante fraîchement exprimé, dont on prend une demi-cuillerée à café à la fois dans un peu d’eau sucrée, 3 ou 4 fois par jour.

Externe

On applique le suc 2 fois par jour sur les cors.
Cataplasmes de feuilles broyées que l’on renouvelle 2 fois par jour.
Pommade. Mélanger, à feu très doux, 100 g de suc frais, 100 g de saindoux, 100 g d’huile d’amandes douces. Lorsque l’ensemble est liquéfié et amalgamé, battre au fouet jusqu’à refroidissement complet.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Antispasmodique

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Buchu ou bucco

.

Indications (VT +) :

  • Insuffisance urinaire, lithiase rénale ++
  • Bronchite asthmatiforme +++

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)

.

[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées

Le buchu ou bucco est un petit arbuste originaire d’Afrique du Sud.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Céto-alcools (>12%) : diosphénol (12 – 30 %)
  • Cétones monoterp. (> 60 %) : (+)- menthone (9 %), (-)- isomenthone (35 %)
  • Cétones sulfurées

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Négativante

A faibles doses :

  • stimulante +, stomachique ++

A doses plus élevées :

  • Anticatarrhale +++, mucolytique +++
  • Anti-inflammatoire +
  • Diurétique

[/wptab]

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Poireau

Le Poireau est connu depuis la haute antiquité. Il devait être particulièrement estimé des Egyptiens, puisque le Papyrus des métiers nous apprend que le roi Chéops, constructeur de la fameuse pyramide, récompensa par 100 bottes de Poireaux un médecin habille qui l’avait soulagé d’une affection urinaire. Les Hébreux l’estimaient pour ses propriétés rafraîchissantes et en font mention dans le livre des Nombres.
Booz le donnait comme fortifiant, confit au vinaigre, à ses moissonneurs, chez les Grecs et les Romains, le Poireau était à la fois un légume estimé et un véritable remède. Hippocrate eut le mérite d’établir le premier les nombreuses vertus du Poireau, « qui augmente la diurèse, augmente le lait des nourrices et guérit la phtisie ». Il le recommande aux dames, car son suc « ouvre les matrices fermées », et, « pris comme aliment, il augmente la fécondité des femmes ».
L’action béchique du Poireau était aussi très recherchée. L’empereur Néron en faisait une cure, à l’exclusion de toute autre nourriture, quelques jours par mois, afin d’avoir la plus belle voix lorsqu’il produisait ses roucoulades, à tel point qu’on le surnommait par dérision le « porrophage ». Au Moyen Age, c’est surtout pour cette qualité que le Poireau était prôné par les médecins, qui voyaient en lui le remède « qui modifie et nettoie la canne et le tuyau du poumon ».
De nos jours, le Poireau est un diurétique très populaire utilisé dans les rétentions d’urine, l’hydropisie, la gravelle et la pierre. On emploie le bouillon de Poireau ou la décoction de graines dans du vin blanc, aussi efficaces l’un que l’autre. Il a une salutaire action sur l’intestin, bien utile en cas de constipation. On le recommande de manière générale aux dyspeptiques, aux pléthoriques, aux goutteux, aux lithiasiques et aux constipés chroniques.
Comme au temps de Néron, il est toujours aussi efficace dans les inflammations aigües et chroniques des voies respiratoires, et son sirop fait merveille dans les extinctions de voix, l’enrouement, la toux, les pharyngites et les trachéites.
Pour l’usage externe, le cataplasme de Poireaux, calmant et maturatif, a été la panacée de nos grands-mères contre les furoncles, les doigts blancs, les ulcères suppurants, les gonflements goutteux et articulaires, les angines.
Appliqué chaud sur le bas-ventre, ce cataplasme est même renommé pour favoriser, l’émission d’urine.
Le suc en lotion embellit le visage, dont il supprime rougeurs et boutons. Il calme les douleurs des piqûres d’insectes.
Enfin le jus de Poireau a la réputation d’arrêter les saignements de nez.

[wptab name=’Description’]Famille des liliacées.

Le Poireau est un de nos légumes les plus populaires. Les botanistes le considèrent comme une variété cultivée et améliorée d’Allium ampeloprasum ou Poireau des vignes.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Poireau entre dans le « bouillon de légumes » si apprécié des malades, en compagnie des Carottes, des Navets, des Pommes de terre et de l’Orge mondé. Une autre formule, avec Laitue, Cerfeuil et Oseille, est plus rafraîchissante. Mais le simple bouillon de Poireau, bu comme une tisane, est préférable lorsqu’on recherche un effet diurétique. Boire régulièrement ce bouillon est, paraît-il, une assurance de beauté et un bon moyen d’éviter la vieillesse prématurée de la peau.
En mêlant cette décoction forte et prolongée à son poids de miel, on obtient un sirop très efficace dans les inflammations des voies respiratoires.
Infusions diurétique, 3 g de graines infusées dans un verre de vin blanc bouillant.

Externe

Cataplasmes. Préparés avec des feuilles de Poireau bouillies, ils s’appliquent chauds. Contre les angines, on les fait bouillir dans du vinaigre et on saupoudre de Poivre.
Contre les maux suppurants, on les fait cuire dans du lait.
Lavements laxatifs, à base de décoction de Poireaux. Cette décoction est renommée en eau de rinçage des cheveux bruns : elle leur donne un joli reflet.
L’ancêtre de notre Poireau cultivé, le Poireau des vignes (Allium ampeloprasum), est encore appelé Poireau sauvage, Ail d’Orient. Très commun en Provence, il affectionne les talus et surtout les vignes. Il est très difficile de le déloger du coin qu’il a choisi. Il ressemble plus à l’ail qu’au Poireau, car sa tête renflée porte quelques très petites gousses accrochées. Son goût est bien plus fin que celui du Poireau cultivé et son effet diurétique est prononcé. Les Provençaux, qui sont gens sobres, s’adressent à lui les lendemains de fêtes, afin de se « nettoyer le corps », et prétendent que rien n’est meilleur pour se remettre en forme qu’une belle botte de Poireaux sauvages, assaisonnés d’huile d’olive, et dont on boit le bouillon dans la journée.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Rafraîchissant
  • Fortifiant
  • Béchique
  • Diurétique

[/wptab]
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Marjolaine

Déjà employée comme condiment dans l’Egypte ancienne, elle était aussi au nombre des simples dont les prêtres recevaient l’instruction : ils l’utilisaient contre les migraines et le nervosisme. Elle fut étudiée au XVIIème siècle par le Danois Simon Paulli.

Très bon antispasmodique, elle est toujours utilisée contre la migraine et aussi contre les tics de la face et les mauvaises digestions d’origine nerveuse. Cadéac et Meunier, comme Leclerc, la classe comme plante sédative recommandée pour combattre l’insomnie. En effet, elle abaisse le tonus du sympathique, « freine l’anxiété et rassure le cœur ».

En usage externe, elle a depuis longtemps fait ses preuves contre les douleurs rhumatismales, le torticolis, la sciatique, et ses vapeurs antiseptiques suffisent souvent à chasser le rhume de cerveau.

[wptab name=’Description’]On l’appelle aussi Grand Origan.

Variété cultivée de l’Origan sauvage, la Marjolaine à une tige carrée rougeâtre, de 0,20 à 0,40 m, garnie de feuilles ovales opposées. Ses petites fleurs, blanc rosé, sont disposées en bouquets à l’extrémité des rameaux. Elle répand une forte odeur aromatique qui justifie son emploi en cuisine (pizza, salade de tomates, terrines).

Parfum : chaud, épicé
Action énergétique : yang
Planète dominante : Mercure

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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion 50 g de fleurs et feuille par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et boire 2 ou 3 tasses par jour entre les repas (dont une au coucher en cas d’insomnie). C’est délicieux.

Externe
Huile de Marjolaine. Très renommée, elle s’emploie en friction sur les endroits douloureux. Elle se prépare avec 100 g de plante coupée dans un demi-litre d’huile d’olive. Placer le tout au bain-marie bouillant pendant une heure. Passer. Cette huile est excellente aussi en gouttes nasales contre le rhume.

Certains auteurs préconisent une formule identique, fait avec du beurre à la place de l’huile.

Inhalations
Contre le rhume de cerveau, après avoir fait bouillir de la Marjolaine sur le coin du fourneau.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique
  • Sédative
  • Sympathomimétique
  • Antiseptique

[/wptab]
[wptab name=’Bien-Etre’]

Influences Psychologiques

Agissant surtout sur le système neurovégétatif, elle modifie l’équilibre, atténuant le rôle du système sympathique (activité et réaction), pour accentuer celui du système parasympathique, responsable de la relaxation et du repos. Utilisée pour des massages et des bains, c’est aussi un fortifiant en cas de faiblesse.

Intimité

Ce qui semble en contradiction avec un autre usage que l’on en faisait dans les couvents et les institutions religieuses où l’on exploitait ses propriétés anaphrodisiaques, c’est-à-dire d’inhibition des pulsions sexuelles.

[/wptab]
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HE Ravensare anisé

Indications (VT +) :

  • Aménorrhée et oligoménorrhée +++, règles irrégulières, dysménorrhées, douleurs menstruelles, préménopause, ménopause
  • Dyspepsies, gastralgie, colite spasmodique, entéralgie, aérophagie, météorisme, flatulences, indigestion
  • Dyspnée d’origine nerveuse, asthme, bronchite asthmatiforme, congestion pulmonaire
  • Paralysie, douleurs lombaires, spasmophilie

Contre-indications : Enfant, grossesse ; si surdosage : hémorragie (intestin…)

[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées

Le Ravensara est un genre d’arbre et d’arbustes appartenant à la famille des lauriers.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse

  • Sesquiterpènes : divers
  • Sesquiterpénoïdes : divers
  • Phénols méthyl-éthers : anéthole, chavicol M.E

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Oestrogen-like +++, emménagogue, facilite la délivrance, galactogène (augmente substantiellement la sécrétion lactée)
  • Antispasmodique neuromusculaire, modificatrice réflexe du SNC et de la moelle épinière d’où résolution musculaire et analgésie ; stupéfiante légère, antalgique
  • Carminative ++, stomachique, tonique et apéritive (augmentation légère des sécrétions digestives)
  • Cholagogue, cholérétique
  • Tonique et stimulante (à faible dose) : cardiotonique, tonique respiratoire

[/wptab]
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HE Melaleuca à feuilles pentavernes à nérolidol

Indications (VT +) :

  • Petites insuffisances hépatique et pancréatique, hépatites virales, digestion lente, ulcère, entérocolite parasitaire
  • Polyarthrite rhumatoïde ++, arthrose
  • Sinusite
  • Zona, eczéma surinfecté
  • Paludisme
  • Hypertension artérielle
  • Asthénie +++

Contre-indications : Prudence chez la femme

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles

  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène, aromadendrène, allo-aromadendrène, alpha-humulène, delta-cadinène
  • Alcools monoterp. : linalol (3,2%), alpha-terpinéol (2,2%)
  • Alcools sesquiterp. : (+)-transnérolidol, (81-82 %), viridiflorol, farnésols I et II (0,15 % et 0,20 %)
  • Oxydes terp. : 1,8-cinéole (tr.)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Hormon-like (action sur l’axe hypophyso-testiculaire, aphrodisiaque, et action sur l’axe hypophyso-cortico-surrénalien, aug. Du tonus) +++
  • Anti-inflammatoire (muqueuses respiratoires et urogénitales)
  • Tonique digestive, neurotonique (équilibrante du SN sympathique)
  • Antihypertensive
  • Anti-infectieuse très variable, antibactérienne (staph. doré), antivirale, antiparasitaire (amibe, ténia, plasmod.)

[/wptab]
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HE Armoise herbe blanche à davanone

Indications (VT +) :

  • Cancers (certains) ( ?)
  • Bronchite chronique ++

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).

.

.

[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées

L’armoise herbe blanche est une espèce de plantes steppiques du genre Artemisia (Armoises).

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie

  • Sesquiterpénones : davanone (40-55 %)
  • Lactones Sesquiterp.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antitumorale ( ?)
  • Anticatarrhale, mucolytique ++

[/wptab]
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Pomme de terre

Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.[wptab name=’Description’]

Familles des Solanacées.

La populaire « Parmentière », notre légume national se passe de description. Elle nous est venue du Nouveau Monde et il semble que sa première description ait été faite par Pedro de Cieza, compagnon de Pizarre, qui, lors de la conquête du Pérou vers 1538, fit connaissance de ce tubercule, base de l’alimentation des Incas, sous le nom de « Papas ». Il fit part de ses observations en 4550 et les conquérants Espagnols transportèrent alors la Pomme de terre en e Europe, où celle-ci s’introduisit peu à peu.
Mais la gloire de la première description scientifique revient au botaniste arrageois Charles de Lécluse, dit Clusius, qui reçut en 1588 à Vienne, où il séjournait à l’époque deux tubercules, accompagnés d’un dessin colorié de la pomme de terre. Clusius les goûta, leur trouva « une saveur aussi agréable que celle des Navets ». Et en fit la description détaillée dans son Rariorum plantarum historia, imprimé à Anvers en 1601. Il contribua ensuite à répandre la Pomme de terre en Allemagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Les innombrables recettes à base de Pomme de terre sont plus au domaine culinaire que du domaine médical.
Avoir soin d’éliminer les jeunes pousses de Pomme de terre germées, qui contiennent une substance toxique : la solanine.
Décoction. De 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, contre la toux (mais il semble que cette tisane ne soit plus employée actuellement).

Externe

Cataplasme de Pomme de terre râpée crue contre les brûlures ou les coups se soleil. Cuite et chaude, elle peut faire des cataplasmes maturatifs et calmants contre les panaris et les contusions.
La fécule de Pomme de terre, saupoudrée sur la peau, calme les irritations. On peut aussi en confectionner des cataplasmes chauds en préparant une épaisse bouillie que l’on maintient entre deux linges.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmante
  • Diurétique
  • Antiscorbutique

[/wptab]
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Cannelle de Ceylan

Comme le Poivre, la Cannelle est utilisée de temps immémoriaux, puisqu’elle est déjà mentionnée en Chine 2 700 ans av. J-C. Elle était d’ailleurs tellement en honneur dans ce pays qu’aucun médecin chinois n’aurait délivré une ordonnance sans Cannelle. Dans ses Recettes du coffret d’or, Tchang King, l’Hippocrate chinois, nous révèle qu’il l’utilisait dans les affections respiratoires. Les Arabes l’employaient comme condiment et comme drogue médicinale destinée à hâter la digestion. Au Moyen Age, c’était aussi un stimulant stomacal et, pour Albert le Grand, “elle calme la toux et fortifie le foie”. A la Renaissance, si elle entre dans beaucoup de préparations culinaires, dont “la saulce chaude, la cameline et le “saupiquet” du célèbre Taillevent, elle n’en est pas moins jugée digne de lutter contre la peste, comme nous l’apprend le “Traité de la peste” de l’apothicaire Guillaume Busnel.
Au XVIIIème siècle, sa faveur et si grande qu’elle entre dans la plupart des préparations alors en honneur, tels le diascordium de Fracastor, le laudanum, l’élixir de Garus.

De nos jours, on admet les propriétés stimulantes certaines de la Cannelle sur les systèmes respiratoire et circulatoire. Elle augmente aussi la sécrétion du suc gastrique et stimule l’ensemble des fonctions digestives.
Tonifiante, elle est bonne pour les convalescents, les gens fatigués ou manquant d’appétit, et on la recommande particulièrement dans les asthénies post-grippales. D’ailleurs, la Cannelle est aussi un excellent préservatif de la grippe et des refroidissements. Le vin chaud à la Cannelle n’est-il pas la panacée antigrippe familiale par excellence ? Ce vin possède des propriétés toniques et stimulantes incontestables et procure une accélération du cœur et de la respiration. Ces qualités sont d’ailleurs utilisées en pharmacie dans la “potion de Todd” et le “vin de Cannelle composé”, qu’on distribuait autrefois si généreusement dans les hôpitaux. Enfin, la Cannelle a une réputation sans doute méritée d’être aphrodisiaque, et le vin obtenu par macération de 60 g de Cannelle et 30 g de vanille dans 1 l de frontignan a grande renommée.

[wptab name=’Description’]x

La meilleure Canelle nous arrive de Ceylan ; celles de Chine, de Guyane, de Java sont moins réputées.

C’est l’écorce desséchée d’un arbrisseau de la famille des Lauriers.

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[wptab name=’Utilisation’]

voir les différentes HE de Cannelier

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Stimulante
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Beauté / Bien-Être’]

Intimité

Pour les Orientaux, elle communique de la force et de l’énergie et elle est utile en cas de diminution de la vigueur sexuelle et de frigidité. On peut l’utiliser soit comme épice, soit sous forme d’essence pour des massages et des bains stimulants.

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]

HE Pin maritime

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Indications (VT +) :

  • Sinusite, bronchite
  • Désinfection des locaux +++

Contre-indications : Aucune connue (usage très modéré par voie interne)

.

[wptab name=’Description’]Famille des Abiétacées

On l’appelle également : pin des Landes, pin de Corte ou pin mésogéen

Cet arbre apprécie une exposition en plein soleil, dans un sol ordinaire mais toujours non calcaire. Il présente par contre une bonne adaptation aux sols acides et pauvres (podzols, sables dunaires), voire à l’hydromorphie (pour les individus de provenance aquitaine); il préfère les sols profonds, bien drainés, sur lesquels la croissance est plus rapide. Ses habitats types en France sont les bois méditerranéens sempervirents, les landes de Gascogne, et les zones sableuses en général.

[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Aiguilles

  • Monoterpènes : alpha- et beta-pinènes (major.), delta-3-carène, terpinolène
  • Sesquiterpènes : beta-caryophyllène, (-)-longifolène
  • Monoterpénols : bornéol

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiseptique +++

[/wptab]
[end_wptabset skin=”pepper_grinder” location=”top” width=”400 px” onhover=”1″ ]